La danse, nous dit, Bettina L. Knapp, est l'expression primaire, l'exhibition d'une vitalité dont la puissance opère simultanément sur l'artiste et sur le spectateur - ou sur l'imagination créatrice de l'écrivain.L'auteur ne se contente pas de rapporter quelques épisodes chorégraphiques fameux, éparpillés dans les littératures du monde; elle va plus loin en soumettant les personnages et leur temps à une enquête passionnante de leur tréfonds; elle s'outille d'un concept cher à Jung, repris par Bachelard, voire par la littérature mythocritique: l'archétype. Elle rend compte des raisons qui poussent danseurs et écrivains à communier dans un langage auquel l'humanité se réfère depuis longtemps.Dix chapitres - forts d'une approche subtile des corps et des âmes engagés dans la danse (de Melville au théâtre no), qu'enrichit une analyse érudite du matériau littéraire et de sa signification symbolique - apportent, à cet ouvrage, rigueur et densité, dans la manière de rattacher un phénomène artistique au registre des grandes questions sur l'inconscient et sur les archétypes universels.
Nombre de pages
257
Date de parution
01/01/2002
Poids
348g
Plus d'informations
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EAN
9782747528054
Titre
L'ECRIVAIN ET LA DANSE - MODELES D UN ARCHETYPE
ISBN
2747528057
Auteur
KNAPP BETTINA L.
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
348
Date de parution
20020101
Nombre de pages
257,00 €
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La légende est solide : elle retient de Judith Gautier sa beau et ses amours. Victor Hugo et Wagner, deux géants, l'ont associée, au moins par ricochet, à leur épopée. Fille de Théophile Gautier, elle a de qui tenir quand, blessée dans son orgueil par Catulle Mendès l'ambigu, elle se réfugie dans l'écriture. Elle offre une série de titres qui établirent sa renommée. S'éteignant, un soir d'hiver, pendant la Première Guerre mondiale, elle passe pour l'une des femmes les plus libres ; cette liberté, elle l'a acquise grâce à une intelligence célébrée par les plus exigeants, grâce aussi à ses combats ; en une époque où le style avait un sens, ses ouvrages paraissent aujourd'hui comme autant de bijoux rares. Elle est, il y a plus de cent vingt ans, la romancière audacieuse qui ose interroger les mythes de peuples lointains : ils occupent, de nos jours, une place prépondérante : l'Inde, le Japon, la Chine, l'Iran... Sur cette femme somptueuse et qui, par un rare don précurseur, a su allier art et pensée, il manquait une biographie, qui mettrait en parallèle la vie et l'?uvre. Bettina L. Knapp s'en acquitte avec maestria.
Déporté à Buchenwald, Jorge Semprun est libéré par les troupes de Patton, le 11 avril 1945.L'étudiant du lycée Henri-IV, le lauréat du concours général de philosophie, le jeune poète quiconnaît déjà tous les intellectuels parisiens découvre à Buchenwald ce qui n'est pas donné à ceux qui n'ont pas connu les camps: vivre sa mort. Un temps, il va croire qu'on peut exorciser la mort par l'écriture. Mais écrire renvoie à la mort. Pour s'arracher à ce cercle vicieux, il sera aidé par unefemme, bien sûr, et peut-être par un objet très prosaïque: le parapluie de Bakounine, conservé àLocarno. Dans ce tourbillon de la mémoire, mille scènes, mille histoires rendent ce livre sur la mortextrêmement vivant. Semprun aurait pu se contenter d'écrire des souvenirs, ou un document. Mais il a composé une oeuvre d'art, où l'on n'oublie jamais que Weimar, la petite ville de Goethe, n'est qu'à quelques pas de Buchenwald.Peter Knapp a été profondément marqué par la lecture de ce récit. Il en propose ici sa propre lecture,avec une cinquantaine de dessins accompagnés d'extraits du texte de Semprun: « Jorge Semprun alaissé des mots en allemands dans son texte français. J'ai essayé de les visualiser ».
Knapp Jake ; Zeratsky John ; Kowitz Braden ; Pavil
Les brainstormings ne marchent pas : place aux sprints. Une méthode unique de conduite de projet, pour résoudre les problèmes les plus complexes et trouver de nouvelles idées, en 5 jours. Les entrepreneurs font face tous les jours à des questions redoutables : où concentrer les efforts de développement ? À quoi ressemblera votre idée, une fois concrétisée dans la vraie vie? Combien de réunions et de discussions faut-il mener avant d'être sûr d'avoir la bonne solution ? Il existe à présent une méthode éprouvée pour répondre à ces questions. Développée par trois cadres de Google, la méthode sprint a été mise en uvre avec succès lors des développements de plus d'une centaine de projets, dont Gmail, Google X ou encore Chrome. L'idée est simple : une petite équipe, un problème à résoudre, et un process serré qui permet d'aboutir à un test consommateur en 5 jours. Pas de théorie, les auteurs sont tout de suite dans l'action, au travers de leurs expériences, leurs succès et leurs échecs, et de guides de mise en uvre opérationnels. Une méthode utile pour les équipes de toutes tailles, de la start-up naissante aux groupes du Cac 40. Pour toute personne qui a une opportunité, un problème, ou une idée, et qui a besoin des réponses rapides.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...