L'accès à la culture est plus grand qu'il ne l'a jamais été. Toutefois, les artistes ne semblent pas profiter d'une émancipation conséquente. C'est que la culture est enclavée. Entre autres par l'industrie culturelle qui rend incontournable sa production de masse et par les algorithmes de recommandation qui renvoient aux oeuvres les plus populaires. Quantité d'oeuvres restent confinées à un espace restreint. La culture obéit en grande partie aux règles du libre marché et reproduit le fonctionnement de notre système économique. Les inégalités sociales trouvent leur équivalent dans la disparité entre les rares artistes qui atteignent des sommets de popularité et la majorité qui tire le diable par la queue. Le modèle culturel des Etats-Unis domine le marché tout autant que son modèle économique. La concurrence, la performance, la déréglementation, les résultats mesurables et l'emprise des grandes firmes caractérisent le monde culturel contemporain. Dans son ouvrage, Claude Vaillancourt s'interroge sur la place de la culture à l'ère de la marchandisation. Comment peut-on favoriser une meilleure diffusion de la diversité? Est-il possible d'évaluer les oeuvres selon d'autres critères que le succès commercial ? De quelles façons les artistes peuvent-ils vivre de leur art alors que l'accès aux oeuvres est souvent gratuit ? Ce livre ouvre une riche réflexion et propose des solutions en vue d'améliorer une situation qui crée trop de laissés-pour-compte.
Nombre de pages
290
Date de parution
12/03/2021
Poids
380g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782897940911
Auteur
Vaillancourt Claude
Editeur
SOMME TOUTE
Largeur
140
Date de parution
20210312
Nombre de pages
290,00 €
Disponibilité
Epuisé
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HOLLYWOOD RÈGNE SUR LES SALLES de cinéma, tant aux États-Unis qu'ailleurs dans le monde. Bien qu'ils vendent rêve et divertissement, les films hollywoodiens traitent aussi de questions sociales et politiques. Comment décoder les messages politiques véhiculés par cet imaginaire ? Hollywood et la politique est un guide critique du cinéma étatsunien des années 1980 à aujourd'hui, illustré par de nombreux exemples, de V for Vendetta aux documentaires de Michael Moore, en passant par les blockbusters les plus significatifs. Forgé au c'ur même de l'empire américain, le cinéma hollywoodien est une industrie puissante qui carbure au capitalisme et a tout intérêt à le défendre. Dans ce contexte, les artisans du septième art jouissent-ils de la liberté de créer des ?uvres réellement critiques ou sont-ils condamnés à produire des films de propagande ? Traitant du politique dans son sens large, Claude Vaillancourt classe les films en trois grandes catégories : le cinéma du statu quo, qui se contente de répéter les discours officiels ; le cinéma du questionnement, qui dénonce certains problèmes, mais sans remettre en cause l'ordre social ; et le cinéma subversif, où le documentaire occupe une place de premier plan. L'auteur démontre en quoi le cinéma hollywoodien, malgré la montée des Netflix et autres Amazon ainsi que les répercussions de l'affaire Weinstein, demeure un instrument privilégié pour transmettre les valeurs américaines (individualisme, famille, respect des institutions, distinction entre le Bien et le Mal), contribuant à « fabriquer le consentement ». Il reconnaît en même temps à certains films une grande liberté de ton. Une analyse tout en nuances qui assume pleinement la subjectivité du jugement sur l'art. Claude Vaillancourt est romancier, essayiste, conférencier, musicien, enseignant, militant altermondialiste et cinéphile depuis toujours. Président d'Attac-Québec et membre du collectif de rédaction de la revue À bâbord !, il est notamment l'auteur des essais Mainmise sur les services (Écosociété, 2006) et L'âge économique (M éditeur, 2016) et des romans Les sirènes de Zicatela et L'inconnue (Québec Amérique).
Hollywood règne sur le cinéma dans le monde, vend du rêve, du film catastrophe, des héros, de l'action et des émotions mais traite aussi de questions sociales et politiques. Comment décoder les messages politiques véhiculés par cet imaginaire? Voici un guide critique du cinéma étatsunien des années 1980 à aujourd'hui, illustré par de nombreux exemples de films. Forgé au c?ur même de l'empire américain, le cinéma hollywoodien obéit à une structure de concentration économique et financière où cinq grands studios doivent être rentables pour satisfaire leurs actionnaires. En un mot, Hollywood est une industrie puissante qui carbure au capitalisme et a tout intérêt à le défendre. Le moule hollywoodien promeut les valeurs américaines de l'individualisme, la distinction entre le Bien et le Mal, le respect des institutions et le rêve américain. Dans ce contexte, les artisans du septième art jouissent-ils de la liberté de créer des ?uvres réellement critiques ou sont-ils condamnés à produire des films de propagande? Pour l'auteur, les réalisateurs jouissent d'une certaine marge de man?uvre créatrice pour aborder des enjeux plus ou moins subversifs. Coexistent ainsi à Hollywood des films avec une véritable liberté de ton et d'autres plus classiques. Reste une mouvance en demi-teinte qui, sous des allures rebelles, ne fait que rabâcher le discours officiel. "Hollywood et la politique" nous aide à nous y retrouver.
De nos jours, on vend de tout. La marchandisation systématique est un véritable projet de société, d'une ambition folle et qui a très peu été soumis au débat public. Elle s'attaque maintenant aux services, un secteur qui devient de plus en plus commercial et qui génère d'immenses bénéfices. Mais jusqu'où peut-on aller dans le commerce des services ? Pouvons-nous abandonner aux marchands des domaines vitaux comme la santé, l'eau, l'éducation, la culture ? Partenariats public-privé, Accord sur le commerce des services à l'OMC (AGCS), plans d'ajustement structurels, accords commerciaux bilatéraux, qui s'y retrouve ? Ce livre explique le fonctionnement de ces instruments et révèle comment ils mettent en danger les intérêts des citoyens et fragilisent les Etats. Par dessus tout, le commerce des services tel que pratiqué aujourd'hui est une profonde atteinte à la démocratie. En connaître les mécanismes permettra aux lecteurs de ce livre de mieux se défendre.
Faire l'histoire d'une langue, c'est faire l'histoire des gens qui l'ont parlée, écrite, chantée, vécue. Ce sont les personnes qui l'utilisent dans différents contextes qui, lui accordant de nouvelles connotations, ou le rattachant à une nouvelle réalité, inconsciemment ou non, lui donnent un nouveau sens. L'histoire de la langue française est faite de ces décisions arbitraires, de ces accidents de parcours, de ces concours de circonstances. Il a été la langue des gens ordinaires, des gens dont on ne parle pas dans les livres. Mais ce sont ces gens qui ont contribué à faire du français ce qu'il est aujourd'hui. L'histoire du français, c'est aussi leur histoire. C'est notre histoire. Il est temps de nous l'approprier.
Résumé : La discrimination, les oppressions et les préjugés que subissent les gros et les grosses restent aujourd'hui parmi les formes de stigmatisation les plus banalisées. Au nom de la santé, les personnes grosses sont marginalisées, ridiculisées, condamnées, isolées. Renforcées autant par les médias, les productions culturelles ou un certain discours médical, les déclarations grossophobes circulent aujourd'hui librement en ne provoquant que de rares réactions, sinon des rires. Entre témoignage, analyse sociale et discours militant, La vie en gros propose un regard sur ces violences diverses et quotidiennes qui se manifestent autant dans la vie professionnelle que dans les relations amoureuses, dans les transports en commun ou à l'hôpital, sur la couverture d'un magazine ou au grand écran. Mickaël Bergeron part de cette idée que si l'on se préoccupait vraiment de la santé des personnes grosses, on les aimerait avant de les rabaisser.