La maison et le nom. Stratégies et rituels dans l'Italie de la Renaissance
Klapisch-Zuber Christiane
EHESS
40,00 €
Épuisé
EAN :9782713209536
A Florence, des mains masculines contrôlent fermement les biens - matériels et symboliques - hérités des ancêtres ; la " maison " se construit autour des hommes, non pas des femmes. Scruter les rapports entre hommes et femmes et entre parents permet de déchiffrer certaines valeurs, négligées, d'une société qui a été tant étudiée. Jacob Burckhardt voyait dans son individualisme la modernité de l'homme de la Renaissance. La " maison " fait plutôt prévaloir un idéal de solidarité entre cousins, d'attachement commun aux intérêts du groupe de parenté. Le corollaire en est un vigilant contrôle des femmes, par qui se noue l'alliance entre les lignages. L'idéologie de la maison les place au centre des stratégies masculines assurant la survie de ces lignages, mais elle les marginalise dans la vie active. Sur tous les plans, économique, social ou politique, les Florentines jouissent de très peu d'autonomie. Les rituels de la vie familiale ou les représentations artistiques semblent les pousser sur le devant de la scène et les honorer avec éclat ; mais les normes mises en oeuvre dans l'éducation, les rapports souvent tendus qu'on devine entre époux ou parents et enfants, les liens qu'entretiennent les femmes avec leurs consanguins ou leurs alliés les montrent refoulées dans des situations subordonnées, où leur fonction première est de servir la maison où elles sont nées, ou celle où elles sont entrées par mariage. C'est à l'analyse de ces tensions entre idéologie et pratiques que s'attachent les études regroupées dans ce volume. Toutes, ou presque, ont recouru à l'éclairage exceptionnel jeté par les livres de famille sur les foyers et les parentèles de Florence entre XIVe et XVIe siècle. Ecritures masculines, qui affirment hautement la part des hommes dans la culture toscane, mais dans lesquelles on peut déchiffrer les tactiques propres aux femmes.
Nombre de pages
393
Date de parution
12/04/1995
Poids
710g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782713209536
Titre
La maison et le nom. Stratégies et rituels dans l'Italie de la Renaissance
Auteur
Klapisch-Zuber Christiane
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
710
Date de parution
19950412
Nombre de pages
393,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : Nous imaginons la parenté sous la forme d'un arbre dont nous voyons d'abord les racines. Les hommes du Moyen Age portaient, eux, le regard vers les branches et le ciel. L'imaginaire de la parenté dans l'Occident médiéval a pris forme entre ces deux manières de voir. C'est cette histoire longue, puisqu'elle s'étend de l'époque carolingienne à la Renaissance, que reconstitue le présent ouvrage. La conscience médiévale des ancêtres, écrit Christiane Klapisch-Zuber, s'alimente à des sources extrêmement diverses qui sont devenues étrangères à notre manière d'imaginer un " arbre de parenté " : la philosophie qui classe les concepts, le droit qui remémore, la théologie qui sacralise la hiérarchie des valeurs, enfin la généalogie qui dit les filiations et prescrit la transmission des pouvoirs. Ce livre décrit l'émergence d'une image - l'arbre des ancêtres - dont il restitue l'extraordinaire richesse figurative. Il en analyse les fondements théoriques élaborés dans les monastères et les universités. Il suit la mise en forme et en pratique des images de la parenté dans les milieux de cour, les cabinets des bourgeois et les ateliers d'artistes renommés ou obscurs. Il identifie la période, autour de 1200, où la généalogie, pour la première fois, rendit sensible le déroulement du temps. Il décrit enfin ce moment singulier de la Renaissance où l'arbre de la parenté parut masquer les ancêtres pour s'ouvrir aux descendants.
Au thème central posé dans ce numéro, celui des rapports entre l'identité reçue par un individu à sa naissance et l'identité qu'il acquiert au sein de la société, chaque article répond en fonction des documents privilégiés par son auteur : testaments, témoignages, contrats, sources normatives ou narratives. Le terrain est l'Occident, avec cependant des ouvertures sur l'Extrême-Orient.
Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, des personnes de tous horizons se sont rassemblées dans les rues de Paris, aux abords des lieux attaqués, pour rendre hommage aux victimes. Des mémoriaux se sont formés, faits de milliers de messages, de bougies, de fleurs et d'objets les plus divers. Durant des semaines, les Archives de Paris en ont collecté le contenu qui appartient aujourd'hui au patrimoine national. Fruit d'une collaboration inédite entre chercheurs et archivistes, cet ouvrage enrichi de près de 400 photographies revient sur cette transformation et constitue ainsi un véritable livre-mémorial. Les textes de ce livre retracent le parcours de ces mémoriaux et sont autant de reportages illustrés sur leurs aspects, leur collecte ou leurs usages sociaux. Des courtes notices les accompagnent sur des sujets aussi divers que les citoyens s'étant érigés en gardiens des mémoriaux éphémères, le rôle des agents de nettoyage de la Ville de Paris dans le travail de collecte, la mémoire des attentats de 2015 à Saint-Denis, ou encore la relation particulière des supporteurs du PSG à la mémoire des attentats du 13 novembre. Eclairant sous un angle nouveau un événement majeur et récent de l'histoire de France, cet ouvrage est à son tour un mémorial unique et précieux, une réflexion originale et illustrée sur la manière dont une société est appelée à ne pas oublier.
Au Ve siècle av. J.-C., les Athéniens pouvaient exiler pour dix ans un citoyen soupçonné d'aspirer à la tyrannie, sans autre forme de procès. Le nom de la victime était inscrit sur des tessons d'argile : les ostraka. Conservés par milliers, ces fragments de poterie livrent aujourd'hui une parole populaire d'une rare intensité : aux noms s'ajoutent parfois des dessins moqueurs et des injures cinglantes adressées aux figures honnies de la cité. Souvent conçue comme un instrument d'oppression populaire, la procédure d'ostracisme était en réalité fort régulée : arbitraire dans son principe, elle était encadrée dans son déroulement et limitée dans ses effets. C'est ce qui explique qu'elle fut globalement acceptée, y compris par ceux qui en furent la cible. Elle permit de domestiquer les citoyens les plus puissants sans provoquer leur défection ni leur révolte. S'appuyant sur une documentation iconographique exceptionnelle, Vincent Azoulay enquête sur l'une des institutions les plus déroutantes de la démocratie athénienne. Il en met au jour le moteur caché - l'honneur et l'infamie - et en explore les résurgences de la Florence de la Renaissance à la Révolution française, jusqu'aux usages contemporains du "dégagisme".
Molho Tony ; Fleming Katherine E. ; Ginzburg Carlo
Sans m'attribuer le mérite de ma survie, le fait est que j'ai miraculeusement survécu. C'est à l'altruisme et à la bonté de certaines personnes, ainsi qu'à la chance que je le dois". Tony Molho retrace, dans un récit à la fois sensible et historique, son enfance en Grèce durant les années 1940, alors que la menace de la déportation par les nazis pèse sur sa famille. Caché chez un couple sans enfant, dans un train, au coeur d'un couvent, il échappe à la mort grâce à la détermination de ses parents et à la gentillesse des autres, des gens ordinaires - voisins, amis, inconnus - souvent modestes qui lui portent secours. Des années plus tard, Tony Molho, passé d'un pays à un autre, d'une langue à une autre, revient sur cette période fondatrice. Il y déploie une réflexion sur l'histoire, la mémoire, l'effacement de la communauté juive de Salonique et interroge la manière dont la conscience du traumatisme de la Shoah l'a aidé à comprendre le cours de sa propre vie.