Dans J'appelle mes frères, une voilure piégée a explosé, semant la panique dans la ville. Sans doute un acte terroriste. Amor reçoit alors des appels téléphoniques de ses proches qui lui donnent des conseils contradictoires. Doit-il faire profil bas et se fondre dans la masse ? Ou au contraire se montrer au grand jour ? Quelle identité adopter quand tout le monde vous regarde d'un oeil suspicieux et qu'on devient l'autre, à son corps défendant ? Dans Nous qui sommes cent, une femme est tiraillée entre trois facettes d'elle-même à différents âges. Ces trois "elle" se disputent et questionnent cette existence dans laquelle elles se retrouvent plus par dépit que par choix. Comment en sont-elles arrivées à bâillonner leurs rêves au profit d'une vie tranquille et morne ? Par quels renoncements successifs en arrive-t-on à choisir la sécurité plutôt que le bonheur ? Dans ces deux partitions à la distribution matériau, au rythme haletant, Khemiri utilise l'humour et la distance pour montrer la schizophrénie contemporaine. Forcément subversif.
Nombre de pages
128
Date de parution
17/10/2013
Poids
200g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782842606336
Titre
J'appelle mes frères Nous qui sommes cent
Auteur
Khemiri Jonas Hassen ; Ségol-Samoy Marianne
Editeur
THEATRALES
Largeur
150
Poids
200
Date de parution
20131017
Nombre de pages
128,00 €
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Deux fois par an, un père qui est aussi grand-père rentre en Suède. Officiellement pour retrouver son fils qui est aussi un père et sa fille qui n'est plus une mère. En réalité pour ne pas perdre son titre de séjour et pour que son fils s'occupe de toute sa paperasse. Mais cette fois, la coupe est pleine et ce dernier estime qu'il est grand temps de remettre en cause la clause paternelle qui stipule qu'un fils doit s'occuper de son père. Mais cette clause est-elle négociable...4e de couverture : Deux fois par an, un grand-père revient en Suède voir ses enfants, désormais adultes. Son fils - en congé paternité avec deux petits en bas âge - est un raté névrotique. Sa fille - abandonnée par son propre enfant - est tombée enceinte d'un pauvre type. Seul le grand-père - le fier patriarche - est parfait. Du moins, selon lui... car les visites du père prodigue semblent moins motivées par l'amour qu'il porte à sa progéniture que par l'opportunisme et la nécessité. En effet, ces passages réguliers lui permettent de conserver son titre de séjour. C'est aussi l'occasion pour lui de remettre de l'ordre dans ses démarches administratives et fiscales. Ou plus exactement, de déléguer ces tâches à son fils. Car quand le père rentre, il est entendu que son fils s'occupe de tout. Il ignore que ce dernier a pris une décision qui va tout bousculer : il veut remettre en question la clause paternelle. Mais une telle clause est-elle réellement négociable ...Dépeignant l'inexorabilité des liens familiaux avec poésie, étrangeté et humour, Jonas Hassen Khemiri dresse le portrait intime d'une famille chaotique et parfaitement ordinaire, profondément blessée par la mort d'un enfant et la disparition d'un père.Prix Médicis Étranger 2021Notes Biographiques : Né à Stockholm en 1978, Jonas Hassen Khemiri est considéré comme l'un des écrivains les plus importants de sa génération. Auteur de cinq romans et de nombreuses pièces de théâtre, son oeuvre a été récompensée par une série de prix prestigieux, dont le prix Per Olov Enquist 2006 ainsi que le « Goncourt Suédois » - le prix August 2015 - pour Tout ce dont je ne me souviens pas (Actes Sud, 2017). Également paru chez Actes Sud : J'appelle mes frères (2014). La Clause paternelle était finaliste du National Book Award 2020 lors de sa sortie aux États-Unis.
Abulkasem": en projetant ce simple mot, empreint de mystère et d'humour, sur le plateau et dans la bouche de ses acteurs, Jonas Hassen Khemiri jette le trouble. Mot-valise, matière sonore, langue très actuelle, l'auteur propose une variation ludique sur une habitude très contemporaine: le zapping idéologique, qui enchaîne les clichés et les images d'actualité pour créer un maelström de raccourcis, faisant du premier quidam venu un terroriste en puissance.
Jérôme Laronze, paysan éleveur, résistant aux injonctions de traçage sanitaire de ses bêtes au nom d'une agriculture humaine, est abattu par un gendarme au neuvième jour de sa cavale. En neuf mouvements comme neuf étapes d'un oratorio imprécatoire, sa soeur prend la parole et, dans un souffle, érige telle Antigone un monument à ce frère dont elle dénonce la mort. Les Deux sont des soeurs, la grande et la petite, coincées dans leur village désindustrialisé, vouées à un destin de victimes par un déterminisme social contre lequel seule la petite semble décidée à se battre. Par de courtes scènes aux dialogues épurés et saillants comme des uppercuts, l'auteur plonge dans cette France périphérique oubliée. Avec ces deux textes très différents, Guillaume Cayet poursuit sa recherche d'un théâtre de résistance. Il offre une partition quasi musicale pour une actrice, mais aussi une large distribution pour des troupes. Un théâtre à lire et à jouer pour rester debout.