Icônes gothiques. Le portrait dans les romans d'Ann Radcliffe
Labourg Alice ; Louvel Liliane
PU RENNES
26,00 €
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EAN :9791041301515
Le portrait, genre canonique de l'histoire de l'art, est un sujet commun quelque peu négligé en littérature. L'ouvrage se propose alors d'examiner le portrait sous toutes ses formes (objet matériel, image et représentation, iconotexte, portrait "virtuel" créé par les mots) dans les romans d'Ann Radcliffe. Le portrait-objet (tableaux, miniatures) participe activement à la mise en intrigue du roman à mystères. Effi gie, il articule la quête identitaire de l'héroïne et sa relation à la figure maternelle spectrale, problématique centrale du female Gothic. Enfin, le portrait émerge dans les entrelacs du texte et de l'image sous la "peinture de mots" de la romancière. En empruntant aux récentes études texte-image, aux arts visuels, aux Gothic Studies et aux études de genre, le livre cerne la picturalité de l'écriture radcliffienne et invite, au-delà de son étude, à une réflexion sur le statut et les modalités du portrait en littérature. Il propose de reconsidérer son importance en tant qu'outil conceptuel pour les études littéraires en général.
Date de parution
25/06/2026
Poids
550g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9791041301515
Auteur
Labourg Alice ; Louvel Liliane
Editeur
PU RENNES
Largeur
154
Date de parution
20260625
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Une enfance et une adolescence extrêmement difficiles: souvent malade, très isolée affectivement, sans cesse sur le qui-vive, élevée dans la haine, seule fille au milieu d'une poignée de garçons planqués dans une cave! Une existence comme une barque à la dérive ne sachant s'il serait un jour possible d'accoster et où... Une profonde et intrépide quête de sens qui l'entraîne vers la philosophie et vers de longues études en sciences de la nature. Un travail psychologique sur soi qui ne l'empêche pas pourtant de rêver d'une normalité lui apparaissant encore comme inaccessible. Un mariage et des enfants face auxquels elle a énormément de mal à se situer. Une grande fatigue, proche de la dépression... Et puis... ce jour-là, quelque chose bascule: un relèvement inespéré, lui donnant enfin droit d'exister et d'avoir une place véritable dans l'humanité; un appel extrêmement fort auquel il faut répondre; une manifestation de Dieu qui dépasse les limites de la vie personnelle; un mouvement, une "poussée" vers les autres pour témoigner de l'immense chance de vivre du don de la foi; un cheminement, parfois difficile, pour apprendre à vivre, pour trouver sa place de mère, pour comprendre la notion du pardon par rapport aux événements passés, pour entrer en relation avec d'autres croyants; la découverte d'une véritable vocation dans le travail social. C'est le récit de ce relèvement qui est ici donné, comme les trois jours saints d'une existence. Cette expérience originale de résilience est le fait d'une enfant de la seconde moitié du XXe siècle, non élevée dans la foi chrétienne, d'une femme, laïque, mariée, mère de quatre enfants, devenue psychologue clinicienne. Le livre évoque aussi ce paradoxe douloureux, souvent vécu, entre la grâce et la joie de la conversion et les difficultés liées à l'insertion dans l'Église. Une écriture alerte, directe, très contemporaine. Un témoignage passionnant, bouleversant, qui donne à penser sur l'humanité et sur la foi.
Badel Laurence ; Badalassi Nicolas ; Gijs Anne-Sop
A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.