Dans la dernière décennie, dans le cadre des réformes lancées par Deng Xiaoping, les autorités chinoises ont voulu convaincre le monde qu'il n'y avait aucun problème de droits de l'homme en Chine. Cependant le gouvernement chinois a continué d'interdire aux observateurs étrangers l'accès à l'information à ce sujet. En 1986, avec deux collègues, nous projetions d'organiser un Colloque dans un cadre académique, pour le trentième anniversaire du mouvement "anti-droitier". Nous voulions remettre en perspective ces trente années et en établir la véritable histoire. Notre projet fut vite étouffé par les autorités. La première annonce du Colloque fut faite à la mi-décembre 1986. Les autorités réagirent promptement. Deux semaines plus tard, nous n'eûmes d'autre alternative que d'annuler le Colloque annoncé. Cela montre bien que môme pour des violations des droits de l'homme ayant eu lieu trente ans plus tôt, les autorités communistes n'autorisent pas la moindre ouverture publique des dossiers. Ceci n'est qu'un exemple de la soi-disant "ouverture" de Deng Xiaoping. C'est pourquoi l'un des objectifs du travail en faveur des droits de l'homme consiste à dévoiler la vérité, celle d'il y a quarante ans comme celle d'aujourd'hui. Le massacre de 1989 à Pékin n'est, en fait, que la partie émergée d'un iceberg, il ne suffit pas pour appréhender l'étendue des violations des droits de l'homme en Chine". Fang Lizhi.
Avec la volonté de lever certains tabous, ce dialogue entre une doctorante en biologie et une astrophysicienne tente d'éclairer quiconque s'interroge sur le métier de chercheur. Il s'adresse à un public jeune et / ou curieux de connaître le monde de la recherche, mais aussi aux chercheurs confirmés et directeurs de thèse à qui un message est transmis et aux étudiants, doctorants et post-doctorants qui pourront "se retrouver" dans les propos de Florence. Il évoque les relations interpersonnelles dans les laboratoires : relation des étudiants avec leur directeur de thèse, quasi-absence des femmes dans les instances de décision, angoisse des post-doctorants liée à l'incertitude de l'avenir... Il insiste sur le devoir qu'ont les chercheurs de prendre conscience de leur responsabilité sociale afin de restaurer une relation de confiance entre la science et la société.
Iagolnitzer Daniel ; Koch-Miramond Lydie ; Rivasse
L'année 2005, année internationale de la physique en l'honneur d'Einstein, était aussi le soixantième anniversaire des bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagasaki. La juste célébration des apports de la science au progrès de l'humanité ne saurait cacher que la science contribue aussi à la guerre et à la destruction. Ce livre, accessible aux non-spécialistes, a été écrit par certains des meilleurs experts français et internationaux. Ils décrivent les armes mises au point avec l'aide de la science et leur utilisation jusqu'à aujourd'hui. Ils discutent les liens tissés entre scientifiques et militaires, et présentent les progrès du droit humanitaire et du contrôle des armements mais aussi leurs limitations, leurs violations et leurs remises en cause. La question de la responsabilité des scientifiques est explicitement posée. Mais au-delà des experts ce livre nous interpelle tous : face aux armes modernes terrifiantes et à la remilitarisation de notre société, l'homme saura-t-il se souvenir de son humanité ?
Résumé : Le guide pour profiter de Paris en plein air et découvrir des lieux inattendus, même dans les quartiers que vous pensez connaître. Une maquette modernisée qui vous donnera immédiatement envie de partir en balade ! 20 balades, ni trop courtes ni trop longues, pour découvrir tous les quartiers de Paris entre amis, en solo, en famille ou à deux... Des parcours hors des sentiers battus pour prendre le temps de profiter des coins secrets de la capitale. Quelle que soit la saison, ce guide vous donnera envie d'enfiler vos baskets pour partir à l'assaut des trésors cachés de la ville : vers les cités fleuries de la Mouzaïa ou autour du Jardin des plantes pour une balade printanière, le long du canal Saint-Martin pour un pique-nique estival, sur les hauteurs de Montmartre pour fêter les vendanges en automne ou encore à l'abri des passages couverts en hiver. Chaque balade est truffée petites histoires pour découvrir Paris autrement. Chaque circuit est accompagné d'une carte précise, avec un itinéraire fléché.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.