Kreitman Esther ; Levy Paule-Henriette ; Rozier Gi
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7,40 €
Epuisé
EAN :9782757844663
Extrait Extrait de la préface Paule-Henriette Levy I do not know of a single woman in Yiddish literature who wrote better than she did. «Je ne connais aucune femme de lettres yiddish qui n'écrivit mieux qu'elle ne le fit.» Isaac Bashevis Singer Chez les Singer, Isaac Bashevis et Israël Joshua n'étaient pas les seuls à écrire : leur soeur aînée Esther Hinde fut la première à le faire, ouvrant ainsi la voie à la lignée des écrivains de la famille. Elle écrira dans la plus grande discrétion. En effet, pour une femme née en Pologne à la fin du XIXe siècle, dans une famille juive de rabbins hassidiques, il est impensable d'étudier, de se cultiver et moins encore d'avoir de l'ambition, fût-elle ou non littéraire. Une femme n'a pas de destin, mais une destinée fixée d'avance : mari, enfants, maison à tenir, repas à faire et dévotions. Le seul espoir dans cet horizon clos pour celles qui, comme Esther - elles ne furent pas une majorité -, aspirent à une autre vie : que l'époux choisi par le père ne soit pas trop mauvais pour que le quotidien ne se transforme pas en enfer. Il faut du cran ou de la folie pour braver cette société qui vit fermée sur elle-même, corsetée dans ses règles. Esther Hinde aura les deux : elle écrivit, envers et contre tous, sans l'aide de personne, se levant la nuit, adolescente, pour apprendre en cachette dans les livres de ses frères, passion du mot chevillée au corps. Elle écrivit en yiddish, racontant la première, avant Israël, avant Isaac, le petit monde juif, aujourd'hui disparu, du shtetl où elle grandit. Cet univers singulier et attachant, elle le décrira avec son regard, son ressenti de femme, ce qui constitue un témoignage unique. Plus tard, installée dans l'East End londonien, elle poursuivra sa route et continuera d'écrire sa vie, à travers des personnages singuliers, chaleureux, drôles, émouvants, usant d'un genre, la «short story», qui fera la gloire de son petit frère, Isaac, futur Prix Nobel de littérature. Parfaitement bilingue, Esther signa les traductions en yiddish d'oeuvres de Dickens, Carroll et Shaw, mais elle ne perça pas et son audience auprès du public restera limitée. Épileptique, hantée dans son enfance par les démons qu'agitaient ses parents pour la persuader d'un Dieu juste et d'une vie après la mort, très vite elle sera considérée comme «folle», ce qui terminera d'étouffer sa carrière. A bien y regarder, elle avait tout contre elle : sa condition de femme, son milieu, son époque, sa «folie» et, plus tard, la renommée de ses frères. Malgré ses handicaps, Esther Singer Kreitman, en totale néophyte, inventa donc l'écriture, la structure narrative, l'intensité dramatique. Elle s'inventa écrivaine et mourut sans savoir qu'un jour elle serait, elle aussi, au sein de la famille Singer, reconnue comme telle. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Kreitman Esther ; Levy Paule-Henriette ; Rozier Gi
Esther Hinde Singer Kreitman (1891-1954) est un écrivain de langue yiddish né à Bilgoraj, près de Lublin, en Pologne. Elle suivit son mari à Berlin, Anvers puis à Londres où elle s?établit au début de la Première Guerre mondiale. Son premier roman, Deborah (ou la danse des démons) fut publié à Varsovie en 1936. Son deuxième roman, Brillants, sera publié aux éditions Calmann-Lévy. Journaliste, essayiste, rédactrice en chef de RCJ (94.8), Paule-Henriette Lévy présente le journal de 8h, du lundi au vendredi. En outre, elle anime le dernier mardi du mois, de 13h à 14h, le magazine « Hors antenne » consacré à l?actualité culturelle, politique ou sociale. Elle est en outre directrice du département de l'Action culturelle du Fonds social juif unifié et directrice du Festival des Cultures Juives. Elle anime tous les ans la Nuit des lettres à Montpellier dans le cadre de La Comédie des Livres.Journaliste, essayiste, rédactrice en chef de RCJ (94.8), Paule-Henriette Lévy présente le journal de 8h, du lundi au vendredi. En outre, elle anime le dernier mardi du mois, de 13h à 14h, le magazine « Hors antenne » consacré à l?actualité culturelle, politique ou sociale. Elle est en outre directrice du département de l'Action culturelle du Fonds social juif unifié et directrice du Festival des Cultures Juives. Elle anime tous les ans la Nuit des lettres à Montpellier dans le cadre de La Comédie des Livres.
Kreitman Esther ; Rozier Gilles ; Levy Paule-Henri
Présentation de l'éditeur Il s’agit de la première traduction en français du Diamantaire d’Esther Kreitman, ouvrage publié en 1944 par W & G Foyle à Londres en yiddish. Le récit se déroule entre Anvers et Londres, au moment de la Première Guerre mondiale. Le Diamantaire raconte l'histoire d'un riche marchand de diamants, Guedalia Berman, et de sa famille, dont le monde est en train de s'effondrer. Le roman s’ouvre sur leur vie à Anvers dans les années qui ont précédé la guerre. Mais très vite, le déclenchement du conflit les pousse à embarquer dans un vol à destination de Londres, auprès d'autres réfugiés juifs, pour démarrer une nouvelle vie. Enfin, Esther Kreitman décrit brillamment le retour à Anvers de Guedalia et ses deux fils, une fois le conflit terminé. L’atmosphère du Diamantaire est poignante. Le roman capture avec brio le contexte de l'imminence de la guerre dans les deux villes, il offre un aperçu fascinant du milieu du commerce de diamants, et décrit avec une intensité passionnée les pressions qui pèsent sur une famille juive traditionnelle, déracinée, dans le monde moderne industrialisé. Pour ce roman, Esther Kreitman s’est largement inspirée de sa propre expérience malheureuse : mariée à un travailleur du diamant imposé par sa famille, installée à Anvers, puis de leur fuite à Londres au début de la Grande Guerre. Elle pose un regard bienveillant et souvent satirique sur les différentes personnalités juives engagées dans le milieu qu’elle côtoie, l'agitation du carnaval d’Anvers, et sur les particularités de la vie londonienne : le snobisme et l’esprit de compétition – même parmi les réfugiés dans les hôtels misérables où ils sont temporairement logés –, le tumulte des orateurs à Hyde Park Corner, le restaurant juif de Whitechapel, la vie juive animée de l'East End, et les banlieues chics du nord de Londres.
Lorsque John Wheelwright évoque avec nostalgie le puzzle invraisemblable de sa jeunesse, un personnage en émerge : Owen, son ami dont la frêle enveloppe dissimulait une volonté de fer, une foi absolue ou la conviction profonde qu'il était l'instrument de Dieu. Cet ange du Bizarre ne s'était-il pas assigné la double tâche de réparer le tort causé à John et de sauver le monde ?
Dans Comme un collégien, Smiley repart en guerre et reprend sa longue marche vers l'insaisissable Karla. Et cette lutte par moments tourne à l'obsession: dans l'ancien bureau de son chef, Control, Smiley a fait accrocher une photographie de passeport, fortement agrandie. C'est Karla, dont l'effigie, exposée ainsi, est comme ces figurines de cire sur lesquelles les sorciers exercent leurs talents. Dans l'Extrême-Orient pris dans la tourmente de la guerre, sur les plages sans fin du Schleswig-Holstein et dans les salons douillets du quartier des ambassades à Berne, le duel se poursuit sans répit. Échappant à l'espace confiné des bureaux où les services secrets livrent leur obscur combat, Comme un collégien, deuxième volet de la « trilogie de Karla », est un des romans les plus riches que le Carré nous ait donnés.
Ce volume rassemble quatre-vingt contes zen venus de la Chine, du Japon, de l'Inde et du Tibet. Chacun de ces contes, aussi divers que colorés, fait jaillir l'étincelle d'une profonde vérité psychologique et spirituelle. Par la grâce d'un renard, d'une tortue, d'un tambour magique, voici que s'entrebâille la porte du merveilleux. Les histoires qu'Henri Brunel choisit pour nous, et qu'il raconte à sa façon, sont délicieusement paradoxales et toujours évocatrices. Pétillantes de vie et d'humour, elles nous font goûter la saveur et la liberté du Zen.Henri Brunel a été proviseur de lycée et professeur de yoga pendant plus de trente ans. Il a écrit de nombreux ouvrages chez divers éditeurs sur les oiseaux, le zen, la prière, notamment Restez zen, Guide de relaxation pour ceux qui n'ont pas le temps (Le Seuil, 1996 et 2002), Les Plus Beaux Contes zen (Calmann-Lévy, trois tomes et une version illustrée parue en 2002), Je confie mes traces aux nuages (Calmann-Lévy, 2002), Humour zen et L'Année zen (Calmann-Lévy, 2003).
On demande Monsieur Sapiro " hèle une serveuse de table en table. Miki, publicitaire cinquantenaire désenchanté hésite. Et si c'était l'occasion pour lui de changer radicalement de vie ? Pendant une minute - le temps du roman - Miki s'invente une vie rêvée : l'existence fantasmée et palpitante de Monsieur Sapiro, génial peintre faussaire à la vie sexuelle trépidante.
Dovalé est humoriste. Sur la scène d'un club miteux, il distille des plaisanteries salaces à son public. Au fond de la salle, le juge Avishaï, vieille connaissance du comique, assiste sceptique à la représentation à laquelle il a été convié. Et quand le spectacle dérape, convoquant des blessures de jeunesse, Avishaï comprend que ce soir-là, Dovalé entend bien régler ses comptes avec lui.
Comme deux s'urs, Tsiona et Véra s'aiment, se querellent, se réconcilient. L'une, artiste sensible, rêve de Paris et de sa vie bohème ; l'autre, rebelle engagée, du kibboutz et de son idéal communautaire. Si proches, si différentes, les deux femmes assistent à la genèse du futur État israélien. Entre espoirs collectifs et désillusions intimes, leur amitié résistera-t-elle à la marche de l'Histoire ...Rachel Shalita est née en 1949 au kibboutz Tel-Yossef, un an après la création de l'État d'Israël. Elle est professeur d'art à Tel-Aviv. Comme deux s'urs, son premier roman, a reçu le prix Wizo 2016." Haletant et intimiste, le récit donne chair à un moment fondamental de l'histoire israélienne. "Télérama" Subtil et fort. "Le MondeTraduit de l'hébreu par Gilles Rozier
Allongé au pied d'un chêne, Theo contemple le ciel. Lorsque le jeune homme ferme les yeux, il revoit la silhouette élancée de sa mère, entend ses soupirs d'émerveillement devant la beauté des églises qu'elle vénérait tant. Ces souvenirs-là, Theo les a chéris pour affronter l'horreur, l'ignominie des camps. La guerre est finie désormais. La tète haute, il reprend la route et marche vers son destin.