Russie, 1917 : la guerre s'éternise. A quelques kilomètres de Petrograd, un lieutenant, élève puis instructeur dans une école de mitrailleurs, est entraîné dans le tourbillon de la révolution qui commence. Ancien sympathisant des bolcheviks, il n'en est pas moins soumis aux pressions de ses supérieurs, à celles de son milieu, tandis que la conscience de ses subordonnés ne progresse que lentement. La révolution de février 1917 est un récit autobiographique. Au travers de ses aventures, de ses rencontres, de ses émotions, de ses interrogations, Alexandre Tarassov-Rodionov nous fait vivre d'abord les prémisses, puis l'éclatement de la première phase de la Révolution russe : l'insurrection de février 1917. Entre février et mai, il parcourt les événements, non comme simple spectateur, mais comme acteur de la révolution qui monte, partageant les interrogations des soldats, des ouvriers, sur le sort et les voies de leur mouvement. Sa vision n'est pas celle d'un historien : elle est souvent celle d'un simple participant, au niveau du pavé, parmi les foules en mouvement, qui voit et entend bien des détails. Elle s'élève souvent un peu plus, à hauteur de cavalier, à la vision d'un militant du mouvement chargé de tâches plus ou moins importantes, et qui se forge ses opinions au cours des événements. Elle est enfin celle d'un militant, qui cherche à comprendre et qui défend les options de son parti devant les foules de soldats à gagner. Son destin personnel illustre comment des milliers d'individus qui ne s'étaient jamais vraiment engagés politiquement se retrouvèrent aux avant-postes de la révolution, comment des officiers jusque là représentants de l'autorité, auxquels on donnait du Votre Honneur, devinrent des révolutionnaires et surent entraîner leurs hommes pour une cause qui était enfin la leur.
Nombre de pages
335
Date de parution
01/01/2007
Poids
300g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782915727104
ISBN
2915727104
Auteur
Tarassov-Rodionov Alexandre ; Semenov Marc
Editeur
BONS CARACTERES
Largeur
140
Date de parution
20070101
Nombre de pages
335,00 €
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En ce mois de juin 1978, Jacques et moi ne nous sommes pas engouffrés dans l'amour, non, cela aurait été bien trop banal pour chacun de nous, plutôt dans une passion dévastatrice, dévorante, consumante. De l'amour, nous en avions à revendre, moi parce que je pouvais restituer celui qu'on m'avait si bien donné, lui, parce qu'il avait ce manque au départ de sa vie, qu'il a toujours cherché compulsivement à combler. En signant le registre des mariages, je signais le bonheur de Jacques. Mon ambition était démesurée et un peu folle. Inséparables, nous faisions bloc. La réussite de Jacques Villeret, nous allions la mener ensemble, et gare à ceux qui lui feraient du mal. Voici le récit de notre parcours à deux, une vie pleine de joies, de surprises, de déceptions, de meurtrissures aussi. L'alcool est insidieux. On commence par l'apprécier, on prend vite l'habitude jusqu'à en dépendre puis en mourir. Venez près de moi que je vous raconte.
Les 2 et 3 juin, ce sont des entreprises appartenant à l'industrie chimique, à l'alimentation, au textile, aux industries graphiques, à l'ameublement qui sont paralysées par la grève et occupées (...) Le 4 juin, les grèves s'étendent encore: les camionneurs, la distribution des journaux, les restaurants et hôtels, le livre, la serrurerie, l'orfèvrerie, la distribution d'essence, les laboratoires pharmaceutiques, l'habillement, le bâtiment, le gaz, l'agriculture (...) Partout où elles éclatent, les grèves s'accompagnent d'occupation, partout elles rassemblent la quasi-totalité du personnel; partout elles sont immédiatement appuyées par la sympathie active de la population (...) Le désordre apparent des mouvements dispersés peut se transformer en une manifestation puissante, en un mouvement général dont les conséquences seront peut-être redoutables.". La réalité de juin 1936 que nous fait découvrir cet ouvrage est bien différente de la version forgée par les dirigeants des partis du Front populaire, et reprise par leurs héritiers politiques. Jacques Danos et Marcel Gibelin montrent que ce ne fut pas le gouvernement du Front populaire de Léon Blum qui accorda à la classe ouvrière les 40 heures, les congés payés, le droit d'élire des délégués, ou les importantes augmentations de salaires. Tout cela fut arraché par la grève. Les accords Matignon ne furent pas un cadeau offert à la classe ouvrière pour la récompenser d'avoir bien voté, mais un contre-feu mis en place à la hâte par le patronat et le gouvernement Blum soutenu par la CGT et les partis de gauche, animés par une même préoccupation: tenter de ramener dans son lit le torrent de la grève. Ils y réussirent, mais difficilement. Ce livre a été édité pour la première fois en 1952. Son intérêt est d'abord historique. Les auteurs ont su nous faire revivre cette période et le mouvement gréviste de manière enthousiasmante et détaillée. Tous ceux qui sont partie prenante des combats des travailleurs y retrouveront l'atmosphère, l'élan de ce grand moment du mouvement ouvrier. Ils y trouveront aussi des leçons qui éclairent la période actuelle..
Cet ouvrage a été rédigé en 1916 par Lénine, en exil à Zurich. Des millions de paysans et d'ouvriers étaient alors jetés les uns contre les autres dans les tranchées de la Première guerre mondiale. Dans les pays belligérants, la plupart des dirigeants socialistes reniaient leurs positions internationalistes et justifiaient les buts de guerre de leur gouvernement respectif. Pour les combattre, Lénine démontrait que le capitalisme, caractérisé par la domination des grands trusts et du capital financier qui s'étaient partagés la planète, avait un besoin permanent du militarisme et de la guerre, aboutissement de la rivalité entre la poignée de puissances capitalistes qui dominaient le monde.
En juillet 1983, une grande et longue grève de mineurs démarra plusieurs villes de l'Arizona, non loin de la frontière mexicaine, provoquée par les sacrifices exigés des salariés par le trust minier Phelps Dodge. Barbara Kingsolver, à l'époque jeune journaliste, s'est lié aux femmes et aux hommes de ces mines, et a illustré ce que pouvait être une grève dans cette décennie : la pauvreté des familles de mineurs, la lutte contre une compagnie minière toute puissante, ayant l'appui de la justice et des forces de l'ordre, l'emploi des armes, l'implication des femmes dans la lutte. C'est à la suite de ce reportage, édité en 1989 aux USA et jamais été traduit en français, que la romancière américaine écrivit et publia tous ses romans, empreints de respect pour notre planète et pour ceux qui y habitent.
La proclamation triomphale du Comité Militaire Révolutionnaire anticipait les événements de quelques heures : le gouvernement ne devait être formellement renversé que dans la nuit du 25 au 26 octobre après la reddition du Palais d'Hiver. C'est là que les ministres s'étaient retirés au matin du 25 octobre, tandis que Kérensky partait à la recherche de renforts dans une voiture diplomatique battant pavillon américain. Le gouvernement n'avait trouvé que quelque 1 500 hommes pour assurer la défense du palais, dernier périmètre où s'exerçât encore son autorité. Prévoyant à tort une vive résistance, le C.M.R. investissait méthodiquement la place du palais durant la journée du 25 octobre. Le Soviet de Pétrograd s'impatientait : on tenait à obtenir la reddition du palais avant l'ouverture du II' Congrès des soviets. Mais le siège s'éternisait ; des retards dans l'arrivée des matelots de la Baltique, un manque de coordination entre les unités assaillantes, la surestimation d'un adversaire démoralisé retardaient l'assaut bolchévique. Seule était tombée vers 17 heures l'aile du ministère de la Guerre. Il fallait à 20 h 40 ouvrir le Congrès des soviets qui commençait à siéger dans l'ébranlement de la canonnade : le croiseur Aurore venait de tirer ses premiers coups de semonce. Une brève fusillade nocturne, 36 coups de canon dont seulement 2 impacts qui endommagèrent légèrement les corniches du palais eurent raison de la défense. Le 26 octobre, à 2 h 30 du matin, le palais était emporté et les membres du gouvernement arrêtés rejoignaient au bastion Troubetskoï les derniers ministres tsaristes emprisonnés en février. Un début de pillage fut rapidement maîtrisé grâce à la discipline des assaillants. Le Palais des Tsars était devenu " propriété du peuple ". Ce siège n'avait coûté que quelques dizaines de victimes. Désarmés, les cadets furent remis en liberté sous promesse de ne pas reprendre les armes contre le nouveau pouvoir. Ainsi s'achevait au petit matin du 26 octobre la phase insurrectionnelle de la révolution. (...) En ce 26 octobre pourtant, Trotsky avait raison de souligner l'apparence de conspiration où s'enveloppait encore la révolution. La ratification par les masses du fait accompli devait constituer l'étape suivante : l'insurrection venait de s'achever, la révolution commençait. François-Xavier Coquin La Révolution russe - Chapitre V.