La Guinée de Sékou Touré. Pourquoi la prison du camp Boiro ?
Kobélé-Kéïta Sidiki ; Konde Kaïmba
L'HARMATTAN
38,00 €
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EAN :9782343026039
Ce qui frappe dans l'étude de l'histoire récente de la Guinée, à partir de 1945, c'est que les adversaires politiques de Sékou Touré ne veulent pas que l'on démontre que la France coloniale a subi l'ascension politique du leader guinéen ; que c'est malgré elle que celui-ci a été préféré par les populations guinéennes aux hommes politiques qu'elle soutenait ; et quelle le souhaitait à la tête de la Guinée indépendante. Après le "non" du 28 septembre 1958, recommandé par "cet ennemi du système colonial français à abattre", cette France a décidé d'empêcher, par tous les moyens, le développement économique de la Guinée de Sékou Touré, en utilisant en particulier des Guinéens dans diverses actions déstabilisatrices qui avaient toutes échoué. C'est cette hostilité historique des gouvernants français qui a fini par justifier l'existence de la prison politique, à partir de 1959, au sein du camp de la garde républicaine, devenue camp Boiro suite à l'agression du 22 novembre 1970 contre la Guinée...
Nombre de pages
338
Date de parution
22/01/2014
Poids
540g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343026039
Titre
La Guinée de Sékou Touré. Pourquoi la prison du camp Boiro ?
Auteur
Kobélé-Kéïta Sidiki ; Konde Kaïmba
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
540
Date de parution
20140122
Nombre de pages
338,00 €
Disponibilité
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A l'origine de ce différend, il y a eu une question d'une grande sensibilité politique, sociale et humaine : l'école et l'enseignement qui doit être dispensé dans la nouvelle société guinéenne. Les hauts dignitaires de l'Eglise catholique de Guinée étaient réticents à comprendre qu'une des tâches prioritaires qui incombaient à l'Etat guinéen, dans l'immédiat après l'indépendance, était d'apporter de profondes réformes à l'école guinéenne. " Le nouvel ouvrage de Sidiki Kobélé Kéïta, constitué comme un recueil de textes officiels du Parti démocratique de Guinée (PDG-RDA) et de divers documents de la hiérarchie de l'Eglise catholique, concourt à rendre intelligible l'origine du différend entre la hiérarchie catholique de Guinée et Ahmed Sékou Touré de 1959 à 1967. L'éclairage de M. Kéïta nous permet de comprendre l'acharnement de certains membres de l'Eglise catholique de Guinée envers le premier président de République de Guinée. Un ouvrage instructif et riche d'enseignements à lire absolument.
Tout de blanc vêtu, animé d'une foi prométhéenne et estimant qu'un esclave ne peut hésiter entre son état de servitude et la liberté, le leader guinéen déclara, de façon péremptoire, entre autres : "Nous préférons la pauvreté dans la liberté à l'opulence dans l'esclavage (...) Nous ne renoncerons jamais à notre droit légitime et naturel à l'indépendance". " Personne emblématique de l'histoire de l'indépendance de la Guinée, l'auteur nous fait découvrir Ahmed Sékou Touré, instigateur du renouveau africain. A travers les détails d'une vie hors normes semée d'embûches se dévoile la volonté d'un homme pour le bien d'un peuple opprimé par l'ère colonialiste, présentée avec brio et talent. Un ouvrage passionnant et riche d'enseignements sur le gouvernement gaulliste face à l'envol d'un pays en quête de liberté.
L'auteur de ce livre a choisi l'année 1958, l'une des plus controversées de l'histoire de l'indépendance guinéenne, pour démontrer ses théories : l'histoire véritable doit refuser de céder la place à la légende, à l'affabulation, aux chroniques arrangées. Elle doit, pour ce faire, exiger l'approfondissement des recherches documentaires (sources orales, écrites, matérielles, etc.) afin de mieux appréhender tous les tenants et aboutissants ou tous les aspects d'un fait. La mise en place correcte des faits, à partir de 1945, est ainsi devenue une nécessité urgente en Guinée face à la volonté délibérée de certains polémistes ignorants de poursuivre leur mission néfaste de falsifier, tronquer, ou dénaturer l'histoire contemporaine du pays en se servant, non des archives primaires, mais des ouvrages de seconde main ou de témoignages arrangés.
Le présent ouvrage regroupe les correspondances (lettre et cartes postales) que Sékou Touré a adressées à Mademoiselle Raymonde Jonvaux, une cadre communiste qu'il avait connue lors d'un congrès de la Confédération générale des travailleurs (CGT) à Paris, qui l'admirait et avec laquelle il a entretenu des rapports militants. Ces correspondances rendent compte des activités quotidiennes du syndicaliste et du politique, son analyse de la société coloniale, sa position sur divers problèmes qui assaillent les colonisés, les moyens et méthodes de lutte adoptés dès les premières années de son combat contre les sociétés de traite, et l'incurie de l'administration coloniale.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...