
Les germanistes français et l'Allemagne (1925-1949)
Les fondateurs de la germanistique universitaire en France ont, dès la fin du XIXe siècle, défini leur discipline comme science de l'Allemagne. Dans une époque riche en tensions et en conflits, les germanistes français n'ont cessé de scruter le passé et le présent du pays voisin, pour tenter d'expliquer à leurs compatriotes sa singularité historique, mais aussi de les mettre en garde contre le danger qu'il pouvait représenter. On a pu alors parler à juste titre d'une germanistique de la vigilance, voire de la méfiance. Roland Krebs propose ainsi un éclairage nouveau sur les relations franco-allemandes durant une période historique troublée, voire tragique. Durant la période 1925-1949 se détachent trois phases distinctes du discours et de l'action des germanistes. Après une courte période de détente pendant laquelle ils participent activement au rapprochement franco-allemand, la crise politique et sociale allemande, puis l'accession au pouvoir d'Hitler en 1933 les conduisent à une prise de position personnelle, mais surtout à proposer une explication du national-socialisme, de ses origines et de ses buts. Durant l'Occupation, leur fonction naturelle de médiateurs les expose au risque d'être instrumentalisés dans le cadre de la politique de pénétration culturelle mise en oeuvre par l'Ambassade allemande. Certains seront placés devant des choix cruciaux ou exposés à la persécution. Après la Libération, ils mettent leurs compétences au service de l'administration de la zone française d'occupation en Allemagne, ce qui leur permet de créer les conditions d'une future réconciliation franco-allemande.
| Nombre de pages | 353 |
|---|---|
| Date de parution | 30/01/2020 |
| Poids | 448g |
| Largeur | 145mm |
| EAN | 9791023106558 |
|---|---|
| Titre | LES GERMANISTES FRANCAIS ET L'ALLEMAGNE (1925-1949) |
| Auteur | Krebs Roland ; Grosser Alfred |
| Editeur | SUP |
| Largeur | 145 |
| Poids | 448 |
| Date de parution | 20200130 |
| Nombre de pages | 353,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

HELVETIUS EN ALLEMAGNE OU LA TENTATION DU MATERIALISME.
KREBS ROLANDClaude-Adrien Helvétius (1715-1771) fut après Rousseau le philosophe français le plus connu et le plus lu dans l'Allemagne du XVIIIe siècle. Or l'histoire de cette réception exceptionnelle reste largement ignorée par la recherche. Le but de la présente étude est de montrer pour la première fois la forte présence de la pensée d'Helvétius dans l'oeuvre des principaux écrivains et penseurs allemands des Lumières. Ceux-ci ont entretenu un passionnant dialogue critique avec l'auteur de "De l'esprit" et de "De l'homme", qui va du rejet sans appel à une sympathie plus ou moins avouée. L'affirmation par Helvétius de la toute-puissance de l'éducation, c'est-à-dire des déterminations extérieures, sur l'évolution de la personnalité humaine et le développement de ses talents, sa claire prise de position en faveur de l'acquis au détriment de l'inné, vont nourrir le débat anthropologique de l'Aufklärung. Un débat qui est loin d'être clos de nos jours. Mais c'est sa théorie de l'intérêt personnel comme source unique de nos sentiments et de nos actes qui suscite le plus de discussions. Souvent rejetée avec indignation, elle n'en provoque pas moins une sourde inquiétude, voire une secrète fascination. Helvétius est un philosophe pour romanciers et auteurs dramatiques car il propose une clé pour la compréhension du comportement individuel et de la vie sociale. De Wieland à Jean Paul Richter, en passant par Jacobi, Schiller ou Wezel, les auteurs allemands sont confrontés à sa psychologie des passions. Un moment rejeté dans l'ombre par l'émergence des grands systèmes philosophiques allemands, Helvétius connaîtra au XIXe siècle une surprenante renaissance. Alors que Büchner et Heine prônent le retour au sensualisme du siècle précédent, Schopenhauer et Nietzsche rendent un hommage appuyé au moraliste et au psychologue intègre qu'il fut à leurs yeux.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER85,00 € -

Johann Wolfgang Goethe
Krebs RolandLa collection « Voix allemandes » l attendait depuis lontemps: elle a enfin son Goethe!Et écrit par le président et fondateur de la Société Goethe de France: on ne pouvait rêver mieux. Goethe représente souvent aujourd hui un nom célèbre symbolisant la langue et la littérature allemandes et non une pensée et une écriture vivantes. Nénamoins, son uvre qui visait à l universalité a encore quelque chose à dire au lecteur du XXIe siècle. Malgré la difficulté qu il y a à rendre compte dans les limites d un petit livre destiné à un vaste public d une vie longue de près de quatre-vingt trois ans et d une uvre qui occupe143 volumes dans l édition la plus complète, Roland Krebs s est efforcé de faire entendre la « voix » de Goethe a travers ses uvres, du moins telle que nous la percevons. Son souhait est, qu au fil ou à l issue de sa lecture, le lecteur parte à son tour à la découverte de « son » Goethe.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,00 € -

Gerhard Heller, le censeur ambigu. Essai sur la vie littéraire française sous l’Occupation (1940-194
Krebs RolandGerhard Heller (1909-1982) fut, durant quatre ans, chargé de la censure de la production littéraire dans la zone occupée. Bien introduit dans le milieu des éditeurs et des écrivains, familier des salons, proche d'Ernst Jünger, il fut mêlé à beaucoup d'événements littéraires de cette période : la réouverture de la maison Gallimard et la reparution de la NRF sous la direction de Drieu La Rochelle, les deux voyages en Allemagne d'écrivains français, la publication contrariée d'un roman de Mauriac et d'un livre de guerre de Saint-Exupéry etc. Le livre propose un portrait nuancé de Gerhard Heller, analyse ses contradictions à partir de l'ambiguïté fondamentale de sa situation et de son action. Pour comprendre celles-ci, il convient de les replacer dans le cadre de la politique culturelle générale mise en oeuvre par l'Ambassadeur Otto Abetz. Quel fut le degré d'autonomie laissé aux services allemands de la culture à Paris ? Quelle fut la part de sincérité, d'auto-aveuglement et d'opportunisme dans une politique se voulant "libérale" , mais qui devait rester dans le cadre général de l'idéologie nazie ? Heller a-t-il joué un double jeu ? Si oui, au profit de qui ? Pour répondre à ces questions, le travail utilise largement des archives conservées à Paris et à Berlin et accorde une importance particulière aux mémoires, journaux intimes et correspondances des écrivains français. L'image de Heller y apparaît souvent positive, y compris chez deux figures majeures de la Résistance intellectuelle, François Mauriac et Jean Paulhan, alors que certains historiens portent sur lui un jugement sévère. Où se situe la vérité ? Au-delà de l'aspect biographique, le livre offre une image renouvelée de la vie littéraire française sous l'Occupation dont il souligne la complexité.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER26,00 € -

Ainsi parlait Goethe. Dits et maximes de vie, Edition bilingue français-allemand
Goethe Johann Wolfgang von ; Krebs RolandUne esthétique et une éthique de l'extrême et de la limite se sont imposés, écrit Tzvetan Todorov, alors qu'il n'y a pour Goethe de valeurs supérieures à la modération et à l'équilibre". Nous avons tendance à privilégier des écrivains au destin tragique comme Hölderlin ou Kleist alors que Goethe est mort à 80 ans. Goethe est pourtant aujourd'hui plus actuel que jamais. Ecrivain, scientifique et penseur politique, il est sans cesse en balance entre affirmation et négation, tradition et innovation, liberté et nécessité, optimisme et scepticisme. C'est pourquoi il est, selon Nietzsche, le seul écrivain allemand à n'avoir pas vieilli. L'essentiel de son message est moins à chercher dans ses romans que dans sa correspondance et ses entretiens. Goethe a vécu une période de transition riche en bouleversements sociaux et économiques. Il suit l'actualité scientifique et n'est en rien un anti-moderne. Mais il s'inquiète des dangers pour la civilisation et la nature d'une excessive auto-affirmation de l'individu. Faust est cet être totalement égocentrique dans son attitude envers les autres et envers la nature. Son destin est un avertissement qui entre en résonance avec les inquiétudes contemporaines concernant l'avenir de notre planète. Goethe a-t-il jamais réussi à refermer la boite de Pandore de la subjectivité extrême qu'il avait ouverte dans sa jeunesse avec son Werther ? Il y a quelque chose d'héroïque dans sa détermination à terminer ce second Faust qui offre un tableau complet du monde moderne, et, en même temps, bien avant Wagner, un spectacle total incluant musique et chorégraphie.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER14,00 €
Du même éditeur
-

Le champagne. Une histoire franco-allemande
Poussou ; Desbois-Thibault ; Paravicini (dir.)EN STOCKCOMMANDER35,00 € -

Georges Simenon, la rédemption du faussaire. Les romans des années trente
Fourcaut LaurentRésumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER9,90 € -

Le Journal de Salonique. Un périodique juif dans l'Empire ottoman (1895-1911)
Guillon HélèneCe livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,00 €

