Cornettes et blouses blanches. Les infirmières dans la société française, 1880-1980
Knibiehler Yvonne
HACHETTE LITT.
14,25 €
Epuisé
EAN :9782010101984
Chacun de nous, dans les moments critiques de son existence - la naissance, la maladie, la mort -, s'en remet aveuglément à la compétence et à la sollicitude de celles qui sont là pour nous assister. Ces femmes obscures, les infirmières, tiennent alors notre destin entre leurs mains. Aujourd'hui, il y a environ 240 000 infirmières en France et pourtant on peut se demander si la profession n'est pas en voie de disparition. Ce métier féminin a subi de profondes transformations au cours de la gigantesque mutation qui, depuis les découvertes de Pasteur, bouleverse de fond en comble la médecine, l'hôpital, le monde de la santé. Ce livre essaie de montrer comment cette mutation affecte les femmes soignantes dans leur travail, dans leur vie personnelle, dans leur identité. Pour compenser la relative pauvreté des documents officiels, les auteurs utilisent une soixantaine de témoignages donnés par les infirmières dont la plus âgée a cent deux ans, la plus jeune à peine trente. Elles ont été formées par les congrégations, par la Croix-Rouge, par des associations, par l'Assistance publique. Elles ont travaillé dans les écoles, les usines, à l'armée, à l'hôpital, en pratique libérale. Elles ont connu des conflits violents, des chagrins profonds, des joies intenses, des déceptions. Concurrencées par les aides-soignantes et par les jeunes femmes médecins, le doute à présent les assaille...
Nombre de pages
366
Date de parution
25/04/1984
Poids
405g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782010101984
Titre
Cornettes et blouses blanches. Les infirmières dans la société française, 1880-1980
Auteur
Knibiehler Yvonne
Editeur
HACHETTE LITT.
Largeur
140
Poids
405
Date de parution
19840425
Nombre de pages
366,00 €
Disponibilité
Epuisé
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C'est en historienne qu'Yvonne Knibiehler analyse ici la généalogie de la paternité en Europe occidentale : au gré des âges, les trois principales composantes de la puissance paternelle - fonction biologique de la reproduction ; fonction psychologique de la relation éducative ; fonction sociale de la transmission du patrimoine - s'articulent en effet de manière différente. Si la transmission des biens caractérise la paternité coutumière de la société de l'Ancien Régime, par-delà les différences d'ordre et de castes, l'amour paternel émerge à côté de l'autorité avec le tournant des Lumières - emblématisé par l'Emile -, qui marque le passage symbolique à la paternité individuelle. Progressivement mise en péril au cours du XIXè siècle, l'institution patriarcale doit composer de nos jours avec de nouveaux partenaires (féminisme, Etat et science) qui contribuent à la fragiliser et à la remodeler. Au fond, de la Médée d'Euripide à la fécondation in vitro, c'est toute l'histoire des rapports complexes entretenus par l'homme avec le petit d'homme qui est ici brillamment retracée. Professeur émérite à l'université de Provence, Yvonne Knibiehler est l'auteur de nombreux ouvrages, au nombre desquels on compte, en collaboration avec Catherine Fouquet, une célèbre Histoire des mères, du Moyen-âge à nos jours. (Montalba, 1982 et Hachette-Pluriel, 1982).
Spécialiste de l'histoire des femmes, Yvonne Knibiehler s'est toujours engagée de manière subtile et particulière dans toutes les grandes causes du XXe siècle: le travail des femmes, la maternité, le féminisme, l'éducation, la citoyenneté, la décolonisation... Souvent à contre-courant de la pensée dominante, elle a montré, en plein combat féministe, que la maternité demeurait un enjeu central de l'identité féminine. Aujourd'hui, alors que de plus en plus de femmes sont incitées à rentrer dans leur foyer, elle dénonce la fatigue des mères. Comme de nombreuses femmes de sa génération, Yvonne Knibielher s'est vu proposer le choix entre vie familiale et vie professionnelle. Elle fut de ces pionnières qui refusèrent de choisir, récusant tant la relégation des femmes au foyer que la critique de la maternité de nombreuses féministes. "Mon refus inspire tout ce livre. Il relie mon expérience professionnelle à l'histoire collective de plusieurs générations".
Résumé : L'histoire des mères n'est pas encore un véritable objet de recherches. Les sciences humaines ne s'y intéressent qu'indirectement, pour comprendre les transformations de la famille ou les variations de la fécondité. De son côté, le mouvement féministe a inspiré l'histoire des femmes, mais en s'attachant surtout à leur émancipation. Si les mères et la maternité ne sortent pas de l'ombre, c'est peut-être parce que la production des enfants demeure toujours un enjeu de pouvoir ; le contrôle de la fécondité féminine est l'acte par excellence de domination d'un sexe sur l'autre. Le sujet n'est plus tabou, mais il fâche encore. On tente ici de l'apprivoiser.
Qui est Fouad Chouki? Aux côtés de Bob Tahri et de Mehdi Baala, Fouad Chouki a écrit parmi les plus belles pages du demi-fond français. D'ailleurs, murmurent les spécialistes, il ne serait pas le moins doué des trois. Pourtant à l'adolescence, entre dérives et tentations légitimes, Chouki trébuche et refuse les contraintes qu'exige la vie monacale d'un athlète de haut niveau. Après deux ans d'errements, il reprend une nouvelle fois le chemin de l'entraînement et s'offre un retour de premier plan qui le conduit jusqu'à la finale du 1 500 mètres des championnats du monde à Saint-Denis en août 2003. Sa course en enfer! Car, entre-temps, il a cédé aux sirènes du dopage... Pour la première fois un athlète international raconte comment il est amené, comme beaucoup de ses rivaux, à franchir la ligne jaune. Un choix qui mettra fin à ses rêves de champion et va complètement bouleverser sa vie. Car c'est dans l'obscurité d'une cellule de prison qu'il vivra les jeux Olympiques de Pékin, où son talent aurait pu lui permettre de monter sur le podium.
Au tréfonds de l'être, une plaie suinte, que maintiennent à vif maintes de ces questions auxquelles il n'est jamais facile de fournir une réponse : vivre, le faut-il ? Et ce mot, vivre, comment le comprendre ? Quelles significations lui attribuer ? Et que doit-on faire de sa vie ? Quel sens lui donner, ou en recevoir ? Et il semble rigoureusement indispensable de se connaître, cet être que je suis, quel est-il ? Dois-je le subir dans tout ce qu'il est ? Ou bien puis-je le transformer ? Mais alors dans quel but, quelle intention ? Vais-je savoir brûler ce qui m'encombre, désenfouir mon noyau, ne garder en moi que ce qui procède de l'élémentaire, l'originel ? Et cet autrui dont je viens de vérifier à quel point il est mon semblable, vais-je savoir le rejoindre ? Et si je cède à ce désir de me connaître, comment dissoudre l'angoisse qu'il suscite ... Comment vaincre la peur de la vie ? La peur de la mort ? ... Mais quand ces questions le taraudent, l'être n'est pas à même de se les formuler. Elles ne sont tout d'abord qu'un malaise, un désarroi, une lancinante sensation d'exil, l'âpre nostalgie de ce que l'on ne saurait nommer, une infranchissable solitude. Et c'est à son insu que l'être se trouve progressivement engagé dans une aventure dont il ne soupçonne ni en quoi elle réside, ni où elle est susceptible de le mener. Les notes rassemblées dans ce Journal sont les traces laissées par un homme embarqué dans une telle aventure, et qui, des années plus tard, devra s'avouer qu'en se scrutant la plume à la main, il n'a fait qu'obéir à un urgent besoin de se révéler à soi-même, se clarifier, s'unifier, à l'impérieuse nécessité d'accéder à la liberté, la connaissance, une ineffable lumière. Dans ce premier volume, et parce que toute descente en soi est une descente aux enfers, on le découvre aux prises avec l'ennui, le dégoût, la peur, le marasme, la haine de soi, la menace d'une issue tragique. Mais rien ne peut le détourner de poursuivre sa quête. Armé d'une inflexible résolution, il s'acharne à se désentraver, se mettre à nu, explorer l'un après l'autre chacun des recès de son labyrinthe. Dans le second volume, la ténèbre s'éclaircit, et on le verra commencer à fouler la terre lointaine qu'il portait en lui. Celle où il pourra durablement enfouir et déployer ses racines.