Le puissant discours qui illustre le système de domination et ce qui le fait tenir : le consentement des dominés eux-mêmes. ??? ? ? Texte fondateur de la pensée politique moderne, le Discours de la servitude volontaire (écrit en 1548, publié en 1572) d'Etienne de La Boétie interroge un bien étrange paradoxe : Comment se fait-il que des peuples acceptent d'obéir à un seul homme, parfois faible ou cruel, alors qu'ils seraient plus forts que lui s'ils s'unissaient ? pourquoi en vient-on à obéir à autrui ? La Boétie montre que le pouvoir politique du gouvernant, ou du tyran, repose moins sur la force réellement exercée que sur le consentement des sujets, entretenu par la coutume, l'habitude, la peur pour leur vie, ou encore le gout pour des loisirs bassement matériels. Cette "servitude volontaire" se transmet au fil des générations, au point que les hommes finissent par aimer leurs chaînes. L'auteur en appelle alors à une révolution intérieure : il ne s'agit pas de renverser violemment le maître mais simplement de décider de "ne plus le servir" pour renouer avec la liberté naturelle. Par leur désobéissance, les peuples peuvent renverser les régimes tyranniques. Texte subversif et radical, le Discours constitue une référence majeure pour comprendre les mécanismes de la domination politique, en mettant en lumière la responsabilité des citoyens dans leur propre liberté. "C'est le peuple qui s'asservit, qui, ayant le choix ou d'être serf ou d'être libre, quitte la franchise et prend le joug, qui consent à son mal, ou plutôt le pourchasse. Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres". Etienne de La Boétie (1530-1563) est un écrivain, magistrat et philosophe humaniste, ami intime de Montaigne. Son Discours sur la servitude volontaire le rend célèbre et influence de manière décisive la philosophie politique.
Nombre de pages
96
Date de parution
13/11/2026
Poids
300g
Largeur
110mm
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EAN
9791041431137
Auteur
La Boetie etienne de
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20261113
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Publié en 1576, le Discours de la servitude volontaire est l'oeuvre d'un jeune auteur de dix-huit-ans. Ce texte (ô combien actuel!) analyse les rapports maître-esclave qui régissent le monde et reposent sur la peur, la complaisance, la flagornerie et l'humiliation de soi-même. Leçon politique mais aussi leçon éthique et morale, La Boétie nous invite à la révolte contre toute oppression, toute exploitation, toute corruption, bref contre l'armature même du pouvoir.
Présentation de l'éditeur Dissertation politique sur la tyrannie, de La Boétie, écrite probablement vers 1553 et publiée de manière posthume en 1576. D'une belle fougue oratoire, ce Discours est sans doute dirigé contre Machiavel. Il expose le paradoxe du tyran, « homme nu et défait », qui ne saurait asservir un peuple si ce peuple ne s'asservit pas d'abord lui-même. La phrase fameuse : « Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres », résonnera plus tard comme un mot d'ordre pour les acteurs de la Révolution française.
Le renom d'Etienne de La Boétie s'attache à un écrit composé "en sa première jeunesse", "à l'honneur de la liberté contre les tyrans". Dans le branle-bas de combat qui secouait le dernier quart du seizième siècle, le célèbre libelle fut promptement rebaptisé "Le Contr'Un". Aux périodes des troubles de l'histoire de France et, en particulier, chaque fois que la nation se dressait contre l'autorité souveraine, il fut utilisé comme appel à la sédition.Cependant, la résistance à la misère et à l'oppression ne passe pas, selon La Boétie, par la violence et le meurtre. La servitude des peuples est volontaire ; ce sont eux qui "se coupent la gorge" et qui, en acceptant le joug, dénaturent la nature humaine. Les hommes échapperont donc à leur horrible sujétion, en reconquérant leur vérité première, leur "nature franche". De cette restauration ontologique, dépend la grande péripétie de la vie politique qui, dans une perspective contractualiste, fera de l'homme, et non plus de Dieu ou de ses lieutenants, le seul maître d'oeuvre du monde politique.La Boétie n'a rien d'un révolutionnaire, mais il est assurément le premier des Modernes. Si, en face des monarchies de son temps, son essai avait le don d'une inactuelle, il a conquis une actualité temporelle qui ne peut se démentir : il y va, dans l'Etat moderne, de la dignité de l'homme.
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