Kouvouama Abel ; Gueye Abdoulaye ; Piriou Anne ; W
KARTHALA
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EAN :9782845868663
Tout discours visant à appréhender les intellectuels constitue un défi majoré, pour peu qu'une telle tentative se trouve conduite par les membres de ce groupe d'appartenance. Par la pluralité de ses figures, de ses trajectoires, de ses postures et de ses lieux d'actions, l'intellectuel intervient dans l'espace public, lieu de débats et condition nécessaire pour son existence et ses activités. Qu'il appartienne à l'élite ou qu'il soit qualifié de populaire, l'intellectuel est un acteur, un sujet agissant par le biais de ses productions polymorphes fondées le plus souvent sur un savoir critique. Celles-ci ont en commun de porter sur l'orientation des sociétés concernées, d'intervenir dans la vie de la Cité. Dans quelle mesure des intellectuels appartenant à différentes traditions linguistiques ou aux mêmes traditions partagent-ils des repères épistémologiques analogues? Quelles sont les incidences de la mondialisation sur leurs productions scientifiques? Comment se positionnent-ils dans les différents espaces d'expérimentation parfois douloureuse de la démocratie? Etre un intellectuel dans le domaine des sciences humaines et sociales, signifie-t-il détenir, sans en avoir le monopole, un rôle prépondérant au plan éthique dans l'exigence et l'intention de vérité, dans la posture critique, la pratique du dialogue et la reconnaissance de l'autre? S'appuyant sur des recherches empiriques effectuées en Afrique, en Europe, en Asie, le livre propose de cerner diverses figures contemporaines d'intellectuels, leur rôle aussi bien dans la jonction de leurs sociétés avec le reste du monde, que dans les constructions abouties ou non d'une sphère autonome du pouvoir politique.
Nombre de pages
474
Date de parution
01/03/2007
Poids
680g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845868663
Auteur
Kouvouama Abel ; Gueye Abdoulaye ; Piriou Anne ; W
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20070301
Nombre de pages
474,00 €
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Cet ouvrage est un essai sur le phénomène messianique dans les sociétés africaines contemporaines, et plus particulièrement dans la société congolaise. En appréhendant l'imaginaire religieux et politique comme des champs privilégiés d'observation, l'auteur met en évidence le double mouvement de révolte et d'attente qui a caractérisé la plupart des messianismes (mouvements religieux et politiques) en Afrique centrale. En effet, les aspirations nationalistes qui accompagnaient ces mouvements politico-religieux s'inscrivaient plus généralement dans la dynamique des luttes et revendications des peuples opprimés. Néanmoins, rapidement l'ambivalence entre le désir de changement social d'une part et celui de retour vers le passé et les origines d'autre part, a amené à circonscrire les conditions universelles et spécifiques d'apparition des messianismes. L'analyse de l'auteur navigue à travers des espaces de réflexion dans le champ complexe du messianisme, de l'imaginaire religieux et de l'imaginaire politique. Pour le messianisme matsouaniste en particulier, cette évasion vers l'imaginaire religieux et politique donne toute son importance aux systèmes clos de représentation, où le recours à l'image du " monde renversé " dévoile l'étroite relation qui existe entre l'idéologie mythique et l'idéologie utopique en tant que réservoirs d'actions. Telles sont les principales raisons de la permanence du Matsouanisme dans le Congo actuel, dont les figures inépuisables en tant que mouvement social, religieux et politique l'inscrivent dans la modernité sociale et politique congolaise.
Tchicaya-Oboa Régine ; Kouvouama Abel ; Missié Jea
Les sociologues et anthropologues réunis à Brazzaville en 2010, là où Georges Balandier a longtemps travaillé et formulé ses premières hypothèses, ont voulu en premier lieu rendre hommage à ses travaux dont l'actualité manifeste toujours le caractère novateur et exemplaire. En second lieu, ils se sont interrogés à nouveaux frais sur le positionnement de la sociologie dans les sociétés africaines, toutes en mouvement et inscrites dans le processus de mondialisation des rapports politiques et socio-économiques. Les mutations ont été analysées dans des approches comparées et des regards croisés, au niveau local et au niveau global. Les questions centrales qui traversent les différentes contributions se déclinent à travers plusieurs questions : quel éclairage scientifique le chercheur en sciences sociales et humaines peut-il apporter à la compréhension des mutations des sociétés contemporaines ? Quelles sont les réponses données par les institutions et les acteurs nationaux et internationaux (l'Etat, les individus, la société civile, les ONG nationales et internationales) à ces mutations ? Quelle posture peut adopter la sociologie face aux questions scientifiques, pédagogiques, et face à la demande sociale ? Sont ainsi abordés dans cet ouvrage des sujets comme les mutations politiques en Côte d'Ivoire et au Sénégal depuis les indépendances ; la santé au Congo-Brazzaville et la médecine traditionnelle en RD-Congo ; la place de l'économie informelle ; les stratégies des migrants ouest-africains et la création d'entreprises ; la chanson chrétienne et les figures du religieux dans la chanson congolaise ; les Eglises du réveil à Kinshasa.
Ziavoula Robert Edmond ; Kouvouama Abel ; Yengo Pa
Comment un mouvement religieux s'implante-t-il sur un territoire et le sacralise-t-il ? Ou, autrement dit, comment les individus, les groupes et les mouvements sacralisent-ils le territoire dans leurs pratiques et représentations sociales, politiques et religieuses ? Les terrains d'enquêtes de cet ouvrage se situent principalement en Afrique centrale et en particulier au Congo-Brazzaville. Les processus de constitution du sacré sont étudiés à travers différents phénomènes historiques ou plus contemporains. C'est le cas avec le matsuanisme au Congo, les images et les écrans modernes comme dispositifs des sociétés de l'éblouissement, la place du corps du roi dans la société bamiléké, l'implantation du prophétisme japonais Sukyo Mahikari en Afrique de l'Ouest. Les territoires du sacré sont encore abordés avec les pratiques de deuil au Cameroun, l'étude des métaphores nécrologiques issues des médias à Brazzaville, le tchikumbi et le sacré matrimonial ou bien les rites autour des restes de Pierre Savorgnan de Brazza au Congo. En explorant un certain nombre de territoires du sacré, ce livre souhaite donner à lire et à comprendre la prégnance du "religieux" dans les sociétés africaines contemporaines et dans les pratiques des acteurs sociaux et politiques. Textes réunis de : Abel Kouvouama, Ange Bergson Lendja Ngnemzue, Frédérique Louveau, Luc Ngwé, Régine Tchicaya-Oboa, Joseph Tonda, Martin Yaba, Patrice Yengo et Robert Ziavoula.
Les contributions rassemblées dans cet ouvrage entendent souligner la complexité des rapports des individus à l'espace, à travers leurs productions, leurs pratiques et leurs représentations ; elles montrent, à partir de différents regards de spécialistes des sciences sociales et humaines, de quelle manière les individus déploient leurs activités aussi bien dans l'espace public que dans l'espace privé, voire intime.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.