Que faire de l'IA ? Entre risque et opportunité pour la transformation sociale et écologique
Enderlin Nils ; Khalfa Pierre ; Marty Christiane ;
CROQUANT
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EAN :9782365124829
Une reconfiguration du capitalisme ? « Le moulin à bras vous donnera la société avec le suzerain , le moulin à vapeur, la société avec le capitalisme industriel » écrivait Marx dans Misère de la philosophie. La combinaison du big data, du cloud et de l'IA pourrait-elle donner naissance à une nouvelle forme de capitalisme ? Il faut certes se défier de tout déterminisme technologique et, disons-le, Marx n'y échappe pas avec cette formulation. En fait, les rapports sociaux entretiennent avec le développement scientifique et technique un double lien. D'une part, l'utilisation d'une technologie, plutôt qu'une autre parmi toutes celles qui sont potentiellement disponibles, dépend de la configuration des rapports sociaux et en particulier des rapports de production. D'autre part, la technologie utilisée peut elle-même participer d'une reconfiguration de ces rapports sociaux. Ainsi par exemple, l'invention du grand moulin hydraulique a été faite au début de l'Empire romain. Cette invention n'a jamais été utilisée à l'époque où elle a vu le jour parce que les grands propriétaires d'esclaves n'en avaient pas besoin. Elle réapparaît un millier d'années plus tard au XIe siècle dans le contexte de rapports sociaux différents dans le cadre de la domination seigneuriale. Le grand moulin s'impose contre le petit moulin à bras des paysans pour conforter la domination seigneuriale et reconfigure en partie cette dernière1. Il est utilisé dans la production de textiles dans des centres spécialisés, accroissant ainsi les échanges, entrainant l'apparition de nouvelles couches sociales que ce soit leurs travailleurs ou les « bourgeois » propriétaires. De même, la généralisation du machinisme, permise par l'invention de la machine à vapeur, en Angleterre, berceau du capitalisme industriel, supposait qu'auparavant en soient créées les conditions politiques et sociales : reprise du mouvement des enclosures au XVIIIe siècle qui rend disponible la main d'oeuvre pour travailler dans les fabriques , victoire politique des forces contre-révolutionnaires à la fin du XVIIIe siècle , écrasement de la révolte luddiste au début du XIXe siècle. Ce n'est qu'à partir du moment où ces conditions politiques et sociales ont été remplies que la « révolution industrielle », marquée par un bouquet d'innovations techniques, allait être une arme aux mains de la classe dominante britannique pour permettre la mise en place du capitalisme industriel. Cependant, même s'il faut refuser tout déterminisme technologique, la question ne se pose pas moins de savoir quelles sont les conséquences de l'introduction de technologies numériques nouvelles dans l'organisation du capitalisme ou, pour le dire autrement, le mode d'accumulation du capital en sera-t-il transformé ? Il nous faut pour cela revenir sur l'histoire du capitalisme lui-même. Du capitalisme fordiste au capitalisme financier Après la seconde guerre mondiale, sur la base des rapports de forces de l'époque, se met en place dans les pays du Nord ce que les économistes régulationnistes ont appelé le « capitalisme fordiste ». Si les formes concrètes qu'il peut prendre diffèrent suivant les pays, ce type de capitalisme possède néanmoins des traits communs. Il s'agit d'un capitalisme essentiellement organisé sur une base nationale avec un pilotage macroéconomique effectué par l'État dans le cadre de politiques contracycliques dites « keynésiennes ». Au niveau international, les accords de Bretton-Woods assurent une stabilité financière et économique et l'hégémonie des États-Unis, malgré l'existence du bloc soviétique. La finance est bridée, que ce soit à l'échelle nationale ou mondiale. Un nouveau rapport salarial se met en place sur la base de compromis sociaux institutionnalisés caractérisés par l'existence de conventions collectives nationales ou de branches, ce qui limite les effets de la concurrence entre les entreprises. Ce qui domine, c'est le modèle de la grande entreprise managériale intégrée dans laquelle les actionnaires sont, de fait, contenus, avec une organisation du travail taylorienne qui autorise une production de masse, l'augmentation régulière des salaires avec un partage des gains de productivité permettant une consommation de masse. Se met en place parallèlement un État social avec le développement de la protection sociale. Cet agencement s'adosse à la seconde révolution industrielle apparue à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle (électricité, automobile, téléphone). Cette vague d'innovations naît durant la grande dépression de la fin du XIXe siècle (1873-1896) qui marque la fin du capitalisme concurrentiel, celui analysé par Marx, et la naissance du capitalisme monopoliste caractérisé par la formation de firmes géant
Nombre de pages
186
Date de parution
13/01/2026
Poids
170g
Largeur
110mm
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EAN
9782365124829
Auteur
Enderlin Nils ; Khalfa Pierre ; Marty Christiane ;
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CROQUANT
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20260113
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La Révolution française les avait émancipés : elle leur avait accordé les mêmes droits civils et politiques qu'aux autres nationaux à condition qu'ils acceptent de reléguer la pratique religieuse dans la sphère privée. Les Juifs de France jouèrent le jeu et se dévouèrent sans compter à la République, apportant leur contribution au développement de la démocratie et de la laïcité. C'est la grande époque du franco-judaïsme. Malgré les persécutions antisémites dont ils sont l'objet sous Vichy, les Juifs de France continuent, après la Libération, d'être animés par l'esprit d'intégration républicaine, en dépit de la création de l'Etat d'Israël (1948). C'est la vague des rapatriés d'Afrique du Nord, après les indépendances, qui donne la première inflexion : les nouveaux venus n'ont pas la même culture de l'intégration que les Juifs issus de l'est européen. La guerre de Six Jours (1967) marque le tournant : Israël attend des Juifs du monde entier un soutien sans faille. S'amorce alors la formation du franco-sionisme : fidélité au pays d'appartenance, bien sûr, mais aussi à Israël et à sa politique, quelle qu'elle soit. C'est ainsi qu'aujourd'hui les institutions dominantes du judaïsme français s'efforcent de convaincre les Juifs que leur destin est lié non plus au principe d'une République juste et exigeante, mais à un " Etat nation du peuple juif " à tendance messianique et qui discrimine les minorités non juives. Du franco-judaïsme dominant sous la IIIe République au virage franco-sioniste d'aujourd'hui, l'histoire des Juifs de France a connu bien des vicissitudes. La voici racontée par l'un de leur fils, sur la base d'une documentation exceptionnelle et à travers un récit riche et coloré. Charles Enderlin est journaliste. Il a été le correspondant de France 2 à Jérusalem de 1981 à 2015. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur le Proche-Orient.
Le 30 septembre 2000, Mohammed Al-Dura, un enfant palestinien, meurt sous les balles dans les bras de son père face à la position israélienne de Netzarim, à Gaza. Il est filmé par le caméraman de France 2. Diffusée le soir même sur la chaîne publique, avec un commentaire de Charles Enderlin, l'image fait aussitôt le tour du monde. Trois jours plus tard, un certain Yossef Doriel adresse une lettre au journal israélien Haaretz pour expliquer - sans en apporter la moindre preuve - que l'enfant a été tué par les Palestiniens eux-mêmes à des fins de propagande, quand le commentaire d'Enderlin affirmait que les tirs qui ont atteint Mohammed provenaient de la position israélienne. L'affaire du petit Mohammed est lancée. Que s'est-il vraiment passé le 30 septembre 2000? Comment la thèse du "complot palestinien" a-t-elle pu prospérer pendant dix ans contre toute vraisemblance? Et quels objectifs s'agit-il finalement d'atteindre pour ses promoteurs? Le récit est factuel, dépassionné, écrit à la manière des grandes enquêtes qui ont valu à Charles Enderlin, ici témoin et acteur, la réputation d'expert international du conflit israélo-palestinien.
Charles Enderlin est le correspondant permanent de France 2 à Jérusalem depuis 1981 et est donc un témoin privilégié du processus de paix au Proche-Orient. Argumentaire livre: D'offensives en ripostes, d'attaques terroristes en représailles, Charles Enderlin a suivi les soubresauts de la guerre, tant au coeur des territoires occupés que dans les salons feutrés des ambassades. Il nous livre à la fois le récit des événements et leurs coulisses diplomatiques, apportant de nombreuses révélations sur les contacts secrets entre Israéliens et Palestiniens. Voici donc l'histoire de l'échec du processus de paix au Proche-Orient, de l'assassinat de Rabin à l'offensive lancée par Sharon contre Arafat.
L'intérêt porté ici conjointement à l'automobile et au supermarché a pour ambition de réfléchir à l'évolution de nos modes de consommation depuis cinquante ans. La particularité de l'objet automobile est d'entretenir tous les fantasmes, le premier d'entre eux étant de pouvoir circuler librement. Si l'automobile recouvre un certain nombre de fonctionnalités, il n'en demeure pas moins qu'elle implique aussi certaines contraintes. Associer l'automobile à la consommation est devenu un acte d'une évidence déconcertante, le consommateur moderne ne pense plus son rapport à l'achat de produits courants, dont l'alimentation, qu'au travers d'un déplacement en véhicule à quatre roues (automobile ou chariot libre-service en grande surface d'ailleurs)
Le présent ouvrage est l´??histoire de la fédération dudans les différentes étapes de son existence, traitant essentiellement de la part prise par ce parti dans les combats ayant jalonné sa vie intense contre la colonisation capitaliste, le sous-développement, la spéculation et la pression immobilière sur le littoral notamment par le tourisme, la stigmatisation de la culture et la langue basque, la répression des deux côtés de la frontière, la violence institutionnelle en politique, etc. Ce sont quelques dizaines de militants acharnés qui ont persévéré pour l´??autodétermination de ce territoire dans une voie étroite consistant à mettre en tension autonomie et autogestion, nationalisme et socialisme, sans concession démagogique ou électoraliste refusant à la fois un nationalisme apolitique et une lutte de classes sans racine nationale. L´??ouvrage est bâti à partir d´??entretiens et de documents personnels, d´??archives nationales et locales, ainsi que de celles des héritiers du PSU,
Les lois de 2008 sur la réforme de la représentativité syndicale et de 2015 sur le dialogue social ont instauré de nouvelles obligations de négociation en entreprise ponant sur la "conciliation" de l'activité syndicale et professionnelle. Comment expliquer cette soudaine attention des pouvoirs publics à la "discrimination syndicale"? Assiste-t-on à une rupture historique dans les relations professionnelles à la française ? Fondée sur six monographies de grandes entreprises aux pratiques sociales contrastées, cet ouvrage montre comment la négociation d'accords de droit syndical et de " gestion des parcours syndicaux " est aussi une réponse a la croissance des contentieux. menés notamment par la CGT depuis les années 1990, qui ont contribué à une prise de conscience de leurs droits par les syndicalistes. Si ces accords d'entreprise protègent désormais mieux les mandatés les plus investis dans le jeu du dialogue social, qui signent des accords, ils ne modifient pas radicalement les pratiques managériales de terrain qui continuent à stigmatiser les syndicalistes de proximité. surtout quand ils s'opposent aux restructurations ou dénoncent la dégradation des conditions de travail par des pratiques protestataires.