L'architecture d'aujourd'hui N° 460, mai 2024 : Logement social. Transformations
L'ARCHITECTURE D'AUJ
ARCHIPRESS
24,99 €
Epuisé
EAN :9782491906412
« Il faut sauver le soldat HLM ! » Partout en Europe, dans les principaux centres-villes, le marché du logement locatif a subi une telle hausse que les classes populaires, mais aussi moyennes, sans oublier les jeunes, ne peuvent plus se loger du tout. En France, sachant qu'aujourd'hui 53 % des logements sociaux sont fabriqués par des promoteurs privés, cette crise est celle du logement social autant que celle du marché immobilier. Comment en sortir ? Y a-t-il d'autres voies d'avenir pour non seulement répondre à la demande de logements sociaux, mais aussi assurer une production architecturale de qualité ? Une réponse réside dans la transformation, non pas uniquement dans la mutation de bureaux en logements, mais dans la réhabilitation du parc de logements existants. Entretenir, maintenir, réparer, ou panser le passé pour assurer l'avenir. Tout un programme de solidarité et de renouvellement urbain, dont AA propose d'explorer quelques exemples.
Nombre de pages
140
Date de parution
24/04/2024
Poids
610g
Largeur
230mm
Plus d'informations
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EAN
9782491906412
Titre
L'Architecture d'Aujourd'hui n°460 : Logement social Transformations - Mai 2024
Auteur
L'ARCHITECTURE D'AUJ
Editeur
ARCHIPRESS
Largeur
230
Poids
610
Date de parution
20240424
Nombre de pages
140,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Oublié, fragilisé, auréolé, capitalisé... l'enfant, figure que l'on pensait passive en attendant l'âge adulte, habite pourtant le monde et s'en nourrit. Penser la "hauteur d'enfant" ne relève pas d'un simple caprice de designer, mais d'une remise en cause des normes dominantes, pour mieux intégrer les besoins et les perspectives des plus jeunes. Grandir, dans une société "adulto-centrée" , ce n'est pas seulement apprendre : c'est s'adapter, se soumettre, disparaître un peu, le temps de devenir "crédible" . Or les enfants ne sont pas des adultes en chantier. Pour son numéro d'été, la rédaction d'AA s'interroge sur la notion d' "enfance" en regard, notamment, de l'adultisme, définie comme un rapport de pouvoir exercé par les adultes sur les enfants. Comment la création peut-elle aider à dépasser cette domination ? Dans notre sommaire, nous avons tenté de reconnaître les enfants comme des sujets politiques à part entière, souvent ignorés - malgré l'adoption, en 1989, de la Convention internationale des droits de l'enfant par l'Assemblée générale des Nations Unies. A travers des dessins, des témoignages et des initiatives d'urbanisme ou d'éducation, notre dossier explore comment nos sociétés collaborent pour non seulement inclure les enfants mais font aussi l'effort de s'accroupir, pour mieux écouter - et devenir de meilleur·es adultes.
Extraordinaire : qui sort de la règle, de l'usage". Avec le tiret, le terme désigne une notion en philosophie et surtout, il sert à ce nouveau numéro de L'Architecture d'Aujourd'hui à analyser non pas ce qui relève de l' "incroyable" mais plutôt ce qui "sort de la règle" . L'écart, le pas de côté, le chemin de traverse : nous avons analysé les différents mouvements de cette "déstandardisation" à l'oeuvre en France et ailleurs. Là, l'architecte se fait aussi promoteur, pour échapper aux normes qui imposent un cadre de vie contraire à la réalité des familles ; ici, les concepteurs proposent de "désassigner" le logement, et de laisser aux habitants la possibilité de réagencer les pièces en fonction de leurs parcours ; là-bas, on construit en terre, contrairement aux normes du pays... Il ne s'agit cependant pas de devenir "anarchitecte" pour autant : l'architecte "anarchiste" qui ferait fi des réglementations et des lois, mais de proposer des solutions qui partent de la norme, la déforme et l'adapte aux mesures du monde.
Des nombreux experts invités : - l'architecte urbaniste Claire Schorter (agence laq) ; - l'architecte Sébastien Eymard (Encore Heureux) ; - le maire Jean-François Foutaine (La Rochelle) ; - le promoteur Paul Jarquin (REI habitat) ; - la paysagiste urbaniste Juliette Bailly-Maître (Mutabilis) ; - l'architecte Raphaël Ménard (AREP). Des cartes blanches éclectiques : - l'artiste plasticien Antoine Espinasseau ; - l'artiste Philippe Katerine ; - le photographe Pierre Leguillon ; - le physicien Carlo Rovelli ; - la directrice du Pavillon de l'Arsenal Marion Waller. Une iconographie riche avec les reproductions de dessins orignaux d'architectes renommés (Kengo Kuma, Eduardo Souto de Moura, Alvaro Siza, Lina Ghotmeh, Claude Parent, Rudy Ricciotti)".
Oublié, fragilisé, auréolé, capitalisé... l'enfant, figure que l'on pensait passive en attendant l'âge adulte, habite pourtant le monde et s'en nourrit. Penser la "hauteur d'enfant" ne relève pas d'un simple caprice de designer, mais d'une remise en cause des normes dominantes, pour mieux intégrer les besoins et les perspectives des plus jeunes. Grandir, dans une société "adulto-centrée" , ce n'est pas seulement apprendre : c'est s'adapter, se soumettre, disparaître un peu, le temps de devenir "crédible" . Or les enfants ne sont pas des adultes en chantier. Pour son numéro d'été, la rédaction d'AA s'interroge sur la notion d' "enfance" en regard, notamment, de l'adultisme, définie comme un rapport de pouvoir exercé par les adultes sur les enfants. Comment la création peut-elle aider à dépasser cette domination ? Dans notre sommaire, nous avons tenté de reconnaître les enfants comme des sujets politiques à part entière, souvent ignorés - malgré l'adoption, en 1989, de la Convention internationale des droits de l'enfant par l'Assemblée générale des Nations Unies. A travers des dessins, des témoignages et des initiatives d'urbanisme ou d'éducation, notre dossier explore comment nos sociétés collaborent pour non seulement inclure les enfants mais font aussi l'effort de s'accroupir, pour mieux écouter - et devenir de meilleur·es adultes.
Plus que jamais, l'art de batir doit faire des notions de territoire et d'appropriation ses maitres-mots. Non pas l'un et l'autre mais l'un pour l'autre. Jusqua'lors, une ecole « contextualiste » avait fait d'un environnement proche le gisement d'anecdotes et de références pour asseoir un argumentaire et légitimer une construction. Le territoire n'est pas une mine, mais, au contraire, une école. L'observer n'est pas en extraire un charbon d'idées mais, au contraire, respecter une nature de renseignements. En ce sens, Rémy Marciano prone avec son agence une véritable psychanalyse des territoires. Les projets naissent ainsi d'un croisement des regards mais aussi dune démarche exploratoire. Arpenter un site, dialoguer avec ses habitants, comprendre son histoire sont autant de préalables. Avec les contributions de Marie Bovo, Armelle Caron, Bruno Fontana, Luigi Ghirri et Giuseppe Penone.