L'Effondrement de la modernisation. De l'écroulement du socialisme de caserne à la crise de l'économ
Kurz Robert ; Jappe Anselm ; Vogele Johannes
CRISE ET CRITIQ
19,00 €
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EAN :9782490831098
Paru en 1991 et rapidement devenu un véritable best-seller en Allemagne, l'ouvrage vendu à plus de 25 000 exemplaires, constitue le premier ouvrage majeur de Robert Kurz et inaugure la théorie critique de la valeur. "Jamais il n'y eut de fin aussi totale". Avec cette phrase commence une analyse décapante de l'économie mondiale et de l'ensemble du processus de modernisation : une contre-histoire du capitalisme au XXe siècle. Et ce que personne n'aurait plus cru possible : le noyau théorique à partir duquel l'auteur développe son argumentation est la critique de l'économie politique d'un certain Karl Marx enterré pour la énième fois avec la chute du Mur de Berlin. Une fois les concepts de Marx débarrassés du ballast marxiste traditionnel, il est étonnant de voir quelle puissance analytique est encore contenue dans cette critique. Toutefois, Kurz ne l'applique pas seulement à ce qui s'est toujours réclamé du capitalisme, mais, avec la même détermination, aux régimes du "second monde", qui dépendaient de l'URSS ou relevaient du "tiers-monde". Examinant l'ensemble du processus de modernisation capitaliste dans ses différents modèles, l'auteur procède ici à une interprétation originale de la chute des pays socialistes, qui comprend le bout du chemin que ces économies avaient atteint dans le contexte d'une crise fondamentale du capitalisme qui allait, hier, toucher l'Est, comme aujourd'hui, l'ensemble du marché mondial.
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Nombre de pages
303
Date de parution
16/04/2021
Poids
368g
Largeur
140mm
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EAN
9782490831098
Titre
L'effondrement de la modernisation. De l'écroulement du socialisme de caserne à la crise de l'économ
Auteur
Kurz Robert ; Jappe Anselm ; Vogele Johannes
Editeur
CRISE ET CRITIQ
Largeur
140
Poids
368
Date de parution
20210416
Nombre de pages
303,00 €
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Postone Moishe ; Kurz Robert ; Homs Clément ; Clau
Comment expliquer qu'à peine trois quarts de siècle après la Shoah, la menace antisémite resurgisse avec une intensité renouvelée ? Les auteurs et autrices réunis dans cette première anthologie en langue française consacrée à la Théorie critique de l'antisémitisme examinent la dimension structurelle de l'antisémitisme moderne, en invitant à éclairer cette forme de haine à travers les logiques de socialisation propres à la société capitaliste. Composé de deux parties intitulées "Antisémitisme et capitalisme" et "Shoah et Théorie critique" , il conjugue l'analyse des idéologies, la critique marxienne de l'économie politique, la psychanalyse, ainsi que les sciences sociales et historiques, pour explorer les imbrications complexes de l'antisémitisme avec le sexisme, le racisme, le complotisme et l'antisionisme. L'ouvrage invite à interroger la genèse des configurations historiques de l'antisémitisme, tant avant qu'après la Shoah, jusqu'à ses manifestations postmodernes.
A la veille de la seconde guerre d'Irak (2003), Robert Kurz stigmatise la gauche allemande qui se révèle incapable d'assumer une position à la fois antiguerre et anticapitaliste. Car cette guerre est le produit du capitalisme mondialisé en crise. Prisonnière de vieux schémas caducs, la gauche n'a opéré aucun renouvellement théorique. Or, sans une théorie de la crise, sans une critique de la démocratie balistique et des situations d'anomie (guerres civiles, Etats-voyous) qui se développent aux marges du capitalisme, elle ne pourra sortir de ses contradictions et combattre les guerres du nouveau désordre mondial, de Kaboul à Manhattan, et de Grozny à Kinshasa.
Résumé : La véritable cause de la crise structurelle du capitalisme se trouve sous la surface financière, dans les profondeurs contradictoires du mécanisme capitaliste. Ce livre, en quelques pages, analyse aussi bien la logique du capital global que sa trajectoire historique et rend les outils de la pensée marxienne aptes à rétablir le lien logique entre la gigantesque bulle des marchés financiers, la dette croissante des Etats et des entreprises et la crise plus générale du capitalisme. Le lecteur sort ainsi du faux semblant - aux relents antisémites - des "? personnifications ? " actuelles de la crise, depuis les cris contre la caste des spéculateurs jusqu'aux délires du complotisme le plus impuissant.
Résumé : Le sol de la démocratie victorieuse liée à l'économie de marché se révèle être un morne désert, et c'est sur ce sol même que le nouvel extrémisme de droite se développe. Comme Saturne, le totalitarisme démocratique de l'économie de marché dévore ses propres enfants. La logique de domination interne du système de marché démocratique s'extériorise de manière répressive et elle ne génère tout d'abord pas, en réaction, une nouvelle critique émancipatrice, mais un écho meurtrier d'elle-même. La démocratie et l'extrémisme de droite vont ensemble comme des jumeaux siamois, liés intérieurement par la circulation sanguine du processus de valorisation abstrait et de ses contraintes muettes.
Postone Moishe ; Kurz Robert ; Homs Clément ; Clau
Comment expliquer qu'à peine trois quarts de siècle après la Shoah, la menace antisémite resurgisse avec une intensité renouvelée ? Les auteurs et autrices réunis dans cette première anthologie en langue française consacrée à la Théorie critique de l'antisémitisme examinent la dimension structurelle de l'antisémitisme moderne, en invitant à éclairer cette forme de haine à travers les logiques de socialisation propres à la société capitaliste. Composé de deux parties intitulées "Antisémitisme et capitalisme" et "Shoah et Théorie critique" , il conjugue l'analyse des idéologies, la critique marxienne de l'économie politique, la psychanalyse, ainsi que les sciences sociales et historiques, pour explorer les imbrications complexes de l'antisémitisme avec le sexisme, le racisme, le complotisme et l'antisionisme. L'ouvrage invite à interroger la genèse des configurations historiques de l'antisémitisme, tant avant qu'après la Shoah, jusqu'à ses manifestations postmodernes.
Résumé : "Grise, mon ami, est toute théorie, Mais vert est l'arbre d'or de la vie". C'est en renversant de manière provocatrice cette célèbre formule du Faust de Goethe, que Robert Kurz engage une vaste histoire critique de l'impatience activiste, du "problème de la praxis" et de sa relation à la théorie chez les penseurs et les différents mouvements de gauche. C'est sur le mode de la tabula rasa que l'auteur réexamine entièrement le problème de la relation de la praxis et de la théorie, qu'il en ébranle les fondations classiques, redéfinit les termes et balaye les fausses oppositions. S'appuyant sur Horkheimer et Adorno tout en les dépassant, l'auteur dresse un large panorama des débats historiques qui ont jalonné la question de la praxis : l'opposition classique entre théories de la structure et théories de l'action, le "marxisme occidental" , le marxisme structuraliste de Louis Althusser, l'opéraïsme et le post-opéraïsme jusqu'à John Holloway mais aussi Michel Foucault.
Le capitalisme est le premier régime de l'histoire à acheminer le monde vers un gouffre énergétique qu'il perfectionne en intégrant la contrainte d'efficience énergétique à son axiome initial. La crise énergétique et ses retombées écologiques constituent partout le mur externe du métabolisme capitaliste. Pourtant, la thèse, jamais démentie par le marxisme traditionnel, de la réappropriation des moyens de production par les forces productives, reste largement partagée. Dans l'horizon d'un dépassement véritable de la forme de vie capitaliste, l'abolition du travail ne peut que signifier aussi la fin des technologies qui en ont indissociablement accompagné le développement, sous peine de réitérer une énième critique tronquée du capitalisme. Seule une exigence d'émancipation portée jusqu'à cette pointe pourrait à la fois cesser de consumer sans limites le monde matériel et offrir les bases sociales d'une autonomie retrouvée des techniques et des activités de production.
Avec son théorème de la "valeur-dissociation" , Roswitha Scholz propose une critique féministe du patriarcat capitaliste au-delà du progressisme politique, du marxisme traditionnel et de tous les développements postmodernes. Elle effectue une critique radicale de la modernité comprise comme patriarcat producteur de marchandises, ce qui la conduit à refuser de se laisser enfermer aussi bien dans la croyance en un progrès immanent de la modernité, que dans les "contradictions secondaires" , l'essentialisme naturalisant ou le différentialisme post-structuraliste. Les essais rassemblés dans ce volume mènent une discussion critique de divers courants et auteures féministes - de Judith Butler, Nancy Fraser et Maria Mies à Silvia Federici - afin d'analyser l'essence de la modernité comme totalité sociale brisée, où les deux pôles de la "valeur" et de la "dissociation" reproduisent le rapport patriarcal du masculin et du féminin jusque dans la barbarisation postmoderne et l'effondrement du patriarcat producteur de marchandises. Ce dernier, déjà entamé, n'aura aucune portée émancipatrice. Roswitha Scholz est, aux côtés de Robert Kurz et des membres de la revue Exit ! , l'une des principales théoriciennes en Allemagne du courant de la critique de la valeur-dissociation (Wert-Abspaltungskritik). Elle s'attache à théoriser le lien entre capitalisme et patriarcat moderne ainsi que les métamorphoses de ce patriarcat, et à dépasser les féminismes de l'égalité et de la différence, comme les féminismes intersectionnels, déconstructionnistes, matérialistes, écoféministes ou de la "lutte des classes" .