Le ramadan observé par un gamin afin de séduire une belle cousine et d'accéder au monde des adultes, le vol et la profanation du cadavre d'un oncle incestueux, une fête chiite révélant la vie secrète d'un quartier, un enlèvement et une exécution sans motif apparent ou les méditations désabusées d'un sniper sont autant d'approches qui mettent ici à nu quelques tabous de la société iranienne contemporaine. Une cerise pour couper le jeûne met en scène, souvent à travers le regard d'un enfant, les figures truculentes ou inquiétantes d'une petite ville de province sous la République islamique, quelque part entre le Chaminadour de Jouhandeau et le Macondo de Garcia Marquez. Une ironie facétieuse et une jubilation d'écriture tantôt tendre, tantôt féroce, dominent ces récits d'un quotidien baigné de violence familiale, d'épopée religieuse et d'intrigues de bazar.
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Nombre de pages
190
Date de parution
03/05/2012
Poids
180g
Largeur
121mm
Plus d'informations
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EAN
9791090175044
Titre
Une cerise pour couper le jeûne
Auteur
Khiyavi Hafez ; Dudoignon Stéphane
Editeur
SERGE SAFRAN
Largeur
121
Poids
180
Date de parution
20120503
Nombre de pages
190,00 €
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Un jeune homme doit tuer un âne pour gagner la main de la fille qu'il aime. L'épreuve tourne mal. Couvert du sang de l'âne, il se cache dans la grange du père, où il attend la fille. Quand survient le père, le jeune homme s'enfuit, en oubliant son portable sur place. Un enfant est surpris en train de tuer un chat, tandis qu'un autre s'interroge en découvrant le désir sexuel et la honte devant Dieu? Portraits d'enfants ou de jeunes adultes dominent ces récits révélant les contraintes religieuses et un regard désabusé ou amusé sur les travers de la société iranienne. Je puais le sang d'âne alterne naïveté enfantine, violence familiale, doux cynisme et scènes parfois cruelles.
Serge Malakoff, dramaturge contemporain en perte de notoriété, se lance dans l'écriture d'une nouvelle pièce qui, il en est certain, va le remettre sur le devant de la scène : la rencontre conflictuelle entre Chateaubriand et Emile de Girardin à propos de la publication des Mémoires d'outre-tombe en feuilleton dans le quotidien La Presse. Entre son ex-femme, Carine, sa nouvelle compagne, Barbara, toutes deux comédiennes, son meilleur ami Ludo, son chat Papillon et sa famille à l'étranger, Serge a du mal à se concentrer. Jusqu'au moment où il est pris d'hallucinations et projeté dans la vie de ses personnages. Ces hallucinations, il va finir par s'en rendre compte, ne sont pas dues qu'à l'écriture de sa pièce...
Deux siècles en arrière. 24 mars 1905. Louis Capelle voit sa scierie réduite en cendres suite à un incendie ravageur. Endetté, il décide alors de partir à l'aventure en Patagonie, terre qui regorgerait de richesses minières et en laquelle il a de grands espoirs. C'est sur ce début d'aventure ambitieuse que la narratrice du même patronyme commence son enquête dans la maison familiale suite au décès de son père. C'est en se plongeant dans ces correspondances épistolaires partagées entre deux continents qu'elle retrace les pas de cet homme. Périple, solitude, pauvreté, amour à sens unique, son histoire singulière en apparence se trouve être le véritable puzzle généalogique, dont l'aboutissement n'élucide pas tous les mystères
Paul Esnault prend le train pour se rendre à des obsèques dans une petite ville nommée Lahaye. Il y a autrefois passé les vacances d'été chez ses grands-parents. Il se remémore le dernier été, l'été 1964, à partir duquel il n'est plus revenu dans cette petite ville de Touraine. Ce fut l'été des initiations amoureuses, l'été où il sortit de l'enfance. Un été qu'il passa entouré de Suzanne, sa grand-mère devineresse, son grand-père spécialiste en appareils ménagers, ses oncles Dédé, revenu d'Algérie, et Bertrand doué pour bidouiller n'importe quel circuit électrique. A la table familiale il y avait aussi sa mère, Louise, et la femme de Bertrand, Marie-Claire. Et parfois Joseph, voisin et ami du grand-père Brain, un ancien professeur qui bricole dans le jardin et le verger et qui, aux dires de Suzanne, a la langue bien pendue. Pouvait aussi s'y asseoir monsieur Bourgueil, ami de pêche d'André. Mais surtout, de derrière le mur de la cour, on pouvait entendre le piano de Charlotte Versini.
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