Paroles suffoquées. Suivi de Comment s'en sortir ? et autres textes
Kofman Sarah ; Ullern Isabelle
VERDIER
13,00 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9782378562663
Sarah Kofman a inscrit la parole de l'enfant témoin survivant dans la généalogie de la philosophie. Ce volume assemble deux essais et des entretiens qui en montrent le coût vital et la volonté de sortir la vie et l'espèce humaine des décombres de "l'humanisme", sans y renoncer. Paroles suffoquées, dédié à son père, lit Blanchot et Antelme en regard. "Mon père est mort à Auschwitz. Comment ne pas le dire ? Et comment le dire ? Comment parler de ce devant quoi cesse toute possibilité de parler ? Et comment ne pas en parler sans fin, sous peine de suffoquer ? Témoigner, il le faut. Devoir parler sans pouvoir, telle est l'exigence éthique qui ne fait qu'un avec l'exigence la plus haute d'écriture." Comment s'en sortir ? est "enraciné" dans son enfance traquée. "Peut-on se sortir de ce que Platon appelle une aporie ? de cette situation intenable, cauchemardesque où, comme tombé dans les profondeurs d'un puits, vous êtes soudainement dépourvu de toute ressource ? où vous êtes paralysé, prisonnier dans les ténèbres sans issue des liens inextricables de la mort ? Peut-on trouver un poros, inventer un stratagème, pour tracer un chemin qui mène de l'obscurité à la lumière ? La philosophie est, pour Platon, ce poros salvateur."
Nombre de pages
250
Date de parution
16/10/2025
Poids
210g
Largeur
120mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782378562663
Auteur
Kofman Sarah ; Ullern Isabelle
Editeur
VERDIER
Largeur
120
Date de parution
20251016
Nombre de pages
250,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Novembre 1989. Le Mur de Berlin vient de tomber. Inge et Walter Bischoff, un couple d'Allemands de l'Est annoncent à leur fils Carl qu'ils ont décidé d'aller vivre de l'autre côté du rideau de fer. A vingt-six ans, Carl n'habite plus chez eux depuis longtemps. Mais leur décision qui ressemble à un abandon lui révèle qu'avant d'être ses parents, Inge et Walter ont eu une jeunesse éprise de liberté. De ce temps d'avant la construction du mur, le Stern 111, un poste de radio de fabrication soviétique, reste le symbole : toute la jeunesse d'Allemagne de l'Est s'en servait pour écouter les radios de l'Ouest. Carl se rend bientôt à Berlin avec la petite voiture de son père. Au "Cloporte", un immeuble où s'est rassemblée une communauté de squatters, il va connaître une double initiation amoureuse et politique.
L'héroïne de Boulder gagne sa vie comme cuisinière sur un vieux navire marchand. C'est la situation parfaite : la solitude, le provisoire, une cabine et l'océan, un port où rencontrer des femmes. Jusqu'à ce qu'un jour l'une d'entre elles réussisse à l'arracher à la mer et à l'entraîner dans l'aventure d'une procréation assistée. Qu'est-ce que la maternité va provoquer chez cette femme qu'elle a rencontrée dans un bar en Patagonie ? Et elle, acceptera-t-elle de se laisser enfermer entre les quatre murs d'une maison pour faire mentir le surnom de Boulder que lui a donné son amoureuse, et qui désigne des grandes roches isolées au milieu du paysage dont personne ne sait d'où elles viennent ni pourquoi elles sont là ? Le ton ironique, les évocations érotiques sans fausse pudeur, le style implacable et vibrant comme le personnage, tout contribue à faire de ce deuxième roman un texte rebelle intense et poétique.