Le vendredi soir, lorsque retentit le schofar annonçant l'entrée du shabbat, Jérusalem est déjà somnolente. Ses rues appartiennent alors aux chats, peuple quadrupède, autochtone, semi-sauvage et de confession indéterminée. Les matous patrouillent leur territoire et marquent de leur odeur d'imperceptibles postes-frontière qui sacralisent leur bout de terre. Chaque tribu de chats défend le sien contre les autres tribus. Pourtant, dans l'absolu, nul n'est intrus: chaque chat a faim, chaque chatte a ses chatons, tous ont raison et tous ont tort. Si au cours de leurs tristes combats aucune tribu ne prend l'ascendant, des règles de conduite sont tacitement entendues et respectées. Si même les chats parviennent à des compromis, peut-être existe-t-il un espoir?"A. K. A trente-sept ans, ayant passé de près de dix ans la limite d'âge, Arno Klarsfeld s'engage dans les Magav, les garde-frontières de l'armée israélienne, et est affecté aux portes de Bethléem. Dans ce livre d'entretiens avec Yves Derai, journaliste au Nouvel Economiste et au mensuel L'Optimum, il évoque cette expérience et livre son carnet de route. Il raconte ce qu'il a vu et vécu: ses camarades d'unité, les attentats, les implantations, les "colons"... Il y redit aussi la nécessité de parvenir à une entente avec le peuple palestinien. Un témoignage singulier et courageux qui est aussi la confession d'un enfant du siècle, à la recherche de son histoire et de son identité.
Nombre de pages
237
Date de parution
11/05/2005
Poids
100g
Largeur
100mm
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EAN
9782841874651
Titre
Israël transit. Entretiens avec Yves Derai
Auteur
Klarsfeld Arno ; Derai Yves
Editeur
ARCHIPEL
Largeur
100
Poids
100
Date de parution
20050511
Nombre de pages
237,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Arno Klarsfeld a eu raison de plaider la vérité. Pour l'Histoire, pour la Mémoire et contre un Droit dont la géométrie est aussi variable qu'étriquée. (Henry Rousso, Libération, avril 1994). Le jeune Klarsfeld, malgré ses longs cheveux noirs et son assurance provocatrice, est placé sur orbite pour une brillante carrière d'avocat d'affaires international. Une valise plantée au milieu de son cabinet parisien, toujours entre deux vols transatlantiques. Mais, cette année son père lui repasse le flambeau, lui confiant la charge de plaider, à sa place, au procès Touvier. (Annette Lévy-Willard, Libération, 15 avril 1994). Que cherche Arno Klarsfeld qui prend le risque d'un acquittement de Touvier en soutenant que ce dernier a agi de sa propre initiative ? Il veut faire un autre procès que celui qu'on lui impose : mettre en évidence les responsabilités propres de la Milice (Eric Conan, l'Express, 7 avril 1994). " Vous avez la parole, Me Klarsfeld ", " Merci, M. Le Président ", répond l'avocat. Le sourire échangé à cet instant entre le magistrat et le jeune homme apparaît comme la conclusion d'une longue et tumultueuse aventure. Faite de déclarations intempestives, de rappels à l'ordre, d'excuses publiques, de parole coupée, refusée ou reprise de force. Mais, aujourd'hui, le premier président et sa cour se doivent d'écouter. (Sorj Chalandon, Libération, 15 avril 1994). " Ceux qui aujourd'hui vous affirment à cette barre que Touvier a agi sur ordre allemand soutenaient exactement la thèse inverse il y a quelque mois. " En une seule phrase, le jeune avocat entend ainsi se faire le héraut de la vérité. Contrairement à beaucoup de ses confrères, Arno Klarsfeld s'est plongé dans l'énorme dossier d'instruction établi par le juge Getti (...) Le jeune avocat veut rendre hommage à l'attitude des Français : " Les trois quarts des juifs doivent essentiellement leur survie à la sympathie des Français et à leur solidarité agissante. " (Laurent Greilsamer, Le Monde, 16 avril 1994).
Le 16 mars 2020, mes parents Serge et Beate sont venus se confiner chez moi. L'appartement est vaste, et leur bureau est dans l'immeuble, ce qui leur permettait de travailler sans avoir à traverser Paris. Nous étions trois bipèdes et cinq quadrupèdes : trois chats et deux chiens. Pourquoi décider alors d'écrire ? Pour partager ses pensées, passer le temps en faisant disparaître l'angoisse de perdre ses parents, en étant peut-être à la fois parricide et matricide si j'avais été contaminé avant le confinement. Mais, surtout, pour faire avancer une cause qui me tient à coeur : l'amélioration du bien-être animal, qui sera une des causes majeures du xxie siècle dans le monde occidental, sauf tragédie de grande ampleur. Ainsi, presque chaque jour, j'ai essayé d'écrire une nouvelle impliquant l'homme, l'animal, l'environnement que j'ai connu avec le confinement comme toile de fond. A travers ce journal transparaît donc l'amour pour les parents et pour les animaux. L'un est un commandement de Dieu, l'autre devrait l'être aussi. " Dans ce journal ponctué par des événements que nous avons tous connus, des inquiétudes que nous avons tous partagées, Arno Klarsfeld nous livre un récit singulier traversé d'échanges étonnants avec ses parents, de bribes du passé et de réflexions. Il y mêle de subtils portraits de l'âme humaine et de la relation sensible aux animaux au fil d'histoires à la croisée de La Bruyère et La Fontaine. Un livre insolite, riche en émotion et en humour. Arno Klarsfeld a été l'avocat des parties civiles lors des procès Touvier et Papon. Il a toujours milité pour la sensibilisation au bien-être animal.
A la Cour, tandis que les Nains flattaient le monarque, le Bouffon osait lui dire la vérité avec drôlerie. Lorsque cette vérité l'offensait, le roi lançait sur son bouffon la troupe des Nains furieux pour étouffer sa voix. Arno Karsfeld aura été le second accusé de la cour de Bordeaux. Attaqué par les avocats, les magistrats et la presse, il est poursuivi devant le conseil de l'ordre, alors que les jurés l'ont suivi. D'une ironie souvent mordante, d'une sincérité toujours émouvante, Arno Karsfeld change quelque chose à notre façon de concevoir la lutte pour la vérité, celle des hommes et celles de l'Histoire.
Gavroche en " costume de ténèbres ", à jamais orphelin de l'amour maternel, aimant les femmes à s'y brûler, Mouloudji (1922-1994) aura traversé la vie sur la pointe des pieds, entre insouciance et gravité. Et réussi à rester jusqu'au bout l'adolescent qui, pour carte de visite, n'avait que son sourire et L'Internationale à offrir à Jacques Prévert ou Jean-Louis Barrault... Eternel apprenti de la chanson, du roman, de l'écran, du pinceau et de la poésie, Mouloudji a prêté son sourire à la légende de Saint-Germain-des-Prés. Il incarne la chanson rive gauche de l'après-guerre. Nul n'a oublié " Le Déserteur ", " Comme un p'tit coquelicot ", " La Complainte des infidèles " ou " Un jour, tu verras ", auxquels son nom reste associé. La recette de son succès ? Peut-être une tendance à laisser fructifier ses dons... Dix romans, six cents chansons, quarante films : Gilles Schlesser a voulu faire la part de la légende et du secret en interrogeant nombre de proches de l'artiste. Cette première biographie consacrée au poulbot de Belleville qui fit chavirer les coeurs dévoile un personnage emblématique d'une époque disparue.
En 1963, Sheila décrète que l'école est finie. Sa carrière débute... Cinq décennies après, elle se retourne sur sa carrière, et sur sa vie. On sait sa passion pour la danse, qui a rythmé son existence depuis qu'enfant elle rêva d'être petit rat de l'Opéra. Twist, yé-yé, pop, disco: elle a traversé toutes les modes et conservé intact sa popularité.Les moments de doute, pourtant, n'ont pas manqué. Mais Sheila a toujours rebondi, retrouvant le chemin des studios et la joie de vivre.Amitiés fortes, grandes rencontres, coups durs... Sheila refait ici le parcours de sa vie. En toute sincérité.
Fin 2011, Christophe Rocancourt passe deux mois en détention préventive à la prison de la Santé, suspecté d'abus de faiblesse sur la personne de Catherine Breillat. Le jugement rendu en février 2012 aboutit à une condamnation de seize mois de prison dont huit fermes et une remise en liberté.De son arrivée aux États-Unis à sa condamnation pour abus de faiblesse, Christophe Rocancourt, célèbre escroc, se raconte. Devenu l'ami de Mickey Rourke lors de son séjour américain, attiré par le faste et les mondanités, il va côtoyer les plus grandes stars: Marlon Brando, Elton John, Hugh Heffner, Vincent Gallo... La chute sera rude. Recherché par le FBI et Interpol, pour avoir escroqué de nombreuses personnalités, dont Michel Polnareff, il est condamné au Canada et revient en France dans les années 2000 pour y être emprisonné. À ce jour, il doit encore plus d'un million de dollars à ses victimes. Cette période de sa vie, qu'il nomme à juste titre « Crimes et Châtiments » dans cette autobiographie, met en évidence la personnalité étrange de Christophe Rocancourt, personnage charismatique qui ne cessait de s'inventer de nouvelles identités.Désormais, Christophe Rocancourt semble avoir tombé les masques en se tournant vers la foi et l'écriture.
On le savait peu, mais Moustaki (1934-2013) était le chanteur français le plus demandé à l'étranger. On le croyait à la retraite ou au soleil, alors qu'il n'arrêtait pas de chanter, du Japon au Canada, mais aussi de composer, d'enregistrer, de peindre et d'écrire. Moustaki, c'est "Milord", dont Piaf fit un succès, "Sarah", que Reggiani détaillait comme une saynète et, bien sûr, "Le Métèque" qui le rendit célèbre. C'est aussi "Ma liberté", "Votre fille a vingt ans", "Ma solitude", "Il est trop tard". des dizaines de chansons qui sont autant de standards. Louis-Jean Calvet est remonté aux origines, à cette ville d'Alexandrie où Moustaki est né, pour suivre les fils des influences, des amitiés, des rencontres : le cours d'une vie. Mais ce livre est plus qu'une biographie : il scrute l'ouvre, les musiques, il fait parler les témoins (dont l'auteur), il est à l'écoute des hésitations, des choix de vie, des engagements. Calvet réserve ici la place qu'elle mérite à Yui Hamauzu, sa dernière compagne japonaise, qu'il a longuement interviewée, afin de raconter les "années de résilience" 2008-2013.