Journée emblématique du mouvement ouvrier, le 1er mai devint, avec l'arrivée au pouvoir des communistes en Tchécoslovaquie, une fête célébrant le travail et son héros, le travailleur. Primes sur objectifs, médailles et places d'honneur aux plus méritants, les récompenses foisonnaient pour faire de l'ouvrier laborieux un modèle pour tous. Valeur essentielle, le travail devait structurer la société socialiste, représentée dans sa forme idéale dans le cortège. Les populations défilaient avec leurs entreprises, en fonction des secteurs économiques et des performances de production, les meilleurs offrant leurs réussites aux gouvernants et au peuple. Organisé en fonction de critères économiques, le défilé devait être un lieu d'apprentissage des valeurs socialistes et le 1er mai une date clé de la nouvelle symbolique du régime. Roman Krakovsky décortique les défilés de 40 années de communisme tchécoslovaque, pointant ses modifications engendrées par les évolutions de la doctrine et de la société. L'auteur étudie l'ensemble des symboles présents dans et autour du cortège. Il analyse les mécanismes de la mobilisation des populations et tente de comprendre les raisons d'une participation massive. Le " succès " de ce qui est devenu avec le temps une véritable fête pose la question du quotidien d'un régime autoritaire et des pratiques du pouvoir. A travers le plaisir et le divertissement, le 1er mai a-t-il réussi à faire passer un message politique et à éduquer la population, contribuant à l'éclosion d'un " homme " socialiste ?
Nombre de pages
214
Date de parution
02/12/2004
Poids
240g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747575188
Titre
Rituel du 1er mais en Tchécoslovaquie
ISBN
2747575187
Auteur
Krakovsky Roman
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
240
Date de parution
20041202
Nombre de pages
214,00 €
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Résumé : Des indépendances après la Première Guerre mondiale à la chute du communisme, l'Europe centrale et orientale est le théâtre de plusieurs crises majeures : crise de modernisation, à laquelle cette région tente de répondre en se tournant vers le fascisme et le communisme ; crise d'identité qui alimente les nationalismes et le repli sur soi ; crise humanitaire enfin qui aboutit, en 1946-1949, à la division de l'Europe et du monde en deux blocs antagonistes. C'est dans ces moments que se révèle le destin commun des pays de la région, symptôme des crises européennes plus larges et comme un avertissement pour le reste du continent. Grâce à sa perspective de longue durée et son esprit de synthèse, cet ouvrage permet de mieux comprendre l'histoire récente de la région et ses dernières évolutions.
Des indépendances après la Première Guerre mondiale à la chute du communisme, l'Europe centrale et orientale est le théâtre de plusieurs crises majeures : crise de modernisation, à laquelle cette région tente de répondre en se tournant vers le fascisme et le communisme ; crise d'identité qui alimente les nationalismes et le repli sur soi ; crise humanitaire enfin qui aboutit, en 1946-1949, à la division de l'Europe et du monde en deux blocs antagonistes. C'est dans ces moments que se révèle le destin commun des pays de la région, symptôme des crises européennes plus larges et comme un avertissement pour le reste du continent. Grâce à sa perspective de longue durée et son esprit de synthèse, cet ouvrage permet de mieux comprendre l'histoire récente de la région et ses dernières évolutions.
En 1989, la chute du communisme est saluée comme une victoire de la démocratie sur l'autoritarisme. Trente ans plus tard, c'est dans cette partie du continent qu'agissent les plus virulents mouvements du populisme européen. Comment comprendre un tel paradoxe ? Une manière d'y répondre est de replonger dans l'histoire. Cette perspective de longue durée est d'autant plus nécessaire que le populisme n'est pas un phénomène nouveau dans cette partie de l'Europe. Au XIXe siècle, les narodniki russes promettent de sortir la paysannerie de son " arriération " et de la doter d'un droit de cité. Par la suite, les mouvements agraires semblent apporter des réponses au sous-développement et à la difficile construction, dans cet espace, de communautés politiques fortes, et les régimes communistes mobilisent certaines stratégies populistes. Aujourd'hui, les démocraties illibérales remettent en question le mode d'organisation de nos sociétés, issu des Lumières. En redonnant leur épaisseur historique aux dérives populistes à l'oeuvre en Europe centrale et orientale en ce début de XXIe siècle, Roman Krakovsky rappelle combien leur récente poussée peut servir d'avertissement pour le reste du continent.
Krakovsky Roman ; Müller Jan-Werner ; Pouthier Jea
Qu'est-ce que le populisme ? Existe un moment populiste en Europe susceptible de menacer la démocratie ? A l'approche des élections européennes, historiens, philosophes et politologues nous aident à décrypter les spécificités du populisme actuel qui monte en Europe et rassemble de nombreux mécontentements, par-delà les vieux clivages conservateurs/progressistes, droite/gauche. Préface : Jean-Pierre Rioux (typologie des populismes en Europe) Grands articles : -Populisme de gauche et populisme de droite en France, Paul Valadier (novembre 2018) -Le populisme en Italie, Jean-Luc Pouthier (juin 2018) -Démocratie et populismes en Europe Centrale, Roman KrakovskyGrand entretien : Y-at-il un moment populiste en Europe ? Yann Werner-Muller Méditation finale : Aller vers le peuple, Jean-Marc Ferry (Horizon des élections européennes) Chronologie Lexique
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.