Le voyage est assurément affaire de lieux, de lieux rêvés et imaginés, de lieux habités et pratiqués. Il constitue l'une des modalités inventées par les hommes pour passer d'un registre à un autre, du rêve à la réalité, du quotidien au hors-quotidien. Mettre en perspective ces représentations, confronter le lieu d'aujourd'hui à ce qu'il était cinquante ans plus tôt, à d'autres lieux comparables à l'autre bout du Monde, relier ce lieu aux pratiques qui s'y développent, etc. C'est à cet exercice que se livre Rémy Knafou et son équipe de chercheurs, au travers de multiples lieux, symboles de pratiques particulières de voyage : les lieux du désir, les lieux du déplacement, ceux de l'hébergement, les lieux subvertis par la touristifi cation, les lieux métropolitains, les littoraux, les îles... jusqu'aux lieux extrêmes.Notes Biographiques : Sous la direction de Rémy Knafou, géographe, professeur émérite à l'université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne, président de l'Association pour le développement de la recherche et des études sur les tourismes (ADRETS). Avec la collaboration de Amandine Chapuis, Jean-Christophe Gay, Carine Fournier et Sylvine Pickel.
Nombre de pages
215
Date de parution
13/04/2012
Poids
240g
Largeur
122mm
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EAN
9782846704311
Titre
Les Lieux du voyage
Auteur
Knafou Rémy ; Ruano-Borbalan Jean-Claude
Editeur
CAVALIER BLEU
Largeur
122
Poids
240
Date de parution
20120413
Nombre de pages
215,00 €
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Cet ouvrage propose une analyse critique des idées reçues que le tourisme alimente à profusion, en particulier au sein de l'intelligentsia, soucieuse de préserver l'un de ses privilèges mis à mal par le développement du tourisme de masse: l'accès à des lieux jadis réservés à une certaine société. Pour cette défense, tous les arguments sont bons, y compris celui de l'écologie. Au-delà, le déferlement récurrent des critiques à l'endroit du tourisme, depuis les débuts de celui-ci, conduit à s'interroger sur les raisons pour lesquelles nos sociétés secrètent et tolèrent un discours anti-touristique, qui est fondamentalement un discours de rejet de l'autre: car, sous les dehors patelins du consensus mou, une xénophobie ordinaire est tranquillement véhiculée. Il faut dire que le tourisme est un exutoire idéal: le touriste, c'est toujours l'autre. Mais les lieux communs, ce sont aussi les lieux produits par le tourisme ou subvertis par lui. En partant des pratiques des touristes pour aboutir à la caractérisation des lieux qu'ils fréquentent, cet ouvrage jette les bases d'une approche géographique du tourisme. Et, s'il est de bon ton de se gausser des touristes, la richesse que le tourisme produit de plus en plus dans le Monde fascine les entreprises, les Etats et les collectivités territoriales au point que lorsqu'un lieu, une région sont en déclin, le tourisme apparaît fréquemment comme l'activité de la dernière chance. Cet ouvrage est le premier d'une trilogie qui a entrepris d'explorer les fondements liés des pratiques et des lieux touristiques, en prenant en compte le tourisme à l'échelle mondiale depuis ses origines et dans le cadre d'une entreprise générale de déconstruction des idées reçues et des concepts inégalement opérants, suivie par une reconstruction en deux temps: dans Tourismes 2 (publié en 2005), le lien pratiques-lieux est saisi à travers des "moments de lieux" successifs; dans Tourismes 3 (2008), l'accent est mis sur la durabilité de la révolution touristique, au-delà de la succession de différents systèmes touristiques et de la dynamique propre aux lieux.
Nous sommes tous des touristes qui supportons mal les touristes. Il est fréquent de déplorer les excès et les des dangers du surtourisme, mais plus rare de proposer des solutions réalistes. Des solutions capables de concilier la protection de la planète et le développement d'un secteur économique devenu incontournable. Des solutions capables surtout de satisfaire les habitants de régions touristiques que nous sommes tout au long de l'année et les touristes que nous sommes durant nos vacances. C'est à l'urgence de réinventer le tourisme que répond ce livre, à travers une série de mesures audacieuses et opérationnelles, certaines inédites, d'autres issues des nombreuses expériences qui se développent à travers le monde. Pour que nos vacances ne détruisent ni nos sociétés, ni notre environnement. Professeur émérite de l'université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne, créateur du Festival international de géographie de Saint-Dié-des-Vosges, Rémy Knafou a fondé et dirigé la première équipe française de recherche dédiée au tourisme. Il est l'auteur de nombreux travaux sur le sujet qui font aujourd'hui référence.
Les vraies vacances, c'est partir " " Les Français ont plus de vacances que leurs voisins " " Les vacances suscitent de véritables exodes " " Avec les 35 heures, l'industrie touristique explose " " Les Français sont casaniers " " Les touristes ne voyages qu'en groupe "... Issues de la tradition ou de l'air du temps, mêlant souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans toutes les têtes. L'auteur les prend pour point de départ et apporte ici un éclairage distancié et approfondi sur ce que l'on sait ou croit savoir. Jean-Didier urbain, docteur en anthropologie sociale et culturelle, est expert à l'Observatoire national du tourisme et directeur scientifique à la DATAR. À travers l'histoire et l'évolution du temps libre, il analyse différentes pratiques vacancières, du tourisme à la villégiature, de la trêve estivale aux 35 heures.
Les discriminations, c'est avant tout une affaire de préjugés...", "La lutte contre les discriminations est un héritage anglo-saxon", "La République est juste dans ses principes mais inégalitaire dans ses pratiques", "La diversité améliore la performance des équipes", "Une seule solution, la discrimination positive"...
L'Empire romain était trop vaste à gouverner"; "L'Empire, c'est la paix romaine"; "Les romains avaient la passion des jeux sanglants"; "L'Empire romain a persécuté les chrétiens"; "Constantin est le créateur de l'Empire chrétien"; "L'Empire tardif, c'est la décadence"; "Tous les chemins mènent à Rome"... Issues de la tradition ou de l'air du temps, mêlant souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans toutes les têtes. L'auteur les prend pour point de départ et apporte ici un éclairage distancié et approfondi sur ce que l'on sait ou croit savoir.
A l'instar du ninja et du samurai, le yakuza fait partie des figures imposées de la culture et de la société japonaise. Largement représenté dans la littérature et le cinéma, couvert de tatouages, phalange coupée, langage rude et violence soudaine, il fascine et interroge : comment cette structure archaïque et quasi féodale peut-elle perdurer dans un Japon démocratique, industrialisé et technologique ? Pour comprendre et éviter le piège de l'essentialisation et du culturalisme, une comparaison avec d'autres pays, notamment la mafia née en Sicile, permet de dégager des éléments communs, mais aussi de mettre à jour la spécificité de la pègre japonaise : sa proximité avec l'extrême-droite, dans l'idéologie comme dans l'action. S'appuyant sur un méticuleux travail de recherche et une analyse originale, Philippe Pelletier démontre ainsi comment les yakuza sont nés à un moment donné, en un lieu donné, en réponse à une demande politique qui interroge in fine sur deux éléments : la nature réelle de la démocratie japonaise et le rôle d'une figure tout aussi emblématique que le yakuza, celle de l'empereur.