François Augiéras. L'Homme solitaire et la voie du Réel
Lacadée Philippe
MICHELE
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EAN :9782815600231
François Augièras était un écrivain et un peintre primitif, né à Rochester aux Etats-Unis et décédé en Dordogne à l'age de 46 ans (1925-1971) . Il voulait accéder au réel, au monde d'avant nous les êtres humains dits civilisés venus pervertir cet accès au réel de ce monde. Ainsi ce réel prit-il la figure de l'Autre comme l'Univers-divin auquel il dédia, au-delà de son amour, la jouissance de son être. Pour atteindre ce monde, il voulait s'extraire de la lumière grise de l'Europe, incarnée par Paris qu'il détesta dès son enfance, pour atteindre une lumière d'une lucidité transcendantale. Il décida de s'absenter du monde des humains, se réfugia dans le désert d'El Goléa, inspiration de son livre remarqué "Le vieillard et l'enfant" puis en fin de vie dans sa grotte de Domme où il écrivit "Domme ou l'essai d'occupation". Cette Clarté de la Lumière Primordiale, il la rencontra par la voie de l'éveil et de l'absence de soi. Tout comme le rocher qui le fascinait tant, il lui fallait atteindre une immobilité de pierre pour pouvoir écouter, en lui l'homme solitaire, le silence. Cette immutabilité de la roche est celle qu'il ne cessait d'embrasser dans cette expérience de Domme, afin d'y trouver son énergie. C'est en ce lieu-là qu'il décida de conclure sa transformation. Il cherchait en lui -comme en témoigne son "uvre-vie" - la voie du réel de son instinct vital débarrassé de toute prise du parasitage de la langue de la civilisation contemporaine qu'il rejetait. Sa quête du Dieu-Univers est liée à cette énergie sans mesure qui l'impliqua jusqu'à vouloir être cet Homme Nouveau du Plan divin, qu'il devait faire naître de sa grotte. Il présentera non sans ironie ce qu'était sa vie " je suis un malheureux en hospice qui, pour compenser sa condition misérable, son rejet hors d'une société qui ne veut pas de lui, s'est "amusé" à inventer à lui tout seul une civilisation inconnue". Alors il écrit " bien sûr cela retiendra l'attention d'un psychiatre, mais non pas celle des autorités: je n'en demande pas davantage". Voilà ce qui a retenu mon attention de psychanalyste qui suivant l'indication de Jacques Lacan à propos de l'uvre de Duras, n'a pas eu dans ce livre à faire le psychologue mais à saisir en quoi l'artiste ou l'écrivain précède la psychanalyse. "J'ai souhaité être le passeur de" l'uvre-vie" de cet artiste si libre et si singulier qui s'est hissé depuis son fameux lit de fer pour se faire cet artiste-délinquant dénudant de par ses écrits le réel auquel il avait affaire".Ph.Lacadée
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Nombre de pages
265
Date de parution
09/06/2016
Poids
346g
Largeur
140mm
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EAN
9782815600231
Titre
François Augiéras. L'Homme solitaire et la voie du Réel
Auteur
Lacadée Philippe
Editeur
MICHELE
Largeur
140
Poids
346
Date de parution
20160609
Nombre de pages
265,00 €
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Résumé : Ce livre propose une critique de la réduction du langage à la simple communication et du postulat de celle-ci qui, au nom d'un parler vrai, prétend dire ce qu'il en serait du réel. Vie éprise de parole cherche à faire valoir le pouvoir d'évocation ou d'invocation de la langue. Qu'est-ce que parler veut dire ? Y a-t-il un apprentissage de la langue ? Que nous apprennent Les Mots de Jean-Paul Sartre ou les Variations sauvages de la pianiste Hélène Grimaud ? Quelles sont pour les enfants et les adolescents les répercussions de l'envahissement des objets gadgets dans leur rapport au langage et à la présence de l'Autre ? Plutôt que d'être nostalgique, comment faut-il savoir y faire avec cette modernité ironique qui met en question le savoir de l'Autre ? Il s'agira de trouver comment dire à la fois oui et non aux usages immodérés de ces objets gadgets et de proposer un nouvel éclairage de l'usage fréquent des insultes dans le discours courant. Jacques Lacan faisait de l'insulte le début de la grande poésie, ouvrant une voie que ce livre cherche à explorer. Des divers fragments de vie présentés ici comme des témoignages de cures analytiques, ou des récits de vie extraits de publications, nous pouvons déduire qu'au XXIe siècle, malgré un certain désordre du symbolique, la langue reste vivante pour autant qu'à chaque instant le sujet la crée.
J'ai deux écoles de la vie : l'école des études, pour soi-même, et l'école de la vraie vie", explique un élève à sa professeure. Pour lui, la vraie vie, c'est le jeu de la vie. Mais pas à l'école. Tant d'élèves, tant de professeurs, pensent que "la vraie vie est ailleurs !". L'école doit inventer aujourd'hui les lieux et les liens pour rendre les élèves plus présents, plus attentifs au savoir vivant que les enseignants leur transmettent, plus responsables devant la vie qu'ils ont à construire. Comment faire classe afin que les élèves s'y sentent accueillis dans leurs dires et consentent, peu à peu, à abandonner cette position de repli sur soi pour s'ouvrir à la vie de l'esprit ? Soutenir ce pari exige de savoir dire "oui" au sujet qui s'exprime tout en disant "non" à ce qui le déborde, à ce qui peut le pousser à des extrêmes, voire jusqu'au refus scolaire. C'est ce savoir-y-faire-là que nous transmettent ici des enseignants, avec l'éclairage de la psychanalyse, dans la mesure où ils s'interrogent sur la vie du langage, le savoir de l'enfant, le désir des pédagogues et la fonction que tient dans l'éducation le désir de l'Autre. Paner sur les impasses, la dimension pulsionnelle de la satisfaction et de la jouissance permet d'entrevoir des éclaircies dans l'impossible d'éduquer.
Cet ouvrage s'inspire de l'acte d'écriture de Rimbaud qui, à la fin du XIXe siècle, prit la plume pour dire ce que de l'adolescence il pensait être banal. Toutes ces choses de l'adolescence, le poète, de sa position d'exception qui fut la sienne, su mieux qu'aucun autre en saisir le moment qu'il qualifia de révolte logique tout en témoignant que cela l'avait conduit dans une position d'exil, d'abord de son enfance puis de sa langue maternelle, l'amenant à y ressentir ses souffrances modernes, puis à quitter cette langue occidentale qui l'ennuyait pour trouver le repos dans sa pensée. Ce lieu de l'exil de l'enfance, il le nomma printemps - cet éveil du printemps revisité par Lacan. Voilà pourquoi Rimbaud incarne le poète adolescent mais aussi l'adolescence de la langue. Ainsi Rimbaud a-t-il précédé le psychanalyste en venant éclairer si bien l'adolescence pour nous qui cherchons le fil paradoxal de cette révolte logique. Philippe Lacadée est médecin psychiatre, psychanalyste, membre de l'école de la cause freudienne, de l'association mondiale de psychanalyse et de la New Lacanienne School. Il est l'auteur de très nombreux ouvrages consacrés à l'enfance et à l'adolescence, à la psychanalyse et à l'école, mais aussi à Robert Walser, François Augiéras et à présent Arthur Rimbaud.
Milner Jean-Claude ; Zizek Slavoj ; Lucchelli Juan
Résumé : Guerre des sexes, émancipation des femmes, contestation de l'hégémonie hétérosexuelle, mariage gay, LGBT, l'éclatement du sexuel semble illimité en même temps que des nouvelles transformations identificatoires cherchent à s'imposer, ce qui confirme que la sexualité ne peut être que normative. Mais toute norme contient ses propres lois restrictives de telle sorte que le malaise est la règle. Aussi, ce qui semble nouveau porte surtout la trace de l'ancien qu'il essaye de surmonter. Dans le mariage homosexuel, pour ne prendre que cet exemple, c'est le mot mariage qui l'emporte et contre lequel on s'insurge : non pas contre le fait qu'il y a des homosexuels, mais bien plutôt qu'ils puissent se marier. Mais le point essentiel est le suivant : même si l'on adhère à une théorie innée de la différence sexuelle ou, au contraire, on la considère comme l'arbitraire même, comment se fait-il qu'il y ait toujours malaise dans les normes sexuelles ? Pourquoi le rapport entre les sexes ou, plutôt, le rapport au sexuel est toujours déséquilibré ? Jean-Claude Milner, Slavoj Zizek et Juan Pablo Lucchelli développent ces questions depuis des champs divers et ne craignent pas d'aborder des sujets qui fâchent et divisent l'opinion. Ils introduiront des balises et des trous d'airs dans les sexualités. Ils tenteront ainsi de suivre les conseils d'un James Joyce : si nous ne pouvons pas changer le pays, changeons au moins de conversation.
L'objet a est sans aucun doute le concept le plus original de l'oeuvre de Lacan. Paradoxalement, peu d'ouvrages traitent de manière directe de ce point précis de la théorie et de la pratique lacaniennes. Voici donc l'un des premiers livres consacrés à cette invention lacanienne qui, à certains égards, condense à lui tout seul, tel l'Aleph de Borges, la pensée et l'originalité de Lacan. Le livre que nous allons lire présente de manière progressive les outils conceptuels de l'oeuvre du psychanalyste français, en suivant l'émergence de " l'objet des objets ", comme le désigne son inventeur. Cette notion, qui apparaît aussi comme une nécessité théorique, est déjà en germe dans les premiers séminaires du psychanalyste, avec l'hypothèse de la prééminence du symbolique, et on peut en suivre le développement dans les textes qui traitent de la cure analytique, et jusque dans le dernier enseignement de Lacan. Un tel parcours remet en lumière la portée de la révolution freudienne qui depuis plus d'un siècle conduit l'homme moderne dans les méandres de son rapport aliéné au désir, mais aussi lui ouvre les voies de son devenir possible en tant que sujet.
Ce roman intense, présenté sous la forme d'un journal, est une exploration de la société égyptienne contemporaine où se mêlent portraits acerbes et touchants, réflexions personnelles, traits d'humour et poésies. Le rôle d'enseignant au sein d'un organisme humanitaire à Alexandrie endossé par le narrateur s'avère un poste d'observation privilégié lui permettant d'appréhender cette société sous l'angle atypique de la minorité copte - les premiers chrétiens d'Égypte. Ce roman illustre l'évolution personnelle d'un homme à travers ses questionnements existentiels, ses désirs inassouvis, ses interrogations sur le sens de sa vie et de sa foi. Au récit quotidien qu'il fait de son expérience se noue très rapidement un dialogue amoureux qui se révèle assez puissant pour le faire douter du bien-fondé de son affectation et, peut-être, renoncer d'aller au terme de son contrat...