Ce livre regroupe deux pièces écrites à des périodes différentes. " Charlie & Co " met en scène la quête hallucinatoire de Charlie, une jeune femme avec une paire de seins de feu et son amant Sharli. Ces deux clowns psychopathes recherchent un objet précieux qu'ils ont eux-mêmes du mal à définir. Ils rencontrent Charly qu'ils prennent dans un premier temps, en ce jour de Mardi gras, pour une femme. Charlie et Sharli soupçonnent Charly d'avoir caché l'objet quelque part dans son corps. Aussi Charlie et Sharli entreprennent-ils de torturer Charly afin que Charly avoue cacher dans son corps l'objet précieux dont Charlie et Sharli ignorent la nature. Avec " Il nous faut l'Amérique ", tout commence par un pain, un pain tendre, un bon pain que Topitopi et Badibadi, sa femme enceinte, partagent avec Opolo, l'ami de la famille. Faute de caler les ventres, le bon pain est prétexte à des palabres de " nègres dans un tunnel ". Mais voilà que Badibadi, en poussant la porte des toilettes, fait apparaître la lumière. Le miracle a l'odeur du pétrole. Oui ! Badibadi pisse du pétrole ! Auteur de plus de trente pièces, Koffi Kwahulé s'amuse à nos dépens de toutes nos illusions, nos inconstances et notre quête d'un bonheur indéfinissable.
Nombre de pages
160
Date de parution
20/06/2018
Poids
226g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782355721854
Titre
Charlie &Co - Il nous faut l'Amérique
Auteur
Kwahulé Koffi
Editeur
ACORIA
Largeur
135
Poids
226
Date de parution
20180620
Nombre de pages
160,00 €
Disponibilité
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Toujours est-il que je ne me sens à l'aise qu'avec les Blancs racistes; avec eux je suis confiant, je sais à quoi m'en tenir, je sais où je mets les pieds. Tout de suite je me dis:"Voilà un Blanc."En revanche, je me méfie de ceux qui ont un ami sénégalais ou camerounais, les Monsieur-moi-je-connais-bienles-Noirs, les Monsieur-moi-j'ai-passé-vingt-ans-en-Afrique, qui n'écoutent que Miles Davis ou Tiken Jah Fakoly, qui ne jurent que par la spontanéité et l'élégance naturelle des nègres; ceux-là je m'en méfie. Ils me foutent mal à l'aise. Je ne mets pas en doute leur sincérité, mais ils me foutent mal à l'aise, c'est tout." Voici un roman fou qui révèle, plus que les sages, notre monde, au premier, au deuxième, au trentième degré!... Cent histoires s'enchâssent, mille facettes composent ce roman-mosaïque qui se passe surtout entre Paris et un village africain où règne une désopilante folie. Roman-rhapsodie, Monsieur Ki chante et nous enchante pour caresser à rebrousse-poil notre temps...
Comme il ne dit rien, comme il ne fait rien, comme il ne fait que danser, je lui demande comment il s'appelle. Comme ça. Pour dire quelque chose. Il me dit Djê, Djê Koadjo, mais les copains m'appellent Babyface. Je demande Quoi ? Il répète Babyface, avec la voix de l'enfant qui s'attend à une punition, et, pour la seconde fois, je craque, je fonds, je coule... Babyface ! On dirait la caresse d'une houppette dans le creux des cuisses. Babyface ! Comment peut-on ne pas aimer un mec qui s'appelle Babyface ? "
Quelque part en Afrique, une guerre fratricide a détruit tout le pays. Les vainqueurs, deux clowns sanguinaires, ont réussi à prendre la brasserie qui a résisté au massacre. Cette source de revenus du nouveau pouvoir, plus avide de profit que de démocratie, dépend d'une Européenne avec laquelle il faut composer...Des tueries des libérateurs de pacotille aux rouages du néocolonialisme, en passant par le détournement de l'argent public et les fausses promesses politiques, la pièce nous entraîne avec beaucoup de dérision et d'ironie dans les horreurs de la guerre et les dérives de ses lendemains.Ce mélange des langues, des cultures, des genres dans cette Brasserie, révèle la musicalité de l'écriture et la liberté de ton de Koffi Kwahulé.Né à Abengourou (Côte d'Ivoire). Acteur, metteur en scène, dramaturge et romancier, il s'est formé à l'Institut national des arts d'Abidjan, à l'école de la rue Blanche et à l'université de Paris III-Sorbonne Nouvelle où il a obtenu un doctorat d'études théâtrales. Il est l'auteur d'une vingtaine de pièces, publiées aux éditions Lansman, Actes Sud-Papiers, Acoria et Théâtrales, et traduites dans plusieurs langues.
Nous sommes en Algérie, au sortir d'une longue nuit de violence. La société montre sa soif de vie. Portes et fenêtres s'entrouvrent. Tout redevient comme avant. Réellement comme avant ? De cela, la jeune Sarah n'en veut pas. Comme avant, signifie que le pouvoir, tout le pouvoir, resterait entre les mains des hommes. Pourquoi s'y résigner ? Grandie dans la tourmente, Sarah a vu tant d'hommes fermer les yeux et baisser la tête face à l'ennemi commun. Haïes, harcelées, pourchassées, violées, lapidées pendant des lustres par les fous de Dieu, les femmes devraient donc, la paix revenue, se soumettre à nouveau aux quatre volontés des hommes ? Sarah refuse la normalisation programmée. Aidée par son jeune frère Salim, admirateur et complice fragile, elle choisit la stratégie de l'affrontement. Son combat sera terrible et sans merci.
Une femme décide de dévoiler l'intimité de son existence, à travers un récit polymorphe qui nous entraîne au plus profond de détours de son âme. Chaque phrase de la narratrice nous dévisage, identifiant en nous des personnages plausibles d'un roman qui apparaît comme un jeu d'écritures subtil et vivifiant.
Dans le carré musulman du cimetière de Lodève-en-Rivière, une jeune femme découvre par hasard le nom de Laïd Bourhala inscrit sur l'une des tombes. Pour recomposer l'histoire de cet homme né en Algérie, la jeune femme bascule dans le monde de la Mémoire. "Laïd Bourhala est mort le 4 mars 1983. Sa tombe est belle à Lodève-en-Rivière, et de lui, je ne sais rien de plus..."