Sékou Touré à Raymonde Jonvaux, militante anticolonialiste française (1948-1954)
Keita Sidiki Kobélé ; NDiaye Gilbert
L'HARMATTAN
19,00 €
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EAN :9782343096391
Le présent ouvrage regroupe les correspondances (lettre et cartes postales) que Sékou Touré a adressées à Mademoiselle Raymonde Jonvaux, une cadre communiste qu'il avait connue lors d'un congrès de la Confédération générale des travailleurs (CGT) à Paris, qui l'admirait et avec laquelle il a entretenu des rapports militants. Ces correspondances rendent compte des activités quotidiennes du syndicaliste et du politique, son analyse de la société coloniale, sa position sur divers problèmes qui assaillent les colonisés, les moyens et méthodes de lutte adoptés dès les premières années de son combat contre les sociétés de traite, et l'incurie de l'administration coloniale.
Nombre de pages
160
Date de parution
28/07/2016
Poids
200g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343096391
Titre
Sékou Touré à Raymonde Jonvaux, militante anticolonialiste française (1948-1954)
Auteur
Keita Sidiki Kobélé ; NDiaye Gilbert
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
200
Date de parution
20160728
Nombre de pages
160,00 €
Disponibilité
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Pour une clarification historique nécessaire, nous ne nous en tiendrons qu'aux complots significatifs dénoncés par l'ancien régime (figurant sur la liste de l'auteur) et qui ont eu un impact négatif sur le procès de développement de la Guinée ; nous n'aborderons donc pas les faits divers catalogués par l'auteur et ses amis pour donner un caractère livre à une publication qui ne devait être, au plus, qu'une simple brochure qui aurait dû porter sur les raisons de son arrestation et sa vie au camp Boiro. " Cet " auteur " n'est autre que qu'Alsény René Gomez, qui, dans Camp Boiro. Parler ou périr témoignait de son calvaire au sein du camp Boiro (ancien camp d'internement militaire, de torture et de mise à mort de Guinée) où il était détenu. S. K. Kéïta dans son ouvrage, démontre point par point en quoi le pamphlet de Gomez est un récit tendancieux, partial et partiel dont il faut absolument se méfier. Grâce à une étude critique, précise, objective et richement documentée, l'auteur ne fait que son devoir et rétablit la vérité historique.
L'auteur de ce livre a choisi l'année 1958, l'une des plus controversées de l'histoire de l'indépendance guinéenne, pour démontrer ses théories : l'histoire véritable doit refuser de céder la place à la légende, à l'affabulation, aux chroniques arrangées. Elle doit, pour ce faire, exiger l'approfondissement des recherches documentaires (sources orales, écrites, matérielles, etc.) afin de mieux appréhender tous les tenants et aboutissants ou tous les aspects d'un fait. La mise en place correcte des faits, à partir de 1945, est ainsi devenue une nécessité urgente en Guinée face à la volonté délibérée de certains polémistes ignorants de poursuivre leur mission néfaste de falsifier, tronquer, ou dénaturer l'histoire contemporaine du pays en se servant, non des archives primaires, mais des ouvrages de seconde main ou de témoignages arrangés.
A l'origine de ce différend, il y a eu une question d'une grande sensibilité politique, sociale et humaine : l'école et l'enseignement qui doit être dispensé dans la nouvelle société guinéenne. Les hauts dignitaires de l'Eglise catholique de Guinée étaient réticents à comprendre qu'une des tâches prioritaires qui incombaient à l'Etat guinéen, dans l'immédiat après l'indépendance, était d'apporter de profondes réformes à l'école guinéenne. " Le nouvel ouvrage de Sidiki Kobélé Kéïta, constitué comme un recueil de textes officiels du Parti démocratique de Guinée (PDG-RDA) et de divers documents de la hiérarchie de l'Eglise catholique, concourt à rendre intelligible l'origine du différend entre la hiérarchie catholique de Guinée et Ahmed Sékou Touré de 1959 à 1967. L'éclairage de M. Kéïta nous permet de comprendre l'acharnement de certains membres de l'Eglise catholique de Guinée envers le premier président de République de Guinée. Un ouvrage instructif et riche d'enseignements à lire absolument.
Ce qui frappe dans l'étude de l'histoire récente de la Guinée, à partir de 1945, c'est que les adversaires politiques de Sékou Touré ne veulent pas que l'on démontre que la France coloniale a subi l'ascension politique du leader guinéen ; que c'est malgré elle que celui-ci a été préféré par les populations guinéennes aux hommes politiques qu'elle soutenait ; et quelle le souhaitait à la tête de la Guinée indépendante. Après le "non" du 28 septembre 1958, recommandé par "cet ennemi du système colonial français à abattre", cette France a décidé d'empêcher, par tous les moyens, le développement économique de la Guinée de Sékou Touré, en utilisant en particulier des Guinéens dans diverses actions déstabilisatrices qui avaient toutes échoué. C'est cette hostilité historique des gouvernants français qui a fini par justifier l'existence de la prison politique, à partir de 1959, au sein du camp de la garde républicaine, devenue camp Boiro suite à l'agression du 22 novembre 1970 contre la Guinée...