Ruth Klüger nous avait livré le récit de sa jeunesse dans Refus de témoigner (Éd.V.H., Prix Mémoire de la Shoah 1998). Déportée à onze ans, échappée miraculeusement d'Auschwitz, elle s'exilait à seize ans aux États-Unis. Dans Perdu en chemin, on la découvre, adulte, confrontée au quotidien des années 50. Elle sera de celles qui se battront sans répit pour  obtenir ce qui paraît le minimum: la dignité, le respect, la simple reconnaissance de soi. Sa vie est "banale", mariage, maternité, divorce. Mais elle écrit: "Quand ce fut fini, j'eus l'impression de sortir du freezer pour enfin mue, décongeler." Devenue une germaniste réputée, elle est invitée en Europe, donne des conférences en Allemagne, est nommée Docteur honoris causa de l'université de Güttingen. Pourtant, elle poursuit le débat avec elle-même: quels sont les mécanismes de la mémoire individuelle et collective vis-à-vis des horreurs du passé, de leurs victimes, auteurs et témoins? Le fil du récit est la discrimination constante et intimement ressentie, mais aussi celui d'une double émancipation: celle d'une Juive et celle d'une femme. Prosaïques à dessein, certaines pages fascinent par l'exactitude des sentiments exprimés; constat et accusation s'interpénètrent. Ce qui semble d'une susceptibilité excessive émeut l'instant d'après par une lumineuse exigence d'équité. Et l'on est submergé par la sincérité généreuse r. de cette femme à l'intelligence souveraine. "Dès son titre, le livre annonce les pertes de cette vie. Ce qu'elle n'a pas perdu en chemin, c'est la conviction que rien n'est plus évident que de défendre ses droits. C'est en cela que réside le triomphe de Ruth Klüger." FrankfurterAllgemeine Zeitung.
Nombre de pages
233
Date de parution
20/01/2010
Poids
292g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782878583083
Titre
PERDU EN CHEMIN
Auteur
Klüger Ruth ; Philippe Chantal ; Muller Jean-Léon
Editeur
VIVIANE HAMY
Largeur
130
Poids
292
Date de parution
20100120
Nombre de pages
233,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il est difficile de dire « l'indocilité » du récit dont Ruth Klüger nous fait ici l'abrupt et magnifique présent.« Refus de témoigner n'est pas un livre de plus dans la littérature consacrée à la Shoah. Monument littéraire qui prend l'histoire à contre-pied, le livre de Ruth Klüger pourrait bien être le pendant du Si c'est un homme de Primo Levi. » - Marc Weitzmann, Les Inrockuptibles« Chaque page de ce livre admirable contient des phrases que l'on a envie de citer, de commenter, de prolonger en soi-même par une réflexion plus approfondie. I1 n'y a donc qu'une solution. Elle est urgente: lisez vous-même ce livre, séance tenante. Vous m'en direz des nouvelles. » - Jorge Semprun, Le Journal du Dimanche« Un livre de douleur, non de désespérance. Un livre d'énergie et de lucidité. L'un des plus beaux, des plus stimulants qu'il m'ait été donné de lire depuis longtemps. » - Michel del Castillo, Le FigaroRefus de témoigner a obtenu le Prix Mémoire de la Shoah en 1998. Cette nouvelle édition est augmentée d'un texte inédit de l'auteur et d'une préface d'Alain Finkielkraut.
Il est difficile de dire "l'indocilité" du récit dont Ruth Klüger nous fait ici le magnifique et abrupt présent. "Refus de témoigner n'est pas un livre de plus dans la littérature consacrée à la Shoah. Monument littéraire qui prend l'histoire à contre-pied, le livre de Ruth Klüger pourrait bien être le pendant du Si c'est un homme de Primo Levi." Marc Weitzmann, Les Inrockuptibles. "Chaque page de ce livre admirable contient des phrases que l'on a envie de citer, de commenter, de prolonger en soi-même par une réflexion plus approfondie. Il n'y a donc qu'une solution. Elle est urgente; lisez vous-même ce livre, séance tenante. Vous m'en direz des nouvelles." Jorge Semprun, Le Journal du Dimanche. "Un livre de douleur, non de désespérance. Un livre d'énergie et de lucidité. L'un des plus beaux, des plus stimulants qu'il m'ait été donné de lire depuis longtemps." Michel del Castillo, Le Figaro. Refus de témoigner a obtenu le Prix Mémoire de la Shoah en 1998. Cette édition est augmentée d'un texte inédit de l'auteur, La Mémoire dévoyée: Kitsch et camps.
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