Ambre. Trésors de la mer Baltique du XVIe au XVIIIe siècle
Kugel Alexis ; Kulka Rahul ; Benoit Guillaume ; Ke
HAYOT
85,00 €
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EAN :9791096561322
L'ambre est une matière unique qui fascine depuis l'Antiquité. Légère, aromatique, délicate, aux propriétés électriques, elle se décline dans une gamme de couleurs allant du rouge sombre translucide au blanc opaque. De l'époque romaine jusqu'au XVIIIe siècle, les savants se perdirent en conjectures sur son origine, certains la définissant comme du sperme de baleine, d'autres comme de l'urine de lynx solidifiée. Son mystère la parait de vertus médicinales. Les inclusions d'insectes ou de petits animaux qu'on y trouve parfois prisonniers font de l'ambre un symbole d'immortalité. Pline l'Ancien devine sa nature en y voyant le résultat d'une résine végétale, mais ce n'est qu'en 1757 que le savant russe Mikhaïl Lomonossov détermina son origine réelle. Il s'agit d'une résine fossilisée provenant, pour les objets de ce catalogue, d'une forêt préhistorique datant d'environ 30 à 40 millions d'années, située sous la mer Baltique, entre les villes de Dantzig (aujourd'hui Gdansk en Pologne) et Königsberg (aujourd'hui Kaliningrad en Russie), alors en Prusse-Orientale. La présence de nombreux bijoux et figurines en ambre baltique dans le monde grec et romain, dans la tombe de Toutankhamon, et jusqu'en Chine, offre un éclairage fascinant sur les échanges commerciaux de l'époque, le long de la « route de l'ambre » de la Baltique à l'Adriatique. Au XVIe siècle, le grand maître Albert de Brandebourg-Ansbach se convertit au protestantisme et transforme l'ordre des Chevaliers teutoniques en duché de Prusse. Ses docteurs publient les premiers livres sur l'extraction de l'ambre et ses vertus médicinales. C'est le début d'une formidable expansion du commerce et de la production des objets d'art en ambre. Ils deviennent les cadeaux diplomatiques de la Prusse par excellence et sont recherchés pour orner les Kunstkammern des souverains et des princes d'Europe. L'exposition Ambre : trésors de la mer Baltique XVIe-XVIIIe siècles est la première manifestation dédiée à cette matière en France. Il a fallu près de vingt ans à la Galerie Kugel pour réunir la cinquantaine d'oeuvres qui y seront exposées. Mêlant sculptures, coffrets, coupes et jeux, l'immense variété des pièces présentées illustre la fascination pour l'ambre du XVIe au XVIIIe siècle et le talent des artistes pour mettre en valeur toutes les nuances de cette matière extraordinaire. Notre ouvrage réunit ces objets d'exception et les accompagne d'une étude scientifique sur l'ambre, ses origines, son utilisation commerciale et artistique.
Nombre de pages
367
Date de parution
17/11/2023
Poids
2 346g
Largeur
218mm
Plus d'informations
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EAN
9791096561322
Titre
Ambre. Trésors de la mer Baltique du XVIe au XVIIIe siècle
Auteur
Kugel Alexis ; Kulka Rahul ; Benoit Guillaume ; Ke
Editeur
HAYOT
Largeur
218
Poids
2346
Date de parution
20231117
Nombre de pages
367,00 €
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La galerie J. Kugel présente la première exposition dédiée à l'art du « piqu?, développé à Naples dans la première moitié du XVIIIe siècle, une technique qui conjugue une extravagante inventivité, une virtuose habileté et un luxe inouï. Ces objets extraordinaires rassemblent trois matériaux précieux : l'écaille, l'or et la nacre. Selon Nicolas Kugel : « Cette fascinante combinaison est sublimée par la lumière qui fait étinceler l'or, révèle l'iridescence de la nacre et pénètre la sombre diaphanéité de l'écaille. » L'exposition présente plus de cinquante objets, réunis autour du chef-d'oeuvre de cette technique, la table de Sarao, prêtée pour la première fois par le musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg. Ces ?uvres furent réalisées entre 1720 et 1760 pour les amateurs et la Cour, en particulier pour Charles de Bourbon, roi de Naples en 1734, qui transforma son royaume en l'une des Cours d'Europe les plus resplendissantes et cosmopolites. Les auteurs de ces merveilles étaient appelés « Tartarugari ». Le plus fameux d'entre eux fut Giuseppe Sarao, dont l'atelier s'adossait aux murs du palais royal et qui a signé certaines pièces présentées dans l'exposition. Ces artistes de génie parvinrent non seulement à souder et mouler l'écaille à l'aide d'eau bouillante et d'huile d'olive, mais encore à y incruster l'or et la nacre dans l'écaille encore attendrie. Ils créèrent les formes les plus extravagantes sur lesquelles ils déployèrent, grâce à l'art du « piqu?, les décors à la mode : singeries, chinoiseries ou grotesques. Alexis Kugel explique avec humour : « L'exposition justifie son titre Complètement piqué à la fois par l'inventivité démente des artistes et le fol engouement que cet art suscita chez les collectionneurs du XIXe siècle, en particulier chez les membres de la famille Rothschild. De nombreuses pièces pouvant s'enorgueillir de cette provenance prestigieuse seront présentées. » L'exposition est accompagnée d'un catalogue illustré présentant, pour la première fois, une étude complète sur le sujet. La version française sera publiée par Monelle Hayot et la version anglaise par Rizzoli.