Quelque part en Afrique, une guerre fratricide a détruit tout le pays. Les vainqueurs, deux clowns sanguinaires, ont réussi à prendre la brasserie qui a résisté au massacre. Cette source de revenus du nouveau pouvoir, plus avide de profit que de démocratie, dépend d'une Européenne avec laquelle il faut composer...Des tueries des libérateurs de pacotille aux rouages du néocolonialisme, en passant par le détournement de l'argent public et les fausses promesses politiques, la pièce nous entraîne avec beaucoup de dérision et d'ironie dans les horreurs de la guerre et les dérives de ses lendemains.Ce mélange des langues, des cultures, des genres dans cette Brasserie, révèle la musicalité de l'écriture et la liberté de ton de Koffi Kwahulé.Né à Abengourou (Côte d'Ivoire). Acteur, metteur en scène, dramaturge et romancier, il s'est formé à l'Institut national des arts d'Abidjan, à l'école de la rue Blanche et à l'université de Paris III-Sorbonne Nouvelle où il a obtenu un doctorat d'études théâtrales. Il est l'auteur d'une vingtaine de pièces, publiées aux éditions Lansman, Actes Sud-Papiers, Acoria et Théâtrales, et traduites dans plusieurs langues.
Nombre de pages
71
Date de parution
12/10/2006
Poids
122g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782842602321
Titre
Brasserie
Auteur
Kwahulé Koffi
Editeur
THEATRALES
Largeur
150
Poids
122
Date de parution
20061012
Nombre de pages
71,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Toujours est-il que je ne me sens à l'aise qu'avec les Blancs racistes; avec eux je suis confiant, je sais à quoi m'en tenir, je sais où je mets les pieds. Tout de suite je me dis:"Voilà un Blanc."En revanche, je me méfie de ceux qui ont un ami sénégalais ou camerounais, les Monsieur-moi-je-connais-bienles-Noirs, les Monsieur-moi-j'ai-passé-vingt-ans-en-Afrique, qui n'écoutent que Miles Davis ou Tiken Jah Fakoly, qui ne jurent que par la spontanéité et l'élégance naturelle des nègres; ceux-là je m'en méfie. Ils me foutent mal à l'aise. Je ne mets pas en doute leur sincérité, mais ils me foutent mal à l'aise, c'est tout." Voici un roman fou qui révèle, plus que les sages, notre monde, au premier, au deuxième, au trentième degré!... Cent histoires s'enchâssent, mille facettes composent ce roman-mosaïque qui se passe surtout entre Paris et un village africain où règne une désopilante folie. Roman-rhapsodie, Monsieur Ki chante et nous enchante pour caresser à rebrousse-poil notre temps...
Comme il ne dit rien, comme il ne fait rien, comme il ne fait que danser, je lui demande comment il s'appelle. Comme ça. Pour dire quelque chose. Il me dit Djê, Djê Koadjo, mais les copains m'appellent Babyface. Je demande Quoi ? Il répète Babyface, avec la voix de l'enfant qui s'attend à une punition, et, pour la seconde fois, je craque, je fonds, je coule... Babyface ! On dirait la caresse d'une houppette dans le creux des cuisses. Babyface ! Comment peut-on ne pas aimer un mec qui s'appelle Babyface ? "
Ce livre regroupe deux pièces écrites à des périodes différentes. " Charlie & Co " met en scène la quête hallucinatoire de Charlie, une jeune femme avec une paire de seins de feu et son amant Sharli. Ces deux clowns psychopathes recherchent un objet précieux qu'ils ont eux-mêmes du mal à définir. Ils rencontrent Charly qu'ils prennent dans un premier temps, en ce jour de Mardi gras, pour une femme. Charlie et Sharli soupçonnent Charly d'avoir caché l'objet quelque part dans son corps. Aussi Charlie et Sharli entreprennent-ils de torturer Charly afin que Charly avoue cacher dans son corps l'objet précieux dont Charlie et Sharli ignorent la nature. Avec " Il nous faut l'Amérique ", tout commence par un pain, un pain tendre, un bon pain que Topitopi et Badibadi, sa femme enceinte, partagent avec Opolo, l'ami de la famille. Faute de caler les ventres, le bon pain est prétexte à des palabres de " nègres dans un tunnel ". Mais voilà que Badibadi, en poussant la porte des toilettes, fait apparaître la lumière. Le miracle a l'odeur du pétrole. Oui ! Badibadi pisse du pétrole ! Auteur de plus de trente pièces, Koffi Kwahulé s'amuse à nos dépens de toutes nos illusions, nos inconstances et notre quête d'un bonheur indéfinissable.
Jérôme Laronze, paysan éleveur, résistant aux injonctions de traçage sanitaire de ses bêtes au nom d'une agriculture humaine, est abattu par un gendarme au neuvième jour de sa cavale. En neuf mouvements comme neuf étapes d'un oratorio imprécatoire, sa soeur prend la parole et, dans un souffle, érige telle Antigone un monument à ce frère dont elle dénonce la mort. Les Deux sont des soeurs, la grande et la petite, coincées dans leur village désindustrialisé, vouées à un destin de victimes par un déterminisme social contre lequel seule la petite semble décidée à se battre. Par de courtes scènes aux dialogues épurés et saillants comme des uppercuts, l'auteur plonge dans cette France périphérique oubliée. Avec ces deux textes très différents, Guillaume Cayet poursuit sa recherche d'un théâtre de résistance. Il offre une partition quasi musicale pour une actrice, mais aussi une large distribution pour des troupes. Un théâtre à lire et à jouer pour rester debout.
Qui n'a jamais entendu le nom d'Antigone ? Celle qui se dresse contre l'injustice demeure plus que jamais une source d'inspiration et un modèle. Suzanne Lebeau s'est emparée de ce mythe pour le raconter à hauteur d'adolescente. Depuis la méprise fatale d'OEdipe, tuant son père et épousant sa mère, jusqu'à la révolte d'Antigone, refusant de laisser son frère sans tombeau et enfreignant l'interdit de son oncle Créon, elle redonne vie à cette histoire terrible et fascinante. Mêlant le récit du choeur aux voix de Créon et d'Antigone, la pièce dévoile toute la complexité des liens du sang et interroge : que doit-on suivre, la loi ou notre conscience ? Qu'est-ce que gagner veut dire ?
Des pluies diluviennes se sont abattues sur un petit village isolé. La vague de boue a éventré la salled'écriture, où des habitants se réunissaient pour recueillir les souvenirs; depuis l'exode de leurs enfants, ils avaient écrit leur histoire. Maintenant, tout est à refaire. Secondé par Danny-l'Enfant-Seul, l'unique enfant demeuré sur place, Samuel entreprend d'immortaliser l'?uvre de son groupe d'écrivains au moment même où ceux-ci s'apprêtent à l'abandonner. "Nos cultures et nos mémoires sont comparables à ces vieillards qui luttent contre une disparition inévitable. Un monde se meurt... De quoi sera fait le prochain?", interroge Michel Marc Bouchard. Un texte émouvant, une réflexion sur la mémoire et l'écriture, avec l'humour et la poésie que l'on connaît à l'auteur des Muses orphelines.
Jojo est un solo boy urbain. Dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. Surgissent deux fées un peu déglinguées, Anita et sa vieille mère Jilette. Des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au RMI (Revenu Magique d'Insertion). Anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. Commence alors pour Jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (Batman, Billy Juan Poucet dit le P'tit...). Ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité.Avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, Stéphane Jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. C'est touchant, drôle: un bonheur à lire et à jouer.