Les 2 et 3 juin, ce sont des entreprises appartenant à l'industrie chimique, à l'alimentation, au textile, aux industries graphiques, à l'ameublement qui sont paralysées par la grève et occupées (...) Le 4 juin, les grèves s'étendent encore: les camionneurs, la distribution des journaux, les restaurants et hôtels, le livre, la serrurerie, l'orfèvrerie, la distribution d'essence, les laboratoires pharmaceutiques, l'habillement, le bâtiment, le gaz, l'agriculture (...) Partout où elles éclatent, les grèves s'accompagnent d'occupation, partout elles rassemblent la quasi-totalité du personnel; partout elles sont immédiatement appuyées par la sympathie active de la population (...) Le désordre apparent des mouvements dispersés peut se transformer en une manifestation puissante, en un mouvement général dont les conséquences seront peut-être redoutables.". La réalité de juin 1936 que nous fait découvrir cet ouvrage est bien différente de la version forgée par les dirigeants des partis du Front populaire, et reprise par leurs héritiers politiques. Jacques Danos et Marcel Gibelin montrent que ce ne fut pas le gouvernement du Front populaire de Léon Blum qui accorda à la classe ouvrière les 40 heures, les congés payés, le droit d'élire des délégués, ou les importantes augmentations de salaires. Tout cela fut arraché par la grève. Les accords Matignon ne furent pas un cadeau offert à la classe ouvrière pour la récompenser d'avoir bien voté, mais un contre-feu mis en place à la hâte par le patronat et le gouvernement Blum soutenu par la CGT et les partis de gauche, animés par une même préoccupation: tenter de ramener dans son lit le torrent de la grève. Ils y réussirent, mais difficilement. Ce livre a été édité pour la première fois en 1952. Son intérêt est d'abord historique. Les auteurs ont su nous faire revivre cette période et le mouvement gréviste de manière enthousiasmante et détaillée. Tous ceux qui sont partie prenante des combats des travailleurs y retrouveront l'atmosphère, l'élan de ce grand moment du mouvement ouvrier. Ils y trouveront aussi des leçons qui éclairent la période actuelle..
Nombre de pages
319
Date de parution
01/06/2006
Poids
465g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782915727081
Titre
Juin 36
Auteur
Danos Jacques ; Gibelin Marcel
Editeur
BONS CARACTERES
Largeur
140
Poids
465
Date de parution
20060601
Nombre de pages
319,00 €
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Depuis le 1er janvier 2002, la mise en place des 35 heures est devenue une réalité pour l'ensemble des établissements hospitaliers. Dans le contexte tout à fait particulier de l'hôpital, l'enjeu est de mener les négociations dans une optique non conflictuelle afin d'aboutir à une organisation optimale du travail. L'ouvrage présente avec précision le cadre juridique dans lequel s'inscrit le passage aux 35 heures entre les lois Aubry et le protocole du 27 septembre 2001. Il guide le lecteur dans l'élaboration de diagnostics d'organisation et l'aide à identifier les obstacles au changement. Des notions aux contours incertains, comme le temps de travail effectif, sont définies à partir de multiples exemples. Les approches à privilégier dans la démarche de réduction du temps de travail ainsi que les modalités d'application, les scénarios de RTT, la rédaction du protocole d'accord : autant de mécanismes apportant une réponse adaptée à chaque situation particulière. Riche de nombreux schémas et tableaux d'application, s'appuyant sur des méthodes professionnelles qui ont fait la preuve de leur efficacité, l'ouvrage deviendra rapidement indispensable à l'évaluation et au suivi du projet RTT. Il livre aux directeurs des établissements hospitaliers, aux directeurs des ressources humaines et à l'ensemble des acteurs sociaux en charge de la mise en application de la réduction du temps de travail, les outils nécessaires à l'exercice de leur mission. Une réponse aux impératifs de l'hôpital de demain.
Ce livre, présenté par Adamus Saint-Germain, est un véritable cadeau de sagesse et d'inspiration offert aux humains qui optent pour la condition de Maître en ces temps de grands, de profonds changements sur Terre. L?énergie et la connaissance se fondent sur la sagesse de ceux qui ont conduit à bon terme le processus ayant fait d'eux des Maîtres de la Nouvelle Énergie, et qui contribuent à montrer la voie à ceux qui suivent. Adamus dit ceci : «Un Maître de la Nouvelle Énergie est différent d'un Maître du passé. Il ne sert à rien de revenir en arrière et d?étudier les anciens Maîtres, car s'ils ont vécu à leur époque, c?était pour une raison précise. Quelques Maîtres authentiques ont existé dans le passé. Par exemple, il y a deux mille ans, Yeshua (Jésus) a été un Maître. Il a oeuvré au changement, comme vous, et il a eu valeur d'exemple, il s'est démarqué des autres. Il symbolisait alors la Conscience du Christ sur Terre, l'Un qui représentait le plus grand nombre, car c'est ce que voulait l?énergie de ce temps. La Nouvelle Énergie exige maintenant autre chose. Il est temps que de nombreux Maîtres se manifestent partout dans le monde, qu'ils contribuent à ancrer l?énergie nouvelle, l?énergie d'une conscience élargie, l?énergie de la semence du Christ qui s?épanouit maintenant sur la planète. Le moment est venu pour que se manifestent de nombreux Maîtres, pas seulement quelques-uns. Curieusement, être un Maître n'est pas aussi lourd de responsabilités que vous le pensez. Nous examinerons dans ce livre quelques-unes des caractéristiques du Maître, le rapport qu'il entretient avec lui-même, avec son monde intérieur et avec le monde qui l'entoure. »
Résumé : Ici, sous l'Etoile polaire retrace la vie de Youssi, métayer dans un village de Finlande, des années 1880 à 1914. C'est une chronique de la dure vie paysanne, quand existaient encore des rapports sociaux proches du servage, quand les métayers de parcelles minuscules et les ouvriers agricoles des grands domaines subissaient la loi des propriétaires terriens, lorsque la nature hostile n'offrait aucun répit. Mais c'est également une chronique rythmée par les événements extérieurs, car le village n'était pas coupé du monde. Le roman retrace la pénétration des idées socialistes, la première manifestation contre l'expulsion d'un métayer, la première occasion d'arborer le drapeau rouge, les conséquences de la révolution russe de 1905. Cette chronique décrit la complexité des rapports sociaux dans cette Finlande rurale, où les plus gros propriétaires terriens étaient de langue suédoise, tandis qu'une partie de la petite bourgeoisie et de l'intelligentsia se battait pour la reconnaissance de la langue et de la culture finnoises, et que tout le monde se trouvait de fait sous la domination du tsar de Russie, grand-duc de Finlande. Ce premier tome fait partie d'une trilogie, qui porte le même titre, et qui poursuit l'histoire de la famille de Youssi le métayer jusqu'aux années 1950, traversant tous les événements qui ont marqué la Finlande : la guerre civile de 1918 (c'est le thème du second tome Les Gardes rouges de Tampere), les mouvements nationalistes de l'entre-deux-guerres, puis la Seconde Guerre mondiale.
Ce texte de Trotsky marque le début de sa lutte contre la bureaucratie et le stalinisme. Fin 1923 en URSS, Lénine, très gravement malade, va bientôt mourir. C'est alors que s'engage une âpre discussion sur la démocratie ouvrière dans le parti communiste et l'Etat. D'un côté, elle mobilise les tenants d'un appareil qui a fini par échapper aux militants du rang. De l'autre, se dressent nombre de bolcheviks, dont Trotsky, qui, contre cette dérive bureaucratique aux dangers mortels pour la révolution, propose un ,"cours nouveau". Ce livre rappelle que c'est d'abord des rangs communistes que s'est levée une farouche opposition ouvrière et internationaliste à la dégénérescence du premier Etat ouvrier et à cette sanglante caricature du socialisme que fut le stalinisme. En guise de postface, nous publions un texte écrit en 1932, récemment retrouvé dans un isolateur où le régime stalinien avait enfermé de nombreux bolcheviks-léninistes. Il témoigne de la continuité de la lutte des camarades de Trotsky en URSS, alors qu'ils savaient que, faute d'avoir pu les briser, le stalinisme allait les exterminer. Ils ont ainsi transmis aux générations futures le sens de leur combat. Et leur certitude qu'il n'y a d'avenir digne de l'humanité que communiste.
En juillet 1983, une grande et longue grève de mineurs démarra plusieurs villes de l'Arizona, non loin de la frontière mexicaine, provoquée par les sacrifices exigés des salariés par le trust minier Phelps Dodge. Barbara Kingsolver, à l'époque jeune journaliste, s'est lié aux femmes et aux hommes de ces mines, et a illustré ce que pouvait être une grève dans cette décennie : la pauvreté des familles de mineurs, la lutte contre une compagnie minière toute puissante, ayant l'appui de la justice et des forces de l'ordre, l'emploi des armes, l'implication des femmes dans la lutte. C'est à la suite de ce reportage, édité en 1989 aux USA et jamais été traduit en français, que la romancière américaine écrivit et publia tous ses romans, empreints de respect pour notre planète et pour ceux qui y habitent.
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