De nombreux livres s’intéressent à la question de l’enfant-roi, pour s’alarmer du phénomène : « Il n’y a plus d’autorité, on ne peut plus leur mettre de limites, il n’y a plus d’enfants. » Une psychanalyste, spécialiste de l’enfance, vient faire entendre dans ce concert de réprobations une voix différente, plus apaisée et bienveillante. D’abord cet enfant-roi est une très ancienne figure. La psychanalyse a montré que tout le développement humain et l’œuvre de la civilisation consistent à sortir de cet état premier de toute puissance – Sa Majesté le Bébé décrit par Freud – qui caractérise aussi bien le petit enfant que les rois. De plus l’enfant-roi est une projection narcissique des parents qui, malgré les critiques qu’ils lui adressent, se flattent de retrouver en lui une image en miroir qui leur permet de maintenir l’illusion perdue de leur propre enfance toute puissante. L’auteur veut montrer qu’en réalité cet enfant n’est pas si roi que cela… Ils sont gâtés, certes, mais en réalité ils sont confrontés à des situations familiales, scolaires et sociales extrêmement complexes, de plus en plus contraignantes, souvent frustrantes, imposées par des adultes, très occupés eux-mêmes par des existences compliquées, qui leur demandent de s’en débrouiller. Et c’est ce qu’ils font… Souvent avec une intelligence remarquable, en déployant des stratégies nouvelles qui sont autant de modalités d’adaptation à la société dont ils seront les futurs adultes. Si dans les sociétés hypermodernes, il faut être flexible, prêt à s’adapter aux situations multiples et fluctuantes, alors ils s’y préparent. C’est en cela que l’enfant-roi est le produit de notre société et un miroir de la personnalité de l’adulte contemporain.
Nombre de pages
240
Date de parution
14/01/2013
Poids
278g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782213677071
Titre
Plaidoyer pour l'enfant-roi
Auteur
Korff-Sausse Simone
Editeur
FAYARD
Largeur
135
Poids
278
Date de parution
20130114
Nombre de pages
240,00 €
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Biographie de l'auteur Maître de conférences à l'université Denis Diderot Paris-VII, Simone Korff Sausse enseigne la psychanalyse à l'UFR de Sciences Humaines Cliniques. Elle est membre de la Société Psychanalytique de Paris. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Le Miroir brisé : l'enfant handicapé, sa famille et le psychanalyste (Calmann-Lévy, 1996) et D'dipe à Frankenstein (Desclée deBrouwer, 2001).
Une psychanalyste à l'écoute de familles marquées par l'arrivée d'un enfant handicapé. A travers de nombreux témoignages, elle aborde sans détours les questions cruciales soulevées par ces situations singulières et douloureuses: la différence, l'exclusion et l'éthique.
?dipe, qui boitait en marchant ; Méduse, qui pétrifie, tout comme la vision d'une personne handicapée peut nous saisir ; le poète Joë Bousquet, paralysé à la suite d'une blessure de guerre et qui vécut trente ans couché dans une chambre aux volets clos ; Kenzaburô Oé, dont toute l'?uvre est traversée par l'expérience d'être père d'un enfant handicapé ; Richard III, le bossu séducteur et tyrannique ; Kashiwagi, l'infirme pervers du Pavillon d'or de Mishima ; Toulouse-Lautrec, dont la difformité physique fascine presque autant que ses tableaux ; ou encore le vilain petit canard d'Andersen, qui finit par se voir en cygne merveilleux. Ce livre interroge notre crainte fantasmée du handicap, qui met à nu nos propres imperfections.4e de couverture : ?dipe, qui boitait en marchant ; Méduse, qui pétrifie, tout comme la vision d'une personne handicapée peut nous saisir ; le poète Joë Bousquet, paralysé à la suite d'une blessure de guerre et qui vécut trente ans couché dans une chambre aux volets clos ; Kenzaburô Oé, dont toute l'?uvre est traversée par l'expérience d'être père d'un enfant handicapé ; Richard III, le bossu séducteur et tyrannique ; Kashiwagi, l'infirme pervers du Pavillon d'or de Mishima ; Toulouse-Lautrec, dont la difformité physique fascine presque autant que ses tableaux ; ou encore le vilain petit canard d'Andersen, qui finit par se voir en cygne merveilleux. Ce livre interroge notre crainte fantasmée du handicap, qui met à nu nos propres imperfections.Notes Biographiques : Simone Korff-Sausse, psychanalyste, est maître de conférence à l'université Denis-Diderot-Paris 7.
Il n'y a plus de pères..." Et quand on parle de ce père justement, c'est en termes négatifs: il est absent, manquant, inconsistant. Il démissionne, prend la fuite, ne tient pas son rôle... S'il est présent, tendre, attentif, on le traite de papa poule, le voyant comme un double ou, pire, un concurrent de la mère. Pauvre père! Quoi qu'il fasse, ça ne va jamais. A"croire que tout le monde a la nostalgie du pater familias, autoritaire et distant, et qu'on ne supporte pas de le voir occuper une nouvelle place, se détacher d'un modèle qui n'a plus cours aujourd'hui. Le père dérange-t-il? Pourquoi la société a-t-elle tendance à le nier et à tenir compte essentiellement de la mère? Ce sont les questions que pose Simone Korff-Sausse, montrant que le père n'est pas un mythe et que les hommes contemporains, loin de démissionner, sont en train d'inventer des modèles de paternité tout à fait inédits. Ce changement en profondeur peut être considéré comme une révolution dont les conséquences sur la famille sont plus positives que certains ne le laissent entendre."
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).