Krudy Gyula ; Desarbres Paul-Victor ; Métayer Guil
CIRCE
10,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782842423490
Pistoli, héros gourmet, Dom Juan et noceur invétéré d'une région de Hongrie qui ressemble parfois au Grand Ouest, revient après une longue absence ; dans un précédent roman, Krùdy nous a décrit son enterrement. Ainsi revenu de l'au-delà, Pistoli se barricade dans sa demeure, comme pour se venger des femmes, des tavernes et du monde qui l'ont déçu. Son ancien amour, Rizujlett, ne parvient à lui soutirer autre chose que l'expression d'une profonde lassitude et d'une certaine mysogynie. Seuls les cris éplorés de Madame Cléophas qui s'est fait dérober son coq par les Tsiganes, lui font reprendre son cheval pour un périple qui sonne comme une rencontre avec son ancienne vie. C'est alors, dans une auberge du bord de route que commence, dans une atmosphère de brumes et de fumée, une autre histoire où cette-fois-ci une femme prend la parole pour raconter sa propre vie, dans un magistral contre-point où les hommes se succèdent, dans un récit que Pistoli doit subir avant d'obtenir enfin ce pour quoi il est venu. Krûdy met en scène le personnage du séducteur vieilli avec une souriante nostalgie. Le parcours initiatique de son héros et sa rencontre avec une femme mystérieuse se déroulent dans un univers dont Krûdy pressentait la fin, lui qui écrivait ce récit durant la Première Guerre mondiale : celui des grandes routes, des auberges, des galantes, de l'aristocratie de province et des Tsiganes qu'il fait resurgir dans une atmosphère onirique, sans quitter le chemin d'une prose tantôt lyrique par la magie de ses descriptions, tantôt savoureuse et pleine d'humour. On y reconnaît la figure d'un très grand écrivain.
Nombre de pages
117
Date de parution
19/09/2013
Poids
130g
Largeur
120mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782842423490
Titre
Le coq de madame Cléophas
Auteur
Krudy Gyula ; Desarbres Paul-Victor ; Métayer Guil
Editeur
CIRCE
Largeur
120
Poids
130
Date de parution
20130919
Nombre de pages
117,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Fin du XIXe siècle, Budapest plongée dans la brume de l'hiver. Que vient chercher Szomjas, le vieil homme nostalgique, en revenant sur les lieux de sa jeunesse aux Sept Hiboux ? Pourquoi Jozsias, l'écrivain de trente ans en quête de notoriété, doit-il affronter tant d'obstacles dans ses projets littéraires et dans sa vie amoureuse ? Que peuvent bien se dire ces deux personnages ? Krudy nous fait revivre cette "fin de siècle" où se heurtent les générations et leurs idéaux. Krudy, avec l'oeil d'un cinéaste, nous offre des tableaux d'hiver envoûtants, propices au rêve et aux visions. Guidé par le désir d'aventure, il nous conduit dans les rues aux noms imagés, donne vie à leurs quartiers, révèle les odeurs, dévoile ses mets préférés. Tel le Danube "en marche", le roman nous réserve des surprises. Le courant d'abord léger, malicieux, nous entraîne peu à peu dans les profondeurs de l'âme, les contradictions des personnages complexes et attachants, la tragédie, mais aussi l'amour passionné omniprésent. Les femmes - Leonora, Zsofia, Aldaska, vrais ressorts de ses héros, "mènent le monde". Pour être classique, Sept Hiboux n'en est pas moins un roman très actuel et visionnaire. Krudy, profondément hongrois, poète, nous livre ici une oeuvre d'intérêt universel.
Les statues meurent aussi, court métrage réalisé par Alain Resnais et Chris Marker en 1953, défendait la thèse d'une liquidation de l'art africain par le colonialisme. Que reste-t-il aujourd'hui des questions qu'il posait ? Quelles relations entretenons-nous, cinquante ans après les premières Indépendances, avec les " objets ", masques et statues, africains ? Leur présence nous adresse-t-elle encore une parole quelconque ? Contribue-t-elle à nourrir la promesse d'une " nouvelle communauté " qu'évoquait dans son dernier mouvement le film de Resnais et Marker ? Pour relever l'invitation que les statues nous adressent à nous engager dans d'autres modes de perception et de compréhension que ceux qui correspondent à nos objets et concepts habituels, sont appelés à la rescousse, tour à tour, le cinéma européen des années cinquante et soixante, la poétique de Francis Ponge, la philosophie de l'histoire de Walter Benjamin.
Rédigé et publié en 1936, "Le raconteur" est l'un des textes les plus caractéristiques de l'écriture de Walter Benjamin. Dans son style elliptique, il y mobilise des ressources théoriques, littéraires et spirituelles multiples pour tenter de conjurer la catastrophe qui s'annonce. A la dévastation et à la violence, il oppose les regards convergents de deux figures positives : dans la première, celle du raconteur, colporteur de récits mais aussi d'expériences et de sagesses, la seconde, celle du juste, reconnaît sa propre passion pour "l'aspect épique de la vérité". Parce que les histoires qu'il rapporte transmettent les éléments vitaux de ce qui fait communauté parmi les hommes, le raconteur devient dans ce texte celui dont l'évocation pourrait bien permettre de nouer enfin les fils que Walter Benjamin tentait de raccorder depuis le début des années 1920 : le fil politique de l'engagement révolutionnaire, le fil métaphysique d'une conception de l'histoire et du langage pour laquelle le champ de ruines des siècles n'exclut pas qu'on y discerne encore des éclats de vérité et des étincelles de justice.
Si Chen Yuhong est apparue relativement récemment sur la scène poétique taïwanaise ? peu avant l'an 2000 -, elle riy est pas passée inaperçue, créant un univers très personnel marquant les esprits par une profusion d'images frappantes et raffinées. Inspirée par de nombreux modèles, de Sapphô à Louise Glück, de Li Qingzhao à Marina Tsvétaiéva, elle pose un regard de peintre et de mélomane sur le monde qui l'entoure, avec lequel elle entretient un rapport immédiat et sensoriel. S'appuyant sur de riches connaissances en matière de flore, de faune, de climat, d'astronomie, elle célèbre inlassablement la mer, la nature et le cosmos dans une poésie délibérément apolitique, profondément lyrique, à l'atmosphère douce-amère. Voyageuse à l'esprit cosmopolite, Chen Yuhong nous entraîne aux confins de la Chine, fascinée par la spiritualité des bouddhistes tibétains ou par les sonorités apaisantes du pentacorde ouïghour, ou bien au Japon pleurer les victimes du tsunami de Fukushima en 2011, ou encore dans un pays insolite, sans ombre, évoquant un au-delà peuplé de fantômes ou d'immortels. Cet univers foisonnant où la nostalgie est "plus longue que la route que la saison des pluies que la pensée du serpent que le regard du chat plus longue que les cheveux emmêlés du figuier pleureur" abonde en métaphores. Chen Yuhong s'imagine bondir vers une autre galaxie au temps où le soleil rétrécira en un nain blanc, ou bien rêve parfois, tout simplement, de fuir hors des sensations, hors du temps, hors des mots, dans un état qui ressemble fort à l'Eveil bouddhique.
Cervantes du ghetto, Maître Mendele a légué à la postérité un Don Quichotte qui est parfois son propre Sancho et un Sancho trop doué d'humour et de poésie, trop empreint de pitié pour dissiper la vision d'une armée de chevaliers par une grossière mise au point concernant des moulins à vent.