Raison sanglante. Essais pour une critique émancipatrice de la modernité capitaliste et des Lumières
Kurz Robert ; Kukulies Wolfgang
CRISE ET CRITIQ
18,00 €
Epuisé
EAN :9782490831104
Depuis le 11 septembre 2001, cest avec une arrogance jamais atteinte jusquici que les idéologues de "l'économie de marché et de la démocratie" invoquent leur enracinement dans la grande philosophie des Lumières. Oubliée la "Dialectique des Lumières" dAdorno et Horkheimer, oubliée la critique de l'eurocentrisme : il nest pas jusquà certaines fractions de la gauche qui saccrochent à une prétendue "promesse de bonheur bourgeoise" alors même que la mondialisation du capital ravage la planète. Robert Kurz sattaque ici aux "valeurs occidentales" contre le mainstream intellectuel et au-delà de la critique passée des Lumières. Dans des essais théoriques polémiques et fondateurs on voit sébaucher une nouvelle critique radicale de la forme-sujet moderne (déterminée de manière masculine) et ce non pas pour faire léloge dun romantisme réactionnaire mais afin de montrer que les Lumières et les contre-Lumières bourgeoises ne sont que les deux côtés de la même médaille.
Nombre de pages
260
Date de parution
11/06/2021
Poids
400g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782490831104
Titre
Raison sanglante. Essais pour une critique émancipatrice de la modernité capitaliste et des Lumières
Auteur
Kurz Robert ; Kukulies Wolfgang
Editeur
CRISE ET CRITIQ
Largeur
140
Poids
400
Date de parution
20210611
Nombre de pages
260,00 €
Disponibilité
Epuisé
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A la veille de la seconde guerre d'Irak (2003), Robert Kurz stigmatise la gauche allemande qui se révèle incapable d'assumer une position à la fois antiguerre et anticapitaliste. Car cette guerre est le produit du capitalisme mondialisé en crise. Prisonnière de vieux schémas caducs, la gauche n'a opéré aucun renouvellement théorique. Or, sans une théorie de la crise, sans une critique de la démocratie balistique et des situations d'anomie (guerres civiles, Etats-voyous) qui se développent aux marges du capitalisme, elle ne pourra sortir de ses contradictions et combattre les guerres du nouveau désordre mondial, de Kaboul à Manhattan, et de Grozny à Kinshasa.
Globalisation, méga fusions, fièvre boursière, déshumanisation, lutte pour un ordre mondial, barbarie... Bon nombre de développements économiques et sociaux actuels ont déjà été prévus par Karl Marx. Robert Kurz, sociologue et participant actif au mouvement social en Allemagne, fait une nouvelle critique du capitalisme. Au-delà du «marxisme du travail », il présente et commente les principaux textes de « l'autre Marx ». Ce choix fait apparaître Marx comme théoricien du fétichisme moderne, comme critique radical de la production marchande, du travail et de la politique. Une lecture indispensable pour apprendre quelque chose de nouveau de Marx et comprendre la crise mondiale du XXIè siècle.
Perte de sens du travail, chômage de masse, ravages psychologiques, catastrophes écologiques, révoltes sociales : les jours de cette société semblent comptés, et dans de nombreuses régions du monde elle ne fonctionne plus du tout. Tout en remontant aux racines de cette crise qui pourrait bien être la dernière, Robert Kurz souligne les impasses de la pensée de gauche comme du marxisme traditionnel, qui prétendent offrir une alternative au système économique dominant. Tous deux se sont construits sur une opposition entre travail et capital, valorisant une classe ouvrière productrice de richesses dont il faudrait revendiquer une meilleure distribution. Kurz avance pour sa part une thèse provocatrice : le travail n'est rien d'autre que la substance du capital, et ce qu'il fabrique ne ressemble en rien à des richesses. Ne pas questionner le travail, c'est donc s'interdire de remettre en question l'organisation de la production, ses modalités techniques, ses conséquences sociales et environnementales. C'est oublier aussi que les luttes populaires n'ont jamais été aussi fortes que lorsqu'elles ont refusé la condition ouvrière. En omettant de critiquer le travail, la gauche et le marxisme traditionnel ont finalement adopté le point de vue du capital. A partir d'une réactualisation de certaines intuitions de Marx, Robert Kurz propose au contraire une théorie critique de la société actuelle qui ne s'arrête pas à son écorce, mais l'attaque dans son noyau substantiel.
Kurz Robert ; Homs Clément ; Feldmann Daniel ; Bol
Depuis les massacres du 7-Octobre, perpétrés par la branche islamiste du mouvement palestinien, et l'effroyable punition collective infligée aux Gazaouis par le gouvernement israélien, nous assistons à une intensification dramatique d'un problème récurrent dans la question nationale Israël-Palestine : la saturation idéologique qui transforme ce conflit en un déversoir de projections émotionnelles de tous bords. Ces projections, aussi fantasmatiques que meurtrières, alimentées par les deux camps et leurs soutiens inconditionnels respectifs, ne se contentent plus de déborder les enjeux intrinsèques au conflit : elles entretiennent l'impasse nationale avec un zèle destructeur et attisent les idéologies de crise qui accompagnent le capitalisme à l'échelle mondiale, devenant l'un de leurs carburants privilégiés.
Kurz Robert ; Homs Clément ; Feldmann Daniel ; Bol
Depuis les massacres du 7-Octobre, perpétrés par la branche islamiste du mouvement palestinien, et l'effroyable punition collective infligée aux Gazaouis par le gouvernement israélien, nous assistons à une intensification dramatique d'un problème récurrent dans la question nationale Israël-Palestine : la saturation idéologique qui transforme ce conflit en un déversoir de projections émotionnelles de tous bords. Ces projections, aussi fantasmatiques que meurtrières, alimentées par les deux camps et leurs soutiens inconditionnels respectifs, ne se contentent plus de déborder les enjeux intrinsèques au conflit : elles entretiennent l'impasse nationale avec un zèle destructeur et attisent les idéologies de crise qui accompagnent le capitalisme à l'échelle mondiale, devenant l'un de leurs carburants privilégiés.
À l'heure où les débats sur le conflit israélo-palestinien, l'antisémitisme et les engagements antiracistes fragmentent les milieux progressistes, cet ouvrage propose une plongée sans concessions dans l'une des thématique les plus sensible du progressisme contemporain : le rapport de la gauche à l'antisionisme. À partir d'un ancrage antiraciste et anti-autoritaire, l'auteur interroge les impasses d'un militantisme piégé par ses propres slogans, en particulier lorsque la question juive se retrouve rabattue sur un seul signifiant : Israël. En articulant des éléments de théorie politique, de sociologie militante et de géopolitique critique, l'ouvrage explore les glissements qui peuvent mener d'un antisionisme politique à un antisémitisme masqué, parfois même assumé. Et de se demander : existe-t-il un antisionisme progressiste qui ne soit pas réactionnaire ? À quelles conditions le sionisme peut-il redevenir un objet de discussion politique, et non un mot tabou ou un épouvantail ...