L'utopie sacrifiée. Sociologie de la révolution iranienne
Khosrokhavar Farhad
SCIENCES PO
36,50 €
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EAN :9782724606386
C'est au sein d'une jeunesse frustrée, façonnée par une modernisation intolérante et une consommation inaccessible, qu'il faut chercher le groupe actif des révolutionnaires qui porta Khomeiny au pouvoir et lui confia un rôle de substitution. L'intervention du clergé est marquée par ce contexte social. Pour l'auteur de ce livre, il est essentiel de distinguer le discours de rejet de l'Occident qui accompagne le processus révolutionnaire du refus de la modernité. Prenant ses distances avec la thèse qui tend à présenter les ingénieurs islamistes comme l'élément le plus important du changement politique, Farhad Khosrokhavar insiste sur le rôle des intellectuels de second rang issus des paysans "dépaysannés". Il lie l'évolution du mouvement au vécu de ses acteurs : il les a longuement interrogés dans les premières années de la révolution. Ce travail de sociologue est aussi une réflexion sur la révolution, où les rêves occupent une place prépondérante avant de se transformer en cauchemars. Il aidera à mieux comprendre les dynamiques à l'oeuvre dans l'Iran des années 80 mais aussi dans d'autres pays d'islam, comme le Maghreb ou l'Egypte.
Nombre de pages
337
Date de parution
01/12/1993
Poids
433g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782724606386
Titre
L'utopie sacrifiée. Sociologie de la révolution iranienne
Auteur
Khosrokhavar Farhad
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
135
Poids
433
Date de parution
19931201
Nombre de pages
337,00 €
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Des attentats dans le RER à l'affaire Khaled Kelkal, en passant par la question du foulard, aujourd'hui l'islam fait peur. Mais il existe un islam méconnu, spécifiquement français, qui se développe dans les banlieues depuis la fin des années quatre-vingt. Cet islam, à l'opposé de l'islam radical et souvent contre lui, offre aux jeunes un discours permettant de lire positivement une réalité qui leur est hostile. Ta Ferrari, tu l'emportes pas au paradis! affirment les jeunes qui apprennent à mettre à distance leur envie de consommation immédiate. Ils trouvent à travers le prosélytisme une raison de vivre et la possibilité d'échapper au ghetto social et géographique de leur quartier. Témoin de cette double identité, française et musulmane, le foulard. Loin de marquer une volonté de rompre avec la République, il offre souvent aux jeunes filles qui le portent une occasion de se soustraire à la coercition d'un milieu familial exerçant à leur encontre les restes d'une autorité en lambeaux. C'est à la rencontre de cet islam des jeunes que F. Khosrokhavar nous convie. Il ne s'agit pas ici d'un enjeu mineur. Sans remettre en cause les principes de l'Etat républicain, on doit voir aujourd'hui que ceux-ci sont, dans la réalité, remis en question par de nouvelles formes sociales. De notre capacité à tirer parti d'un dialogue avec ce nouvel islam dépendra la solidarité de notre tissu social, autrement soumise à une tension constante, et l'efficacité de la lutte contre le terrorisme.
Les attentats récents ont mis en lumière l'un des aspects de l'islamisme radical : le martyre qui soulève l'horreur par le nombre élevé des victimes innocentes qu'il fait périr en toute connaissance de cause. Il est donc essentiel de comprendre ce qui motive ces nouveaux candidats à la mort sacrée. Deux types de martyrs peuvent être distingués : les jeunes déshérités, exclus des bienfaits de la modernité qui vivent dans un sentiment de dépossession de soi, une minorité d'immigrés qui vivent au c'ur même de l'Occident, nouvelles classes moyennes prises entre l'Orient et l'Occident. C'est à ce deuxième type qu'appartenaient les pilotes du World Trade Center. Ces " néo-martyrs " s'identifient à une communauté fantomatique de musulmans opposée à une communauté tout aussi fantomatique de mécréants. On insiste beaucoup sur les réseaux déterritorialisés qui président à ce type d'activisme politico-religieux mais on néglige encore trop de s'interroger sur les formes de subjectivité exigeant un degré inouï d'abnégation et d'aveuglement.
Les attentats de 2001 ont mis en lumière un des aspects de l'islamisme radical : le martyre qui suscite l'horreur par le nombre élevé de victimes innocentes qu'il fait périr en toute connaissance de cause. Il est donc essentiel de comprendre ce qui motive les nouveaux candidats à la mort sacrée. Deux types de martyrs peuvent être distingués : les jeunes déshérités, exclus des bienfaits de la modernité qui vivent dans un sentiment de dépossession de soi, et une minorité d'immigrés qui vivent au c'ur même de l'Occident, nouvelles classes moyennes prises entre l'Orient et l'Occident. C'est à ce deuxième type qu'appartenaient les pilotes de l'attentat contre le World Trade Center. Ces " néo-martyrs " s'identifient à une communauté fantomatique de musulmans opposée à une communauté tout aussi fantomatique de mécréants. On insiste beaucoup sur les réseaux déterritorialisés qui président à ce type d'activisme religieux, mais on néglige encore trop de s'interroger sur les formes de subjectivité qui gouvernent ce genre d'engagement suicidaire exigeant un degré inouï d'abnégation et d'aveuglement.
Nous sommes confrontés depuis le 11 septembre 2001 au terrorisme islamique. Si l'Occident s'entend sur la nécessité de le combattre, force est de constater qu'on ne sait rien de ceux qui nous prennent pour cible, à New York, Madrid ou Londres. Rien de leurs vraies motivations, hormis ce qu'ils en disent sur Internet ou dans des documents posthumes. Rien de leur représentation d'eux-mêmes, ni du monde telqu'ils le voient. Pour la première fois, des membres d'Al-Qaïda se révèlent dans leur vérité et leurs combats. A partir d'entretiens librement consentis dans les prisons françaises, FarhadKhosrokhavar dresse le portrait de ces nouveaux "fous d'Allah". On découvre à travers ces confidences la diversité de leurs parcours, mais aussi la culture de la mort et les nouvelles formes de haine qui habitent ces fanatiques del'Apocalypse. Un document exceptionnel.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.