C'est bon, Nesrine s'est mariée ! " Quand elle apprend la nouvelle, Aïcha ne cache pas sa joie. Pour les femmes de cette enquête, jeunes, maghrébines, de milieux populaires en France, la quête d'une union matrimoniale est motivée par une promesse, celle d'un bonheur familial, fondé sur la reconnaissance de leur travail domestique et maternel. Ce livre s'attelle à déplier cette promesse et à comprendre pourquoi une autre promesse, celle de l'émancipation par le travail salarié, résonne pour elles comme une "arnaque" . Tout en invisibilisant la réalité de la double journée, l'idéal d'indépendance occulte l'effort de celles qui le rendent possible - nounous, aides à la personne, aides-soignantes, femmes de ménage. Il contribue ainsi à renforcer les inégalités entre femmes. Mêlant le récit de soi à l'observation ethnographique, Fatma Cingi Kocadost explore les liens entre travail salarié et domestique, maternité et hétérosexualité, autonomie et féminisme. Guidée par des formes de vie minoritaires, elle interroge l'imaginaire féministe de l'émancipation et nous invite à repenser nos attaches. Fatma Cingi Kocadost est sociologue au Centre Maurice Halbwachs. Ses travaux portent sur le lien entre famille et capitalisme.
Nombre de pages
283
Date de parution
21/03/2025
Poids
326g
Largeur
120mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782713233975
Titre
La promesse qu’on nous a faite
Auteur
Kocadost Fatma Cingi
Editeur
EHESS
Largeur
120
Poids
326
Date de parution
20250321
Nombre de pages
283,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.