Véritable musée imaginaire du spectacle vivant, cet ouvrage réunit le plus grand ensemble de documents jusqu'ici collectés sur tous les aspects de la scène lyrique autour de 1900, alors même que celle-ci connaissait son apogée. Ce nouveau regard porté sur l'opéra ne néglige aucune des formes de la fabrique du spectacle, qu'il s'agisse des enjeux artistiques, pratiques, économiques et humains d'une production - allant des dessous jusqu'aux cintres en passant par les coulisses et les ateliers de construction des décors. La Scène lyrique aborde également le travail scénique du chanteur : celui-ci est aussi acteur et profère sa partie comme un véritable discours. Or, la permanence des règles de la rhétorique et de la civilité au théâtre est frappante jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale. Se tenir debout, s'asseoir, tomber à terre sont des actions régies par des convenances sociales et dramatiques. En revanche, le chanteur avait l'initiative de son jeu. Une grande part du métier d'artiste lyrique consistait, avec l'aide du costume et du maquillage, à composer un ensemble de gestes et d'expressions physionomiques empruntés à de vieilles traditions toujours vivantes. A partir de la réunion et de l'analyse de plusieurs centaines de gravures et de photographies, les auteurs ont recomposé les infinies combinaisons de gestes expressifs qui caractérisaient l'art du chanteur d'opéra. Sur la scène, de la même manière qu'un peintre compose une toile selon des lignes de force, le régisseur dispose les acteurs afin de former de véritables tableaux vivants. Ces moments d'immobilisation constituent le paroxysme expressif des opéras, autour de 1900, où tous les éléments constitutifs du genre se combinent harmonieusement. La Scène lyrique autour de 1900 contient plus de 550 illustrations (gravures, photographies, reproductions de documents d'archives, etc.) ainsi que deux disques compacts incluant l'enregistrement intégral et inédit du premier tableau du troisième acte des Maîtres chanteurs de Nuremberg, de Richard Wagner (1944), et une anthologie d'airs et de pages symphoniques tirés des Maîtres chanteurs de Nuremberg, de Richard Wagner, par Georges Imbart de La Tour, Paul Franz, Marcel Journet, Georges Thill, Gabriel Pierné, etc. (1908 à 1935).
Nombre de pages
485
Date de parution
01/03/2012
Poids
2 330g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782913661493
Auteur
Campos Rémy ; Poidevin Aurélien
Editeur
OEIL D OR
Largeur
210
Date de parution
20120301
Nombre de pages
485,00 €
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Fondé en 1795, le Conservatoire de Paris a traversé jusqu'à aujourd'hui les vicissitudes politiques, les révolutions pédagogiques et esthétiques et, bien sûr, les transformations du métier d'artiste. Une telle longévité fait évidemment question surtout à l'heure où la notion même d'institution est remise en cause. Pour aborder la longue histoire du Conservatoire de Paris, ce livre propose une formule originale. Un bref essai historique analyse d'abord les piliers sur lesquels a reposé pendant près de deux siècles l'une des principales écoles de musique européenne. Puis 16 entretiens avec des personnes formées ou ayant travaillé dans l'établissement reviennent sur ses fondements et éclairent son histoire durant les cinquante dernières années. Les entretiens ont été menés avec Jane Berbié, Gilbert Amy, Alain Meunier, Jacqueline Billy-Hérody, Alain Louvier, Catherine Robin, Alain Poirier, Marc-Olivier Dupin, Philippe Dinkel, Claude Delangle, Géry Moutier, Frédéric de Roos, Coralie Fayolle, Bruno Messina, Bruno Mantovani et Alexis Kossenko.
Que pouvait-on entendre, voir ou entrevoir lors d'une soirée à l'Opéra de Paris à la fin du XIXe siècle ? En suivant pas à pas un figurant d'un soir, un ministre dans les coulisses, un homme du monde dans une loge et un choriste sur les planches, Rémy Campos embrasse toute la vie sociale de ce haut lieu de l'art lyrique. Les rencontres des quatre personnages - tous issus de la presse quotidienne de l'époque ou de romans à succès - avec le personnel du théâtre et ses spectateurs nous font découvrir les dessous du Palais Garnier, son armée de travailleurs de l'ombre, ses lieux à l'abri des regards indiscrets où les hiérarchies sociales s'effacent... Autant de facettes que l'historien a reconstituées grâce à un travail minutieux dans les archives administratives et artistiques de l'Opéra. Le temps d'une soirée dans ce qui était le plus grand théâtre du monde, Rémy Campos retrace une histoire de l'opéra à hauteur. d'hommes et de femmes. Il montre que l'Opéra de Paris était un édifice de pierre comme de plume, fréquenté par des êtres de chair et d'os autant que par des créatures littéraires.
Contient 1 CD audio. Durée d'écoute : 74 mn4e de couverture : La minutieuse enquête de Rémy Campos, menée à partir d'une photographie conservée dans un album de famille, nous invite à sauter à pieds joints dans le décor de la plage de Houlgate pour y retrouver le compositeur Claude Debussy et sa famille, venus en villégiature au mois d'août 1911 dans cette station balnéaire fréquentée par le grand monde. L'étude de cette image et de clichés pris par des amateurs, dont Jacques-Henri Lartigue, ainsi que de dizaines de cartes postales permet de révéler les us et coutumes d'un monde très codifié mais aussi la part plus intime, presque banale, de la vie d'un artiste à une époque où la capture d'images à l'insu des individus concernés est déjà monnaie courante.
Résumé : Au début XX siècle, le cinéma naissant entretient des rapports étroits avec le spectacle vivant. Les procédés du théâtre, de l'opéra, de la féerie, du ballet ou du café-concert sont alors employés dans les théâtres de prise de vue, ancêtres des plateaux de tournage. Les artistes et techniciens qui construisent les décors, fabriquent les costumes ou réalisent les trucages cinématographiques oeuvrent aussi dans les salles de spectacle à Paris et en province. Les metteurs en scène de cinéma ont souvent été régisseurs de théâtres. Devant la caméra, les acteurs reprennent les mêmes gestes expressifs que sous les feux de la rampe. Des histoires identiques sont racontées sur les scènes ou à l'écran. A chaque instant, le cinéma des premiers temps puise dans des traditions scéniques anciennes des ressources nouvelles. De la scène à la pellicule documente et interroge la théâtralité du cinéma en France, notamment à partir de productions du Film d'Art, réalisées entre 1908 et 1912. L'ouvrage contient une centaine d'illustrations, de nombreuses sources inédites et deux DVD. Pour trois des 20 films restaurés, l'accompagnement musical originel a été réinterprété, enregistré et synchronisé, permettant pour la première fois de retrouver les conditions de projection d'origine. Le musique de L'Assassinat du duc de Guise (Camille Saint-Saëns) est jouée par l'orchestre de la Haute école de musique de Genève dirigé par Laurent Gay, celles de L'Empreinte ou La Main rouge (Fernand Le Borne) et du Retour d'Ulysse (Georges H0e) sont interprétées au piano par Anne Le Bozec.
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