Les maîtres du comptoir : Desgrand père et fils. Réseaux du négoce et révolutions commerciales (1720
Klein Jean-François ; Chassagne Serge
SUP
22,00 €
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EAN :9782840507871
Du règne de Louis XV à la IIIe République triomphante, la maison de commerce Desgrand père & fils traverse les évolutions et les révolutions qui marquèrent la France mais, aussi, l'histoire globale. Ses réussites comme ses déboires illustrent, à travers l'exemple de ces hommes oubliés et méconnus, des stratégies usant de pratiques marchandes et d'alliances qui permettent qu'en deux générations, cette dynastie de patrons d'Annonay en Ardèche passe de la boutique où se négocient sur le comptoir pièces d'étoffes et calicots aux comptoirs et autres agences commerciales dispersées entre l'Amérique latine, l'Australie, le Levant ottoman, la Chine et le Japon. Ces variations scalaires, du Haut-Vivarais puis de Lyon, capitale européenne de la soierie de luxe, aux échelles du monde, permettent de reconstituer, par le biais d'archives privées inédites, des pratiques et des stratégies commerciales qui sont la marque de la mondialisation partielle du XIXe siècle. Cousins des ingénieurs Seguin et des Montgolfier, les Desgrand furent, eux aussi, des hommes de leur temps, celui des révolutions, qu'elles soient politiques ou économiques, tout en restant les héritiers d'une culture et de tactiques qui passèrent le cap de ces bouleversements en prolongeant au-delà du Second Empire un long XVIIIe siècle. Puisant dans la boîte à outils de l'histoire des entreprises et celle des réseaux tout en s'inscrivant résolument dans celle de l'histoire connectée, la saga commerciale de ces maîtres du comptoir est une fenêtre ouverte sur un monde dont la modernité est encore, par bien des aspects, la nôtre.
Nombre de pages
368
Date de parution
15/05/2013
Poids
672g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782840507871
Titre
MAITRES DU COMPTOIR : DESGRAND PERE ET FILS
Auteur
Klein Jean-François ; Chassagne Serge
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
672
Date de parution
20130515
Nombre de pages
368,00 €
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Pennequin : ce nom ne résonne plus guère aujourd'hui si ce n'est pour les quelques spécialistes de l'Indochine et de Madagascar ou d'histoire militaire. Comment cet officier, qui opéra sa vie durant entre ces théâtres d'opération, comptabilisant plus de trente-six annuités de campagne outre-mer, ce qui fit de lui un des plus "coloniaux" de son arme, a-t-il disparu des livres d'Histoire ? Il est pourtant l'égal de ses contemporains, Gallieni, Archinard, Dodds ou de Lyautey qui, dans une lettre écrite en 1896, affirmait qu'il connaissait dans la région le colonel Pennequin "un sorcier qui nettoie les rives du fleuve Rouge de tous ses miasmes". Penseur de la "pacification" au Tonkin comme à Madagascar, Théophile Pennequin fut aussi un des premiers grands coloniaux "indigénophiles" à prendre la mesure des contradictions internes à une gestion coloniale bien peu respectueuse des dominés, à douter de la politique qu'il contribuait à faire appliquer en Indochine comme à Madagascar et, surtout, à pressentir son obsolescence, tout au moins dans la forme qu'elle prenait. C'est cette tension qui intéresse Jean-François Klein, et les multiples enjeux qui se cristallisent autour de cette figure oubliée du moment colonial. Le pari de l'auteur : passer de la perception que l'on a d'une vie d'homme à travers des traces archivistiques — privées comme publiques — et des quelques récits laissés par ses contemporains à une interprétation historique, afin de le réinsérer au coeur de son temps, de façon à ce que ses idées et ses positions prennent sens pour le lecteur amené à découvrir ces pages. Et ouvrir une fenêtre temporelle et spatiale sur ces officiers coloniaux dont Pennequin fut une des figures, leur emploi et les tensions qui en résultèrent sur les théâtres d'opérations impériaux, avec les colonisés mais aussi bien souvent entre coloniaux eux-mêmes.
Reflétant le profond renouveau historiographique de ces vingt dernières années autour du « moment colonial », la question de concours en histoire contemporaine, pour la première fois, invite résolument à décentrer le regard et à quitter la vieille Europe pour considérer les sociétés coloniales par elles-mêmes. Le sujet est immense, tous les empires coloniaux (britannique, français, allemand, japonais, belge, néerlandais) sont concernés ainsi que les principales aires culturelles (Asie, Antilles, Afrique) où se développe la colonisation lors du grand siècle impérial, la période 1850-1950. En faisant appel à de nombreux spécialistes qui ont tous contribué à redéfinir ce champ, ce manuel a l'ambition de rester un ouvrage de référence au-delà des questions actuelles de concours. Il propose, à travers plus de vingt chapitres, une dizaine de dissertations et d'exercices corrigés, un point sur les connaissances et les débats récents en histoire sociale de la colonisation.
Klein Jean-François ; Singaravélou Pierre ; Surema
Avec plus de 130 cartes et infographies, voici le premier atlas historique mondial qui aborde l'ensemble des empires coloniaux du XIXe au milieu du XXe siècle. - Un projet d'histoire globale : des grands empires, français et britannique, aux empires plus petits, non européens ou continentaux- Dynamiques, conflits, révoltés et résistances : une emprise coloniale inégale et discontinue- Une analyse des sociétés coloniales à différentes échelles : locale, impériale et mondiale- Une attention particulière portée aux colonisés et à leurs interactions avec les colonisations, loin des stéréotypes.
Depuis le XVe siècle jusque dans la seconde moitié du XXe siècle, un certain nombre de pays européens ont été des puissances coloniales. A cet égard, les espaces portuaires situés dans les différentes régions du monde où les Européens se sont installés ont constitué des marchepieds stratégiques de leur présence puis de leur emprise progressive sur les territoires ultramarins. Ces ports ont reçu plusieurs formes et été investis de différentes fonctions, parfois spécialisées, parfois cumulatives : militaire, commercial, administrative, centre de transit des travailleurs déportés, etc. Pour ces diverses raisons, ils se sont imposés comme des lieux d'implantation privilégiés des Européens servant ou travaillant aux colonies. A bien des égards même, ils se sont imposés comme des espaces de centralité des empires en construction et en développement. Les articles présentés dans ce numéro proposent donc, à travers certaines études de cas, de considérer les différentes formes d'instrumentalisation par les Européens de ces espaces que sont les ports en situation coloniale.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.