Le christianisme à l'épreuve du Japon médiéval. Ou les vicissitudes de la première mondialisation 15
Kouamé Nathalie ; Prudhomme Claude
KARTHALA
19,00 €
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EAN :9782811114558
Dès l'arrivée au Japon du jésuite navarrais François Xavier (1549), le premier missionnaire chrétien à avoir foulé le sol nippon, le dialogue engagé entre les membres de la Compagnie de Jésus et les Japonais révéla surtout la distance culturelle qui séparait alors l'Orient de l'Occident : assurément, les peuples de ces deux extrémités de la terre avaient des conceptions différentes des origines du monde, des êtres divins et de la vie dans l'au-delà. Dépourvus de toute force militaire, et ne pouvant avoir recours qu'à la "suave pression de la volonté" promue à l'époque par Bartolomé de Las Casas, les premiers évangélisateurs du pays du Soleil levant durent multiplier leurs efforts pour faire la "conquête spirituelle" d'une nation libre et soucieuse de préserver ses traditions. Cet essai propose une lecture inédite des vingt premières années du "siècle chrétien" de l'histoire du Japon. En se fondant sur des sources européennes et japonaises de première main, l'ouvrage propose une analyse approfondie de l'installation dans l'archipel des missionnaires chrétiens, du contenu de leurs conversations et débats avec les Japonais, et des réactions de ces derniers à l'égard de la nouvelle religion étrangère. Ce faisant, le livre offre un exemple significatif des difficultés du processus de mondialisation qui s'est enclenché à partir des XVe et XVIe siècles sous la férule des conquistadors, des marchands et des missionnaires.
Nombre de pages
204
Date de parution
09/05/2016
Poids
360g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811114558
Auteur
Kouamé Nathalie ; Prudhomme Claude
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20160509
Nombre de pages
204,00 €
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Les historiens d'aujourd'hui sont fascinés par les mondialisations, les métissages, les visions des peuples vainqueurs, et celles des peuples vaincus. Par la diversité de ses sources et de ses spécialistes, le " siècle chrétien " du Japon (1549-1650) permet cette double perspective. La parole est ici donnée en grande partie - il y a quand même deux auteurs européens - à des chercheurs japonais pour écouter ce qu'ils en disent. Le regard japonais sur la première évangélisation du Japon est pour ainsi dire inconnu en France, comme il l'est d'ailleurs dans toute la communauté scientifique mondiale. Les historiens japonais qui ont accepté de participer à ce dossier comptent parmi les meilleurs spécialistes de leur domaine, et leurs contributions offrent un regard neuf sur les sujets qu'ils abordent : vie quotidienne dans la cité chrétienne de Nagasaki ; culte des martyrs et nouveaux monuments funéraires ; rôle de la répression antichrétienne dans le maintien de l'ordre social...
Au c'ur du Japon féodal Étudier l'histoire du Japon des années 1392 à 1709 permet de voir comment une petite formation sociale féodale aux assises économiques globalement fragiles, dotée de structures étatiques rudimentaires, et située aux marges orientales de l'Empire chinois, est devenue une société plus prospère, coiffée par des structures d'État désormais assez puissantes pour encadrer de près une population nationale de trente millions d'âmes et s'affirmer sur la scène internationale, par le biais de politiques impérialistes et partiellement isolationnistes. La fin du Moyen Âge (XVe et première moitié du XVIe s.) est une période de transition qui permet l'intégration profonde et définitive de l'archipel dans l'espace régional de l'Asie orientale puis dans l'espace-monde, et crée ainsi les conditions de la formation d'un « Japon moderne » à partir de la seconde moitié du XVIe s. Le Japon affirme alors une identité nouvelle à l'extérieur (conquêtes, « fermeture du pays », domination des Aïnous) comme à l'intérieur (essor démographique, perfectionnement de l'État, développement économique, bouillonnement culturel, redéfinition du paysage religieux) et constitue lui-même le socle de la « modernisation » de l'époque de Meiji (1868-1912). L'ouvrage présente une réflexion inédite sur cette période de transition. Il intègre toutes les dimensions de l'histoire de ces trois siècles, qu'elles soient politiques, sociales, économiques, culturelles ou religieuses. On y découvre également l'impressionnant travail des historiens japonais d'hier et d'aujourd'hui.
Un regard original sur le Japon d'aujourd'hui et ses mots, par les récits vivants d'une grande historienne de ce pays Mais mon rapport à la langue japonaise n'est pas seulement celui d'une historienne - car je ne me définis pas seulement comme telle. L'histoire n'était pas mon métier lorsque je suis partie pour la première fois au Japon, sans savoir un traître mot de japonais, et que, sitôt rentrée en France, j'ai appris cette langue à l'Inalco. Aujourd'hui, les occasions que j'ai de lire, parler ou écrire le japonais dépassent souvent le cadre de mes activités professionnelles. C'est donc tout naturellement que, dans les récits qui suivent, j'évoque également des mots pour la seule valeur sentimentale, littéraire, esthétique, ou existentielle que je leur attribue. Ainsi, pour une fois, à défaut de faire de l'histoire, je raconte une histoire, la mienne. (extrait de l'avant-propos de l'autrice)
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.