
CLAIR-OBSCUR
C'est un jeune homme de vingt-trois ans qui, en 1892, publie à Saint-Pétersbourg Clair-obscur. Le titre original signifie au sens littéral " dans les ténèbres " : tombée du jour - où se passent s événements clés du récit - et obscurité de l'être humain, dans toute sa complexité et ses contrastes chez un même personnage. Rien n'est en noir et blanc. La vie tient à la nuance, pour laquelle la femme est plus douée que l'homme. Kouprine dénonce ici l'injustice de la condition féminine, l'hypocrisie des relations matrimoniales, le manque de respect vis-à-vis des femmes, qui ne sont qu'un héritage de la vieille Russie, d'avant l'abolition du servage, en 1861. " Des voix s'élèvent de partout et luttent pour que la femme occupe dans la société la place qui lui revient de droit et qui lui a été enlevée par l'homme, véritable oppresseur ", dit l'un des personnages du récit à la jeune héroïne qui est par vocation une rêveuse, dotée d'une imagination ardente, possédée par une terrible soif du sacrifice de soi, au nom de quelque chose de sublime et d'inaccessible.
| Date de parution | 22/02/2000 |
|---|---|
| Poids | 154g |
| Largeur | 119mm |
| EAN | 9782845450110 |
|---|---|
| Titre | CLAIR-OBSCUR |
| Auteur | KOUPRINE ALEXANDRE |
| Editeur | DES SYRTES |
| Largeur | 119 |
| Poids | 154 |
| Date de parution | 20000222 |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Récits de vie dans la Russie tsariste. De 1900 à 1917
Kouprine AlexandreSur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER22,00 € -

Les Lestrygons. Suivi de La noce ; Emeraude ; Comment je devins acteur
Kouprine AlexandreLongues nouvelles traduites du russe par Henri Mongault. Les Lestrygons sont au début du XXe siècle un peuple mythique, descendant d'anthropophages, pêcheurs rivés sur la mer Noire où ils recherchent dans la rudesse et la naïveté nourriture, trésors et signes pieux, quand les touristes sont partis, et que l'auteur seul les côtoie et évoque avec affection dans ce récit de 1911. Attentif, proche des délaissés, Kouprine (1870-1938) dessine dans "La noce" le portrait d'un soudard progromiste posté dans une humble ville du shetl. "Emeraude" est ce cheval surdoué que l'on soigne jusqu'à ce qu'apparaisse une tare le rendant inapte aux concours. Des pauvres acteurs dans une troupe de fortune ignorante de l'art connaissent une solidarité secrète.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,45 € -

La fosse aux filles
Kouprine AlexandreRésumé : Toutes les portes sont grandes ouvertes, et, de la rue, on aperçoit l'antichambre décorée de peintures vertes représentant des paysages suisses et l'escalier roide aboutissant à un couloir étroit, éclairés par la lumière aveuglante d'une lampe à réflecteur. Jusqu'à l'aube, des centaines et des milliers d'hommes montent et descendent le long de ces marches. Tous y passent : petits vieux gâteux à la recherche d'excitations artificielles, cadets et lycéens, presque des enfants, pères de famille barbus, vénérables piliers de la société aux lunettes d'or, jeunes mariés, fiancés épris, professeurs respectables aux noms connus, voleurs, assassins, avocats pleins de libéralisme, pédagogues, écrivains, limiers, espions, forçats, évadés, officiers, étudiants, socialistes, anarchistes, patriotes vendus... " Nous sommes à la Fosse, quartier des prostituées d'une ville russe, au début du XXe siècle. Parmi cette foule de visages et de caractères, on découvre Liouba, jeune femme simple et discrète, qu'un étudiant tente de sauver de sa condition en la retirant de la maison publique, et Ténia, qui, se sachant malade, décide de contaminer tous ses clients. À travers ces deux personnages aux destins tragiques, Alexandre Kouprine dépeint, dans un style direct et sans ambages, la vie quotidienne des " filles " et de leurs habitués, dans le décor pittoresque des bas-fonds de la Russie impériale. Débarrassé de tout moralisme pesant, ce roman réaliste provoquera un immense scandale lors de sa sortie en 1915. La Fosse aux filles établira Alexandre Kouprine comme l'une des principales figures de la littérature humaniste russe du XXe siècle. Kouprine quittera la Russie bolchevique pour connaître un long et pénible exil à Paris. Usé par les privations, malade, il rentrera à Moscou en 1937, peu avant sa mort.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,00 €
Du même éditeur
-

La promenade
Földes Mária ; Fay Catherine ; Földes Lev AgnesPublié pour la première fois en 1974, ce roman a connu un destin sinueux, à L'image de son autrice. Rescapée des camps nazis, personnalité singulière, Mária Földes n'a cessé d'être hantée par les questions de la mort et de la survie. Elle a tenté, par l'écriture et le théâtre, d'explorer ses traumatismes à L'échelle personnelle et collective en vue de redéfinir la dignité humaine. Avec La Promenade, Mária Földes propose une véritable oeuvre littéraire, qui dépasse largement le cadre du témoignage historique. Sous la forme d'un monologue intérieur, parfois poétique, souvent ironique, le texte accompagne une déambulation dans les rues de sa ville. Au fil de cette marche, des images affleurent, surgissant comme des éclats de mémoire – chaque détail devient prétexte à L'irruption de réminiscences et pensées morcelées. La force particulière de ce livre tient dans la façon dont un souvenir en appelle un autre : l'enfance lumineuse, presque féerique, puis l'adolescence brisée en mille morceaux dans les camps, la grisaille communiste de l'après-guerre, les nouveaux traumatismes de la vie adulte. Il en résulte une méditation existentielle sur l'identité, la mémoire et la survie. Les événements reprennent corps avec une intensité saisissante, donnant à qui lit La Promenade la sensation d'avancer pas à pas au côté de la narratrice, en témoin silencieux de son errance intérieure.EN STOCKCOMMANDER17,00 € -

Pensées sur le bien et sur le mal. Suivi de Leçons spirituel
Vélimirovitch Nicolas ; Mihailovitch LioubomirCe volume de saint Nicolas Vélimirovitch (1880-1956) rassemble Pensées sur le bien et le mal et Leçons spirituelles (L'ARC de la vérité et LABC de la victoire), réflexions spirituelles brèves mais profondes qui explorent la nature fondamentale de l'existence. Pensées sur le bien et le mal transcende le simple cadre éthique suggéré par son titre, embrassant des perspectives théologiques, cosmologiques, anthropologiques et psychologiques, toutes intrinsèquement liées à la quête spirituelle. L'auteur y manie avec habileté les oppositions et les paradoxes, dans le but de pousser le lecteur à la réflexion et le faire progresser dans sa compréhension du véritable sens de sa vie et du monde qui l'entoure. Les deux oeuvres qui constituent les Leçons spirituelles ont comme particularité de s'adresser directement au lecteur. Alors que Pensées sur le bien et le mal restait marqué par l'époque, encore récente, où l'auteur avait fréquenté les sagesses orientales, les Leçons sont plus centrées sur le Christ, l'Evangile et les modalités de la vie spirituelle chrétienne. La première a pour titre L'ABC de la vérité, car la vérité est le Christ lui-même et ne se trouve que dans la vie en Christ. Et si la seconde s'intitule L'ABC de la victoire, c'est parce que seuls le Christ et la vie chrétienne permettent de surmonter les difficultés et les obstacles que l'homme rencontre dans son existence, venant de l'intérieur de lui-même ou de son environnement. Imprégnées de la conviction de la victoire ultime du fidèle, ces réflexions et conseils insufflent vigueur et espoir, baignés dans l'optimisme qui domine l'ensemble de l'oeuvre de saint Nicolas Vélimirovitch.EN STOCKCOMMANDER20,00 € -

Petite, allume un feu...
Smaus Martin ; Laferrière ChristineCette grande fresque tzigane, puise sa force dans la profondeur humaine de personnages marginaux. Le destin d'Andrejko Dunka, arraché à son hameau et précipité dans le milieu des voleurs à Prague, se confond peu à peu avec celui de tout un peuple. Sa famille, ballottée par les bouleversements du xxe siècle, fuit tour à tour les nazis puis les Russes, subit des déplacements forcés, porte dans sa chair les blessures de l'Histoire. Devenu voleur hors pair, Andrejko connaît l'injustice et la haine des gadjé, parfois même le rejet des siens, passe de Prague à Plzen, de la maison de correction à la prison, trouve parfois refuge dans sa campagne natale avec sa jolie cousine. "Un texte poignant, sans concession sur cette communauté déracinée, malmenée par l'Histoire". La Voix du Nord Martin Smaus est né à Jihlava, au sud-est de Prague, en 1965. Petite, allume un feu... est son premier roman, récompensé dès sa sortie, en 2005, par de nombreux prix littéraires et traduit depuis dans plusieurs langues. En choisissant pour héros un Tzigane et sa famille, il ose aborder, dans un style qui lui est propre, une réalité sociale qui dérange et nous offre un texte unique dans la littérature contemporaine. Illustration de couverture : Famille de jeunes Roms, 1956. © Hulton-Deutsch Collection/CORBIS/via Getty Images.EN STOCKCOMMANDER14,00 € -

Le gouverneur
Andreïev Léonid ; Persky SergeLe Gouverneur (1905) est un récit chargé de l'une des méditations les plus justes sur la solitude du pouvoir et sa part la plus odieuse. Pendant une grève, par peur ou par aveuglement, un gouverneur fait tirer sur la foule affamée. Bouleversé par ce drame, il sombre dans une profonde détresse morale, déchiré entre sa conscience et son devoir. Détesté par le peuple, prisonnier d'un système auquel il ne peut échapper, il entrevoit peu à peu l'inéluctable issue de sa faute. gouverneur Une réflexion toujours actuelle sur le conflit entre autorité, éthique et responsabilité.EN STOCKCOMMANDER10,00 €

