Je veux parler d'un art où l'homme trouve l'éclat dans le terne, l'audace dans la prudence, la pérennité dans le précaire, l'excellence dans le quelconque". Voilà définies admirablement par l'auteur les trois parties composant son recueil de proses. La voix humaine, le haïku japonais, la nature morte dans les gravures de Morandi en sont les thèmes, exposés avec une science rare de l'économie et du fugace, médités avec une passion profonde pour la litote et le resserrement de l'expression. L'exploration nue de la voix, sur laquelle s'ordonne l'art ombrageux et réservé du luth, du clavecin, de la viole au XVII ? siècle en France, la forme brève du poème japonais, les objets suggérés laconiquement dans l'oeuvre de Morandi, finissent par couvrir cet ouvrage volontairement pudique du plus riche réseau de pensées qui soit, prolongé par autant de reflets et d'échos éclatants.
Nombre de pages
168
Date de parution
02/02/1983
Poids
164g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782070246465
Titre
L'art du peu
Auteur
Klébaner Daniel
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
164
Date de parution
19830202
Nombre de pages
168,00 €
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Qu'est-ce que la notion de "dérive" ? C'est l'éternel point de fuite d'une pensée qui veut incessamment se libérer d'elle-même en cédant à ses propres scintillations. Il y a d'innombrables formes de "dérives", marquées par la fascination de l'humble, le texte porteur, la trace qui s'efface, la parole détournée par le vent, la dérive utérine de l'oeuf vers la matrice, semblable à une lente navigation... Mais, aux yeux d'un écrivain qui se voue à l'exploration du langage, de l'histoire des hommes et des choses, la poétique de la dérive se transforme en une somptueuse structure que l'on pourrait nommer dérive de la poétique. Et l'on y trouve tout au long de ses éclats flottants la Chine et ses peintres, Cri Aurobindo, Claude Lorrain, Francis Ponge, Jung, Borges, Pablo Neruda, Mircea Eliade ; éclats réfléchis allumant le plaisir à la fois bougeant et raffiné du lecteur, entraîné dans un superbe filet de méditations.
Frank Stella est une figure héroïque de l'abstraction américaine, il compte parmi ses fondateurs,dans la lignée de Pollock, de Still. Mais c'est en véritable Rubens de la modernité qu'est ici présenté le Stella de la « seconde carrière », qui s?étant appliqué au minimalisme le plus austère, aborde au milieu des années 70 sa période prodige, maximaliste. Une inversion radicale de son style stupéfie tous ses amateurs, confrontés au baroque le plus exubérant. A travers ses séries de reliefs peints, merveilleuse profusion tournoyante, projective, fluente, flottante, Stella bâtit l'avenir de la peinture abstraite. Il nous sidère et nous vitalise.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.