Le présent volume comprend un dossier de 10 contributions consacrées aux traités néopythagociens Sur la royauté. Ces traités sont une étape majeure et méconnue dans l'évolution de la pensée politique sur la monarchie. Attribués à Diotogène, Ecphante et Sthénidas, ils sont connus par des fragments recueillis par Stobée vers la fin du ve siècle. Des spécialistes de philologie, d'histoire et de philosophie antiques font ici le point des débats scientifiques à leur sujet, qu'ils concernent leur datation, leurs auteurs, leur public, leur interprétation historique ou leurs rapports d'intertextualité tant avec les fondateurs de la philosophie politique comme Platon qu'avec des penseurs plus éclectiques comme Plutarque. Les varia comptent sept contributions relatives à l'interprétation de l'Antiquité grecque et romaine (histoire, langue et littérature), portant sur le linéaire A et B, la propriété de la terre à Sparte et ses représentations successives, la prosopographie de la Rome républicaine, l'image littéraire du plongeon comme pratique funéraire utopique, la signification des sphinx sur la statue d'Auguste à Prima Porta et l'influence de Thucydide sur la pensée de Machiavel.
Nombre de pages
278
Date de parution
26/11/2020
Poids
600g
Largeur
180mm
Plus d'informations
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EAN
9791034400768
Auteur
Gangloff Anne
Editeur
PU STRASBOURG
Largeur
180
Date de parution
20201126
Nombre de pages
278,00 €
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La notion de « culture politique » désigne à la fois la connaissance et l’expérience que tout un chacun peut avoir d’un système de gouvernement et une nouvelle approche du politique qui s’est développée à partir des années 1950 : celle-ci est focalisée sur les formes d’expression du pouvoir – notamment les formes symboliques (cérémonies, rituels, spectacles, etc.) – et sur la communication entre gouvernants et gouvernés.Ce manuel propose, pour la première fois, une étude des principaux aspects de la culture politique romaine de la fin du IIe siècle av. J.-C. jusqu’au IIIe siècle apr. J.-C., en examinant plus spécialement la culture politique impériale et les liens entre les habitants de l’Empire romain et une figure du pouvoir à la fois proche et lointaine.Comment les citoyens et sujets de l’Empire ont-ils appréhendé le pouvoir romain ? Quels étaient leurs connaissances du politique et leur degré de participation, d’adhésion au gouvernement ? Après une introduction consacrée au cadre conceptuel et historiographique sont étudiées les principales différences entre cultures politiques républicaine et impériale, l’éducation et la formation politiques entendues au sens large du terme, la figure de l’empereur, la communication, l’évolution des pratiques du pouvoir et de la pensée politique, l’expression de la loyauté et les oppositions.
Le pouvoir rend-il fou ? Cette question ? toujours d'actualité dans les médias ? a été appliquée au monde romain par les savants du xixe siècle, qui se sont passionnés pour la psychopathologie des Césars au point de forger un mot, la « césarite », pour désigner la folie liée à l'exercice du pouvoir, qui aurait caractérisé des empereurs comme Caligula, Néron ou Domitien. Si cette thèse des « césars fous » a été contestée depuis par les historiens, nombreux sont ceux qui ont pris le risque d'établir des diagnostics médicaux rétrospectifs. Confrontant pour la première fois les points de vue d'historiens et de spécialistes de la médecine, ce livre entend démontrer toute la complexité et l'ambiguïté du discours antique sur la santé du prince, à partir de nouveaux questionnements.
Gangloff Anne ; Huet Valérie ; Vendries Christophe
Cet ouvrage a pour ambition de partir à la recherche d'une possible caricature antique. Il confronte pour la première fois sur le sujet les points de vue de spécialistes des textes et des images. Il ouvre la discussion sur ses conditions d'existence, en essayant d'identifier des auteurs d'oeuvres caricaturales, des domaines et des genres artistiques et littéraires plus particulièrement propres à la production de caricatures, en mettant en relief aussi des problèmes de sources ou de catégorisations.
Fin XIXe, le professeur Adolf Michaelis entreprend la création d'une importante collection de céramiques antiques au sein de l'université de Strasbourg. Des vestiges du passé pour la première fois étudiés et analysés. Créée par Adolf Michaelis pour répondre aux besoins de son enseignement, la collection d'originaux antiques de l'Institut d'archéologie classique de l'université de Strasbourg témoigne de façon exceptionnelle du développement des collections universitaires européennes à la fin du XIXe siècle et notamment des modalités de collecte, de restauration et de conservation des pièces. Grâce à des documents d'archives inédits, cet ouvrage analyse l'histoire de la collection de céramiques de cet antiquarium, entre Allemagne et France, et analyse le fonctionnement des réseaux archéologiques européens qui ont contribué à son enrichissement progressif. Il propose également un catalogue illustré des plus belles céramiques, choisies parmi les vases attiques, les vases corinthiens et les pièces provenant des fouilles de Schliemann à Hissarlik. Tout en mettant en lumière l'importance de la collection exceptionnelle réunie par Michaelis, il permet de mieux comprendre les pratiques muséales et archéologiques de la fin du XIXe siècle et du XXe siècle.
Qui a tué l'auteur francophone ?? De l'Afrique aux Antilles, en passant par l'Amérique du Nord et le Vietnam, cette enquête originale de recherche-création revient sur la disparition des écrivains francophones dans le champ littéraire actuel. Qui a tué l'auteur francophone ? Est-ce-là l'oeuvre d'un rival jaloux, l'aveu brutal d'un lecteur déçu, ou le plan orchestré par un tueur en série, à la route pavée de cadavres défigurés et de romans inachevés ? La découverte du coupable impliquera de mener l'enquête sur plusieurs continents, de l'Afrique subsaharienne à l'Amérique du Nord, en passant par la Suisse, les Antilles, le Maghreb et le Vietnam. Elle supposera aussi la traversée des oeuvres de quatorze autrices et auteurs, en apparence très éloignés les uns des autres ; dans cette enquête en terres francophones, leurs romans (policiers ou non) constitueront autant d'indices, dont les correspondances et recoupements inattendus permettront l'éclaircissement d'une bien ténébreuse affaire. Cette enquête, conçue dans l'esprit de la critique policière défendue par Pierre Bayard, est aussi le lieu d'une réflexion sur la posture de l'écrivain francophone en " victime " dans le champ littéraire actuel. Elle aboutira à la mise en évidence d'une génération d'auteurs francophones qui s'inscrivent dans la filiation commune d'un " Odipe noir ", à la fois enquêteur, coupable et romancier.