Ce livre raconte une histoire oubliée. Celle d'une étonnante modernité qui s'est propagée à Montréal au début du XXe siècle. Des spectacles amalgamant revues d'actualité, épisodes de films d'aventures américains, sketchs, chansons, parodies et monologues faisaient le bonheur du public venu se distraire, même le dimanche ! Sur scène et à côté de l'écran, c'est la langue de la rue et des manufactures qui se faisait entendre. Auteurs, comédiens, chanteurs et bonimenteurs contribuaient, soir après soir, à construire une culture canadienne-française moderne et audacieuse, voire irrévérencieuse, fortement éloignée du nationalisme catholique associé au terroir. Sous le couvert de la comédie, on se permettait d'aborder des sujets comme l'adultère, la vie amoureuse et la transformation des modes de vie, on critiquait la censure et la prohibition, on riait de l'incompétence et de la corruption des élus. Un homme en particulier est associé au développement de cette culture populaire urbaine et moderne, réprouvée par le clergé et l'élite conservatrice : Alexandre Silvio. Cet énergique personnage, qui s'est d'abord fait connaître comme bonimenteur de vues animées, est devenu l'un des principaux directeurs de théâtre à Montréal dans les années 1920. De nombreux dialogues et paroles de chansons de l'époque illustrent chacune des parties de ce livre. Ces textes savoureux et ces personnages extravagants, oubliés pendant près d'un siècle et ayant miraculeusement survécu au passage du temps, retrouvent ici une nouvelle vie. Pour notre plus grand plaisir !
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
299
Date de parution
19/04/2012
Poids
476g
Largeur
152mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782760622098
Titre
Le diable en ville. Alexandre Silvio et l'émergence de la modernité populaire au Québec
Lacasse Germain ; Bouchard Vincent ; Scheppler Gwe
Cet ouvrage revisite un siècle de cinéma à la lumière des pratiques héritées de la tradition orale. Celles-ci se sont emparées très tôt du Septième Art : bonimenteurs, chanteurs, comédiens emplissaient les salles et faisaient le bonheur des spectateurs d'un cinéma soi-disant " muet ", comme le démontrent notamment Thierry Lecointe et Martin Barnier. Mais une autre surprise attend le lecteur : alors que ces pratiques auraient dû s'évanouir avec le cinéma parlant, elles ont perduré sous diverses formes tout au long du vingtième siècle. On découvre ainsi, notamment grâce aux contributions de Roger Odin et Lise Gantheret, qu'à l'ombre des Ciné-Palaces et autres Ciné-Odéons se sont développés des Ciné-Forums, des Ciné-clubs, des Ciné-Éducatifs, dans lesquels les spectateurs continuaient à prendre la parole, sous la forme de discussions, conférences, prêches, leçons etc. Ces formules, nombreuses et bien organisées, démontrent que l'oralité avait sa place dans le cinéma parlant. Mais cela va plus loin encore, car ce phénomène de réappropriation du cinéma par la tradition orale est allé jusqu'à investir le langage cinématographique lui-même. Il suffit de lire les textes d'Alain Boillat ou Martin Goutte pour, s'en convaincre : pour ceux qui savent où les chercher, les traces du bonimenteur sont bien visibles tout autant qu'audibles. Cet ouvrage n'est évidemment pas exhaustif. Mais l'aperçu qu'il donne ouvre des perspectives passionnantes : au cinéma, la tradition orale n'a pas dit son dernier mot !
Depuis quelques semaines, un nouveau phénomène occupe les habitants de Pontypandy : un jeu vidéo ! Attraper le plus d'insectes extraterrestres pourrait permettre aux enfants de devenir champions. Pour gagner, ils sont prêts à tout, quitte à se mettre en danger. Vite, Sam, il faut les aider !
Aujourd'hui, Nicolas a une nouvelle idée : réaliser un incroyable film magique ! Avec l'aide de ses amis, ils vont créer de superbes effets spéciaux... Mais la magie tourne vite à la catastrophe ! Sam et les pompiers vont devoir faire vite pour aider les enfants. Et... Action !
Les débats sur l'utilité des organisations internationales pendant la pandémie de COVID-19 ou la guerre en Ukraine illustrent le poids des attentes qui reposent sur ces institutions, malgré leur affirmation de ne pas intervenir dans le champ politique. Cet ouvrage prend cette revendication au sérieux et étudie la manière dont ces organisations s'efforcent de "dépolitiser le monde". S'appuyant sur divers cas d'étude, de la gestion de la crise environnementale à la réforme du Conseil de sécurité de l'ONU, les autrices analysent de façon précise les pratiques d'expertise, les prétentions à la neutralité et le jeu sur la temporalité des négociations qui mènent à la dépolitisation. Elles mettent au jour trois grandes logiques qui la sous-tendent : le pragmatisme, les stratégies de légitimation et les tactiques d'évitement de la responsabilité. Tout en éclairant la complexité et la crise de légitimité du multilatéralisme contemporain, elles montrent en définitive qu'il est impossible de réduire ces organisations à de simples mécanismes apolitiques établis uniquement pour faciliter la coopération internationale.
Depuis plus de 75 ans, le cinéma nous met en garde contre les armes nucléaires. Tous ces cauchemars sur pellicule expriment symboliquement la pire angoisse qui hante notre imaginaire collectif : l'anéantissement du monde tel qu'on le connaît. A travers un découpage historique et thématique, cet essai analyse plus de 40 oeuvres cinématographiques en mettant l'accent sur les appréhensions générées par la puissance nucléaire. L'étude se penche donc sur l'évolution des doctrines stratégiques nationales ainsi que sur les perceptions qui en découlent. En se prêtant à une lecture allégorique ou sociologique, ces films jettent un éclairage révélateur sur la place qu'occupe le cinéma dans notre représentation des grands enjeux militaropolitiques depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Dans ce livre au style très personnel, Jacynthe Tremblay relate la manière dont sa vie a été profondément marquée par sa rencontre avec le philosophe japonais Nishida Kitarõ (187o-1945) au fil de son histoire quotidienne longue de deux décennies au Japon et en Chine. On y retrouvera des détails de la vie du philosophe, des exemptes tirés de la culture japonaise ou encore des réflexions sur la musique de Bach, qui forment un cadre cohérent pour appréhender la pensée nishidienne. C'est ainsi que l'on pourra comprendre les concepts, déterminants, du "lieu" et de l'"altérité absolue", qui ont pour fonction de montrer comment l'être humain - dégagé d'une subjectivité autocentrée - peut entrer en relation avec les autres. Ainsi abordée, la philosophie de Nishida, selon l'interprétation simple mais très audacieuse qu'en fait l'auteur, devient accessible à tous et rejoint la densité de la vie.