Les mots des mères. Du XVIIe siècle à nos jours, histoire et anthologie

Knibiehler Yvonne ; Sagaert Martine
BOUQUINS
32,00 €
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EAN : 9782221122235

médecins, les politiques ont prescrit des règles de conduite aux " filles d'Eve ", tentatrices et pécheresses. Longtemps considérées comme des mineures, les femmes n'avaient pas leur mot à dire sur la condition maternelle et respectaient l'injonction du silence, à l'exception de quelques-unes, les mieux nanties, les plus combatives. Progressivement, l'instruction des filles s'est généralisée, les femmes ont osé revendiquer leurs droits. Plus tard, le progrès des sciences biologiques et médicales leur a permis de limiter elles-mêmes leur fécondité, d'être mères selon leur volonté et non plus selon leur " nature ". En exerçant, hors du foyer, des activités rémunératrices, en accédant à l'espace public, les femmes ont pris la parole de plus en plus librement. Cet ouvrage est constitué de quatre grandes séquences. La première, consacrée à la fin de l'Ancien Régime, montre comment le vécu et les représentations de la maternité ont relativement peu évolué depuis les débuts du christianisme jusqu'à la fin de la monarchie absolue. La publication de correspondances privées donne accès à l'intimité des familles. Les changements décisifs commencent au temps des Lumières : la valeur nouvelle accordée à l'enfant met en évidence l'importance de la responsabilité maternelle, ce qui incite les mères cultivées à composer des ouvrages didactiques. Pendant la Révolution, les femmes sont actives (les plus combatives finissent sur l'échafaud). Elles sont fières de devenir " mères de citoyens ". Ensuite, le code civil promulgué par Napoléon, en restaurant la domination de l'époux et du père au sein de la famille, les subordonne à nouveau. Au XIXe siècle, les mères bourgeoises continuent à écrire des " conseils " et des traités d'éducation ainsi que des récits destinés aux enfants. Mais elles publient aussi des textes en prise directe sur la réalité politique et sociale. Lorsque, en 1848, la Deuxième République accorde le droit de suffrage à tous les hommes, et en exclut toutes les femmes, mères ou non, la revendication féministe prend forme et s'organise peu à peu. Des journalistes, les unes d'origine bourgeoise, d'autres issues des milieux populaires, militent sur le terrain, multipliant les témoignages et les articles dénonciateurs. Les textes narratifs relaient leurs luttes. Le roman devient un genre privilégié pour dénoncer les injustices et pour traiter de la libre maternité. Au début du XXe siècle, dans la tourmente de la première guerre mondiale, les romans de l'arrière retracent le quotidien des " remplaçantes ", qui font le travail des hommes mobilisés. Ils disent aussi la douleur des mères qui ont perdu leur fils au front. Durant l'entre deux guerres, la production romanesque féminine reste abondante. Tandis que les " garçonnes " s'affirment, certains romans disent la joie d'être mère et la parturiente devient un personnage central. La deuxième guerre mondiale, l'Occupation, les années noires, éprouvent les familles : les mères écrivent la lutte au quotidien, la Résistance et les camps de la mort. La plupart des témoignages cités n'ont été tirés de l'oubli que récemment.

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Nombre de pages 1216
Date de parution 14/04/2016
Poids 650g
Largeur 134mm
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EAN 9782221122235
Titre Les mots des mères. Du XVIIe siècle à nos jours, histoire et anthologie
Auteur Knibiehler Yvonne ; Sagaert Martine
Editeur BOUQUINS
Largeur 134
Poids 650
Date de parution 20160414
Nombre de pages 1 216,00 €

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