Quand la burqa passe à l'Ouest. Enjeux éthiques, politiques et juridiques
Koussens David ; Roy Olivier
PU RENNES
20,00 €
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EAN :9782753528444
Une jupe, ce n'est qu'un bout de tissu" affirmait l'actrice française Isabelle Adjani alors qu'elle recevait en 2010 un prix pour sa prestation dans le film La journée de la jupe de Jean-Paul Lilienfeld. Un simple bout de tissu mais, poursuivait-elle, "qu'elle soit courte ou qu'elle soit longue, son symbole peut nous aider à gagner une bataille contre l'obscurantisme et contre la haine des femmes. Cette jupe, c'est justement l'anti-niqab. Cette jupe, c'est justement l'anti-burqa". Ce qu'Isabelle Adjani qualifie de simple bout de tissu se trouve investi d'une symbolique qui dépasse largement la banalité de ce vêtement ordinaire du quotidien. La jupe devient un symbole. Elle devient un rempart. Elle incarne les valeurs d'une société et se trouve opposée à cet autre bout de tissu, un bout de tissu extraordinaire cette fois: le "niqab", la "burqa", ou plus généralement le voile intégral. Le voile intégral est en effet porteur d'un contenu symbolique qui heurte certains principes moraux des sociétés occidentales. Longtemps associé au régime des talibans en Afghanistan ou à des pratiques radicales de l'islam en vigueur au Moyen-Orient, il représente une condition d'infériorisation insoutenable de la femme. C'est un bout de tissu à double épaisseur - culturelle et religieuse - qui suscite l'émoi et interroge la capacité des démocraties libérales à trouver des solutions juridiques et politiques légitimes et efficaces face à l'expression de convictions en porte-à-faux avec les valeurs de la majorité. Quelle place accorder aux droits fondamentaux face à la radicalisation de certaines pratiques religieuses? Le port du voile intégral nécessite-t-il des législations d'exception? Comment concilier la spécificité d'une identité culturelle partagée par tous avec la diversité des authenticités qui se rencontrent dans la sphère publique? Voilà autant de questions auxquelles cet ouvrage nous propose de réfléchir.
Nombre de pages
273
Date de parution
16/01/2014
Poids
463g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782753528444
Titre
Quand la burqa passe à l'Ouest. Enjeux éthiques, politiques et juridiques
Auteur
Koussens David ; Roy Olivier
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
463
Date de parution
20140116
Nombre de pages
273,00 €
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La laïcité est-elle un culte ? La question paraît défier la raison. Elle est pourtant loin d'être insensée, tout particulièrement en Belgique où l'Etat reconnaît et finance certains cultes, mais aussi le regroupement d'humanistes, de libres penseurs et d'athées que l'on appelle la " laïcité organisée". S'emparant sans tabou de la question, ce livre décortique l'offre convictionnelle et rituelle de ce regroupement et interroge la pertinence des catégories juridiques traditionnelles de reconnaissance des cultes et des organismes philosophiques non confessionnels. Il contribue ainsi à la réflexion sur ce qu'est le culte, la religion, et par extension sur ce à quoi correspond la laïcité dans la Belgique contemporaine.
Affirmer que nous sommes au seuil d'une nouvelle époque dans l'étude scientifique du religieux au Québec serait sans doute exagéré. Quelques observations le suggèrent néanmoins : reconfigurations institutionnelles dont les effets demeurent difficiles à évaluer (fermetures de facultés et ouvertures de centres, écoles ou instituts), intérêt renouvelé pour l'objet religieux chez les universitaires qui n'identifient pourtant pas leurs travaux comme relevant des sciences des religions ou de la théologie, entrée en scène d'une génération de chercheurs ayant intégré un nouvel habitus professionnel (internationalisation des parcours, multiplication des publications, financiarisation de la recherche, etc.), actualité qui place certaines expressions du religieux au coeur des débats de société. Il y a là une situation à saisir et à comprendre. C'est cet objectif ambitieux que se sont fixé trente-neuf universitaires du Québec et d'ailleurs, en autant de thèmes qui tentent de circonscrire les transformations québécoises d'un champ d'études et de son objet religieux : évolution des institutions et des associations savantes, nouveaux enjeux épistémologiques, expressions socioreligieuses contemporaines, mises en comparaison internationales. Au terme de cet exercice en forme de bilan persiste une lancinante question : et si la fondation québécoise des sciences des religions demeurait inachevée ...
Koussens David ; Bucumi Guy ; Basdevant-Gaudemet B
N'est-il pas a priori incongru d'associer laïcité et protestantisme évangélique ? Si la dissonance semble en effet évidente, cette évidence mérite pourtant d'être mise en question. C'est à ce défi que répond cet ouvrage, bousculant les représentations préconstruites et révélant le rôle paradoxal d'accompagnement et de résistance que les protestants évangéliques ont joué dans les processus de sécularisation et de laïcisation de nombreux contextes nationaux (Suède, Mexique, France, Canada, Suisse, Liban, Brésil, Etats-Unis et Etats d'Afrique centrale). Comment les évangéliques ont-ils bénéficié de l'autonomisation des Etats modernes à l'égard d'Eglises établies pour mieux se développer ? Dans quelle mesure le renforcement d'Etats de droits protecteurs des droits et libertés leur a-t-il été favorable ? Et comment se positionnent-ils aujourd'hui par rapport à la dissociation accrue de la sphère religieuse et de la sphère civile ? Là sont quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage propose de réfléchir à partir de regards résolument pluridisciplinaires et transcontinentaux.
Au cours des débats sur la Charte des valeurs de la laïcité, qui ont animé le Québec d'août 2013 à avril 2014, la neutralité de l'Etat en matière religieuse et les conditions de sa mise en oeuvre ont été âprement discutées. Quels sont les enjeux autour desquels se cristallisent les tensions générées par l'application du principe de neutralité ? Que font les Etats laïques en matière de régulation de la diversité religieuse pour établir des régimes de "reconnaissance" implicite ? Et comment l'interaction entre acteurs religieux et Etat produit- elle des situations pratiques où ce principe est directement mis à l'épreuve ? Ces questions ne se posent pas uniquement au Québec ; des discussions similaires ont lieu dans d'autres contextes et appellent une mise en perspective de l'idée du Québec comme "société distincte".Cet ouvrage donne un aperçu de la variété et de la complexité des trajectoires de la neutralité étatique pluraliste avec des études de cas ancrées dans différents espaces nationaux et des analyses issues des sciences sociales, humaines et juridiques.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.