L'éducation est une fonction de reproduction et de dépassement social indispensable au progrès de tout pays. Quand cette fonction est abolie, il se produit un dépérissement profond dans le métabolisme de base de la société. C'est le cas en Afrique, où l'école, au lieu de reproduire les sociétés à un niveau supérieur, contribue à les mettre en pièces détachées. L'appareil éducatif, au lieu d'être un moteur, est une bombe à retardement qui, compte tenu de la flambée démographique, épuise les ressources économiques sans contrepartie suffisante, désintègre les structures sociales et stérilise les cultures. L'école africaine peut-elle offrir des diplômés adaptés au marché de l'emploi quand ce dernier est inélastique ou inexistant ? "L'Education pour Tous" est-elle, dans ce contexte, une solution possible ou un slogan sans lendemain ? L'éducation est un droit, mais surtout un devoir pour tous. Elle est indispensable à toutes les opérations de développement. Mais elle ne sera à la hauteur des enjeux de demain, qu'en assumant tout le patrimoine historique et en occupant tout l'espace géographique et social, grâce à une stratégie de démocratisation et d'africanisation ouverte aux apports positifs du monde. Plus qu'un défi, c'est une ardente obligation.
Nombre de pages
120
Date de parution
03/05/2000
Poids
234g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782738406446
Titre
Eduquer ou périr
Auteur
Ki-Zerbo Joseph
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
234
Date de parution
20000503
Nombre de pages
120,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
...Ce travail très documenté se veut simple contribution, simple point de départ pour investir et ouvrir l'avenir. Le propos de Ki-Zerbo est donc double. Loin de rester statique, son autopsie du passé africain s'articule sur le projet collectif de l'avenir d'un continent pour en orienter l'évolution et en maîtriser le cours. Souci qui amène l'auteur à définir la seconde signification de son projet en des termes aussi vifs qu'imagés : " C'est une bouteille à la mer, avec l'espoir que son message sera recueilli surtout par les jeunes et contribuera à dessiner en traits authentiques le visage si peu connu, si méconnu, de l'Afrique d'hier, fournissant ainsi les bases d'une plus saine approche et d'une plus farouche détermination pour bâtir celle de demain ". Afrique d'hier, Afrique d'aujourd'hui, Afrique de demain : Ki-Zerbo les présente, tout au long de l'ouvrage, dans leur continuum non exempt de crises et de cassures, mais indissolublement liées... C'est un précieux outil de référence et de travail ; au langage simple ; facile à manipuler, qui aidera certainement de nombreux lycéens, étudiants, professeurs et tous ceux qui, en Afrique et en dehors d'Afrique, veulent connaître ce continent. J.P N'Diaye Jeune Afrique Ce volumineux ouvrage est le résultat de plus de dix années de travaux. Qualifié de " vigoureux " par le professeur Fernand Braudel, qui l'a amicalement préfacé, ce texte est le premier, dans lequel un historien africain traite de l'histoire du continent noir dans son ensemble... Sans verser dans les excès de certaines études historiques contemporaines, que leur ardeur anticolonialiste apparente étroitement au pamphlet, c'est en militant pourtant que Joseph Ki-Zerbo a conçu son travail, pensant, à juste titre, que " la vision du passé peut nous aider à mieux concevoir le panafricanisme "... En tout état de cause, le grand public appréciera la clarté d'un ensemble au sein duquel se distinguent les pages consacrées par Joseph Ki-Zerbo aux " problèmes africains d'aujourd'hui ", intéressante mise au point d'un homme représentatif d'une certaine élite intellectuelle africaine, soucieuse de définir sur de nouvelles bases les rapports entre l'Afrique et les anciennes puissances coloniales. Quant aux experts, ils ne manqueront pas de rendre un hommage mérité aux conceptions personnelles de l'auteur, concernant la méthodologie historique et les traditions orales... Ph. D. Le Monde
L'éducation est le champ privilégié de la reproduction sociale. Parler de l'école africaine est un défi qui ne peut être relevé qu'à partir d'une approche scientifique correcte. Il faut récuser l'approche purement technique, budgétaire et comptable, si chère aux institutions financières internationales, car elle risque par réductionnisme de masquer les dimensions sociologiques et culturelles, politiques et idéologiques. L'approche systémique s'impose pour comprendre le système éducatif africain tel qu'il est ajusté à la mondialisation dominatrice. Comment renaître, accoucher d'une autre Afrique par l'éducation : voici le thème de cette étude.
L'Afrique, terre d'incursions, d'expéditions, de razzias et de guerres civiles. L'Afrique où les maux de civilisation semblent enkystés, fixés comme en négatif de notre époque. Sur cette terre malmenée, des Africains vifs, vivants, vivaces, toujours renaissants. L'humanité africaine, force vitale, essentielle. Pourquoi alors ces plaies béantes ? Que faire pour les dépasser ? Des réponses existent. Ce livre en fournit, de manière d'autant plus claire qu'il propose un regard sans pitié ni commisération, à la fois doux, fort et intense sur les habitants de ce continent unique et originel.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...