
Purs décors ? Arts de l'Islam, regards du XIXe siècle, Collections des Arts Décoratifs
Les collections d'arts de l'Islam aux Arts Décoratifs offrent un panorama à peu près exhaustif de l'histoire de ces arts, à la fois géographiquement et chronologiquement, avec des ensembles qui figurent parfois parmi les plus remarquables du monde. Par ailleurs, elles sont éminemment révélatrices de l'histoire du goût occidental: rassemblées et exposées dès la seconde moitié du XIXe siècle, grâce à l'activité militante d'amateurs passionnés, elles ont exercé une influence déterminante sur les arts décoratifs contemporains comme sur les premiers essais d'histoire de l'art dans le domaine islamique.Ce Livre présente plus de trois cents ?uvres parmi les plus belles des collections des Arts Décoratifs: métaux ayyoubides et mamelouks, soieries de l'Espagne nasride, céramiques d'Iznik, céramiques safavides kubatchas, tapis ottomans, safavides et moghols... Ces ?uvres - et des centaines d'autres - seront déposées au musée du Louvre afin d'enrichir la future présentation de son département des Arts de l'Islam. Elles sont ici rapprochées de recueils d'ornementset d'objets européens qu'elles ont inspirés: céramiques, papiers peints, tentures, verres émaillés..., également tirés des collections des Arts Décoratifs. Autant de séries exceptionnelles qui, par leur beauté et par leur exemplarité, permettent de poser la question de l'invention occidentale de La notion d'art islamique et de son impact sur les représentations collectives. Grâce aux contributions de spécialistes français et étrangers, L'idée de décor dans l'art islamique est confrontée à celle d'art décoratif en Occident, le cadre historique lié à ta colonisation est analysé et le débat est ouvert sur les relations dialectiques entre orientalisme et modernité.
| EAN | 9782916914022 |
|---|---|
| Titre | Purs décors ? Arts de l'Islam, regards du XIXe siècle, Collections des Arts Décoratifs |
| Auteur | Labrusse Rémi ; Makariou Sophie ; Possémé Evelyne |
| Editeur | UCAD |
| Largeur | 217 |
| Poids | 1730 |
| Date de parution | 20071010 |
| Nombre de pages | 359,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Préhistoire. L'envers du temps
Labrusse RémiLa " préhistoire " est une idée moderne : elle s'installe dans les représentations occidentales à la fin du XVIIIe siècle et est nommée comme telle à partir des années 1840. Depuis ce temps, elle désigne des réalités apparemment très hétérogènes, dans notre imaginaire collectif : celles d'une terre vivante sans les hommes ; d'un temps long de l'espèce humaine elle-même ou plutôt des espèces humaines ; enfin, de cultures multimillénaires, opaques, illisibles mais plus que jamais présentes, grâce aux innombrables témoins matériels que nous en accumulons. Qu'est-ce qui relie ces représentations ? En quoi leur surgissement correspond-il à des besoins, à des attentes spécifiquement modernes ? C'est la question directrice qui anime ce livre. Les éléments de réponse convergent tous vers l'hypothèse qu'un rapport au temps radicalement nouveau s'est mis en place depuis la Révolution scientifique, technique et industrielle du XVIIIe siècle - ce " sombre abîme du temps " qui s'est ouvert dans nos consciences et dont Buffon fut un des premiers à mesurer non pas la profondeur exacte mais l'infini pouvoir d'ébranlement de notre identité d'humains. Ainsi, c'est moins la modernité qui définit la " préhistoire " que l'inverse : la " préhistoire " , en tant qu'idée - mélange de concepts, d'observations et de fantasmes -, contribue à révéler la modernité en ses tréfonds. A révéler, autrement dit, notre vécu d'êtres en crise, rassemblant en un seul geste tragique la quête des commencements et l'appréhension de la fin. Pourquoi l'envers du temps ? Parce que, dans cette situation critique, l'idée de préhistoire retourne comme un gant notre expérience du temps. En nous faisant plonger en lui comme dans un gouffre, elle met sens dessus dessous ses différentes dimensions : passé, présent, futur - sous la lumière noire d'une possible fin des mondes humains. Dans son ensemble, la réflexion menée dans ce livre emprunte à la science préhistorienne proprement dite, à l'anthropologie, à la philosophie et à l'histoire des représentations. Mais elle fait aussi la part belle à l'histoire de l'art, pour une raison fondamentale : c'est qu'en se laissant bouleverser par l'idée de préhistoire, un certain nombre d'artistes majeurs ont contribué décisivement à modeler nos façons d'habiter cette pensée ; d'autres continuent à le faire aujourd'hui. Les incertitudes irréductibles du discours scientifique sur la préhistoire laissent automatiquement le champ libre à la création poétique, conceptuelle et plastique. Parmi beaucoup d'autres, Cézanne, Miró, Giacometti, Smithson, autant que Cuvier, Darwin, Proust, Heidegger ou Leroi-Gourhan sont donc les messagers de notre présent préhistorique.EpuiséVOIR PRODUIT43,35 € -

MATISSE. La condition de l'image
Labrusse RémiDeux approches successives pour relire l'oeuvre de Matisse et en proposer une interprétation. Dans un premier mouvement, c'est la vie du peintre qui est traversée, discontinûment, en partant de moments où se sont formés des noeuds de signification, souvent conflictuels et toujours mus par une inquiétude qui a permis à la tension créatrice de se reformuler. De ce cheminement biographique et, plus particulièrement, du témoignage de documents d'archives, ressort la genèse d'un incessant travail : celui par lequel le peintre a voulu instaurer un nouveau régime (comme on le dit d'un moteur) du rapport à l'image, en sapant les fondements de ce qu'avait conçu et vécu l'Occident depuis la Renaissance ; en refusant d'assumer la prétention des images à dire le monde et à s'inscrire par là dans une hiérarchie des essences ; en préférant s'appuyer sur l'aptitude de toute activité plastique à susciter et démultiplier les rapports. Ce que dit l'idée de décoration, formidablement ambitieuse dans son humilité. Par la seconde approche, plus brève, l'oeuvre n'est pas abordée dans leur genèse mais dans leur actualité : y voir, y entendre résonner ce qui l'anime et la rend animante, ce qui la met en mouvement et ce qui y met en mouvement le regard. [...] D'un même et paradoxal élan, il construit et déconstruit, affirme et met en question, et cette double polarité est aussi ce qui déchire mais structure, replie mais déploie, libère la matière de ce qu'il fait." Rémi Labrusse.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER30,70 € -

Miro. Un feu dans les ruines
Labrusse RémiL'oeuvre de Miró (1893-1983) a pris feu dans les ruines de la tradition de la représentation en Occident. Comment comprendre l'extraordinaire énergie créatrice qui s'est déployée entre ses débuts en Catalogne, son premier séjour à Paris en 1920 et la Seconde Guerre mondiale ? Au cours de cette période d'intense recherche mûrissent et s'élaborent les ferments d'une pensée qui irriguera l'oeuvre de l'artiste jusqu'en ses ultimes prolongements. Une première approche consiste à replacer l'artiste dans le vaste contexte des poétiques du mythe, contemporaines de son oeuvre. Que Miró ait voulu parer ses créations de feux mythiques signifie qu'en sympathie avec le surréalisme et avec d'autres sensibilités proches (celles, en particulier, d'André Masson, de Michel Leiris et de Georges Bataille), il a été saisi par le désir de faire résonner, dans l'édifice brisé des formes de la représentation, la vibration éclatante des origines. Miró a passionnément participé à cet exhaussement d'un socle que la désagrégation de la culture classique européenne allait mettre au jour, par grandes concrétions d'images sauvages, irriguées d'une violence archaïque, secouées d'un rire métaphysique. Tous les récits, tous les objets venus d'horizons non européens ont été compris dans cette lumière, celle d'un nouveau savoir émergeant des ruines, et encourageant à accroître la destruction pour se parfaire. C'est ainsi que le jeune peintre s'est rendu célèbre en voulant de tout son être, disait-il, " assassiner la peinture " . Une autre voix, cependant, n'a pas cessé de se faire entendre en lui. Redevable à l'expérience solitaire de la campagne, au repliement méditatif, dans les champs de sa ferme de Montroig, cette voix ignorait les débats tempétueux de l'art contemporain et les rêveries primitivistes. Elle encouragea l'artiste à distendre le réseau des représentations pour remonter vers un sentiment de la vie intérieure irréductible à toute image. Il s'agissait donc de rendre les images, dans leur fragilité, dans leur ruine, réceptives à une résonance invisible, celle de la pure subjectivité. Entre ces deux postulations - le mythe collectif et la vie intérieure -, l'oeuvre a maintenu pendant un peu plus de deux décennies une tension, souvent portée à un point extrême d'incandescence, qui a fait sa singulière grandeur et sa gravité. Publié pour la première fois en 2004, ce texte essentiel dans l'historiographie du peintre a été mis à jour par Rémi Labrusse à l'occasion de l'exposition que le Grand Palais consacre à Miró à l'automne 2018.EpuiséVOIR PRODUIT28,05 € -

Bonnard, quand il dessine. Suivi de Bonnard, Mallarmé
Labrusse RémiSur commande en 4-6 joursCOMMANDER10,50 €
Du même éditeur
-

Henry Cros. 1840-1907. Sculpteur et dessinateur
Olivié Jean-Luc ; Huth Johannes ; Macel ChristineMonographie sur l'artiste Henry CrosSur commande en 4-6 joursCOMMANDER32,00 € -

La naissance des grands magasins. 1852-1925. Mode, design, jouets, publicité
Gastaut AmélieA partir de 1850, en France, le contexte de prospérité économique est propice au développement d'un nouveau concept qui jette les bases du commerce moderne et de la société de consommation : les grands magasins. A leur tête, de grands entrepreneurs comme Aristide Boucicaut, Jules Jaluzot ou le couple Cognacq-Jay, profitant des transformations urbaines de la capitale, bâtissent de larges empires grâce à de nouvelles techniques commerciales - l'invention des soldes ou la vente par correspondance - qui leur permettent de fidéliser les clients mais aussi les employés. Les vitrines, savamment élaborées, font rêver les passants et les invitent à venir découvrir une profusion d'articles : vêtements, gants, chapeaux, lingerie, cols, souliers, sacs à main, éventails, boutons, dentelles... Décrits par Zola dans Au bonheur des dames, ces enseignes transforment la figure de la femme bourgeoise qui, en tant que principale cliente, devient leur cible publicitaire, bientôt suivie par l'enfant avec l'apparition des premiers rayons dédiés aux jouets. Ces temples du shopping déploient ingénieusement leur offre et éditent également du mobilier dessiné par des artistes décorateurs contemporains comme Maurice Dufrêne. Les ateliers Pomone pour Au Bon Marché, Studium pour les Grands magasins du Louvre, Primavera pour le Printemps et La Maîtrise pour les Galeries Lafayette connaissent leur apogée lorsqu'ils sont présentés à l'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925. A travers neuf essais thématiques, cet ouvrage retrace les circonstances de la naissance des grands magasins parisiens. Il s'appuie sur une riche iconographie mettant en valeur aussi bien le vaste panel de marchandises proposé alors, des accessoires de mode aux vêtements en passant par les jouets et les objets de décoration, que des documents d'époque - publicités, catalogues de ventes et photographies.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER45,00 € -

BRONZE AND GOLD - THE GILT BRONZES OF THE MUSEE NISSIM DE CAMONDO
FORRAY-CARLIERSur commande en 4-6 joursCOMMANDER39,00 € -

Mon ours en peluche
Adamski Marie ; Lemahieu Sophie ; Monier-Vanryb AnL'immense popularité de l'ours en peluche, aujourd'hui présent dans toutes les chambres d'enfant, cache un paradoxe : comment cet animal féroce et sauvage est-il devenu le symbole de l'enfance ? L'ours en peluche naît au même moment à deux endroits différents. En 1902, le jouet est inventé aux Etats-Unis en référence Theodore Roosevelt ? d'où son nom anglo-saxon, Teddy's bear devenu teddy-bear. En Allemagne, la même année, Margarete Steiff commercialise son premier ours en peluche, créé à partir de coussins d'aiguilles, qui connaît un succès retentissant en Europe et en Amérique. Depuis les premiers exemplaires en mohair et paille de bois, lourds et rigides, l'ours en peluche s'est assoupli et adouci. Il s'est paré de couleur vives ou pastel, afin de pouvoir se transformer en doudou, objet transitionnel étudié et théorisé par le pédiatre Donald Winnicott. L'ours règne à présent sur toute une ménagerie d'animaux en peluche, mais aussi sur la fiction pour enfants, grâce à Winnie l'ourson, Michka ou Paddington. Plus étonnant, il est également prisé des créateurs de mode qui n'hésitent pas à le revisiter. Aujourd'hui, l'ours est, à travers les figures du panda et de l'ours polaire, le symbole des changements climatiques et d'une nature en danger. A travers cinq essais et trois cahiers thématiques, ce catalogue retrace l'histoire de l'ours en peluche, de ses premiers pas à ses transformations et ses succès. Il questionne aussi notre rapport aux ours depuis l'Antiquité. Enfin, il s'appuie sur une riche iconographie qui offre un large panel d'ours en peluche anciens ou plus récents, en regard de représentations d'ours par l'homme au fil des siècles.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER32,00 €
De la même catégorie
-

Hokusai. Le vieux fou d'architecture
Cluzel Jean-Sébastien ; Marquet Christophe ; NishiEn 1816, Katsushika Hokusai (1760-1849), le célèbre maître de l'estampe japonaise, consacre le cinquième volume de sa Manga à l'architecture. Vingt ans plus tard, il reprend ce thème dans un nouveau manuel de dessin, Livre de dessins pour artisans. Nouveaux modèles. Dans l'archipel, faire de l'architecture le sujet d'un livre illustré était inédit et jamais un recueil de gravures sur bois n'avait rendu des bâtiments avec autant de clarté et de véracité. Destinés aux artisans, ces deux manuels d'architecture permettent de découvrir comment l'artiste marie les traditions picturales chinoises, japonaises et occidentales, et rapproche avec génie l'art du dessin de l'art d'édifier. Rappelant les grands traités d'architecture d'Europe, ces deux ouvrages sont à l'avant-garde de la pensée architecturale nipponne moderne. Ces chefs-d'œuvre du livre illustré de l'époque d'Edo sont, pour la première fois, reproduits et accompagnés de leurs traductions intégrales annotées. Les exemplaires présentés sont conservés à la BnF et ont appartenu à Théodore Duret (1838-1927) et Edmond de Goncourt (1822-1896), défenseurs des impressionnistes et grands amateurs d'art japonais.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER29,00 € -

Esprits du Japon. Charles Fréger et la collection japonaise du musée des Confluences
Lafont-Couturier Hélène ; Ter Ovanessian Héléna ;Depuis le XIXe siècle, le Japon fascine l'Occident. Missions scientifiques et voyages de découverte explorent sa culture complexe, nourrie par un syncrétisme et une nature impétueuse. Perpétuant cette quête de découverte et d'ouverture à tous les horizons, le musée des Confluences de Lyon propose une rencontre inédite, entre sa collection japonaise et les photographies de Charles Fréger. En dialoguant, le Japon d'hier et celui d'aujourd'hui rendent sensibles les liens entretenus entre monde des hommes et monde des esprits.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER18,00 € -

Sur la route du Tokaido. Chefs-d'oeuvre de la collection Leskowicz
Cramerotti Cristina ; Makariou SophieItinéraire emprunté par des milliers de voyageurs à travers les siècles ? marchands, pèlerins, anciens gouverneurs de province (daimya) et aujourd'hui touristes du monde entier ?, le Tokaido, ou "route des mers de l'Est", est la plus importante voie littorale du Japon, reliant la vile d'Edo (actuelle Tokyo) à celle de Kyoto. Son parcours, scindé en cinquante-trois étapes, offre un défilé de paysages pittoresques, restitués dans les plus célèbres estampes japonaises, rappelant l'admiration des grands maîtres du dessin pour ses magnifiques panoramas. Le temps d'une exposition, le nouée national des arts asiatiques ? Guimet nous invite à cheminer sur le Tokaido en compagnie de l'illustre Utagawa Hiroshige (1797-1858). A travers les chefs-d'oeuvre issus de la collection Leskowicz, cet ouvrage explore un Japon poétique et pittoresque qui, aujourd'hui encore, continue de nous faire rêver.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER13,50 € -

Fuji, pays de neige
Lefèvre Vincent ; Makariou SophieCône parfait et haut lieu spirituel, le mont Fuji domine, du haut de ses 3 776 mètres, le paysage de l'archipel japonais. Dès l'époque d'Edo (1603-1868), il est un élément fort de l'estampe japonaise, puis de la jeune photographie. Génération après génération, les artistes, tels Katsushika Hokusai, Utagawa Hiroshige, Kobayashi Kiyochika, Kawase Hasui ou le photographe Felice Beato, vont ainsi s'emparer de ce motif essentiel et inventer des procédés formels d'une vivifiante modernité. Tantôt sujet unique, tantôt élément caché, le Fuji est prétexte à méditation sur les variations atmosphériques, les aspects changeants de la neige, les couleurs du ciel. La neige éternelle qui le couronne met au défi les artistes d'utiliser le blanc du papier, travaillant "en réserve", pour transcrire l'étouffement de la nature et de ses bruits, mais aussi l'ensevelissement d'un monde en profonde mutation.EpuiséVOIR PRODUIT13,50 €
