Microfinance et réduction de la pauvreté de la femme rurale en Afrique. Comprendre la dérive vers le
Kwin Jim Narem Bouyo ; Yemmafouo Aristide
L'HARMATTAN
14,50 €
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EAN :9782296967144
La crise caféière et le désengagement de l'Etat camerounais dans le domaine agricole ont contribué à la mise en place des mutuelles communautaires de croissance (MC2). Ces MC2 sont gérées par les membres d'une communauté et ont pour principale mission de mobiliser l'épargne des ruraux et de permettre à ceux-ci de bénéficier des crédits leur permettant de renforcer leurs activités économiques. Cependant, on constate que les activités des MC2 profitent plus aux commerçants et aux fonctionnaires de grandes villes. Concernant les femmes rurales, si le microcrédit leur permet d'améliorer leurs conditions de vie et de s'affirmer davantage au sein de leur foyer et de leur communauté, leur analphabétisme, leur manque d'information sur les avantages de crédits de MC2 et les garanties matérielles, et leur manque de confiance vis-à-vis des MC2 elles-mêmes les empêchent d'y accéder massivement. Le risque spécifique que représente le financement des activités agricoles explique la grande prudence des MC2 vis-à-vis des cultivatrices.
Nombre de pages
121
Date de parution
12/04/2012
Poids
165g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296967144
Titre
Microfinance et réduction de la pauvreté de la femme rurale en Afrique. Comprendre la dérive vers le
Auteur
Kwin Jim Narem Bouyo ; Yemmafouo Aristide
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
165
Date de parution
20120412
Nombre de pages
121,00 €
Disponibilité
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...