La Vertu et le Bonheur. Suivi de Possibilités économiques pour nos petits-enfants, Edition bilingue
Keynes John Maynard ; Batout Jérôme
BELLES LETTRES
11,00 €
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EAN :9782251451619
Son nom est sur toutes les lèvres dès qu'un choc survient : John Maynard Keynes (1883-1946), probablement l'économiste le plus influent à ce jour. Résumons grossièrement : tête-pensante de Bretton Woods (Banque Mondiale et Fonds Monétaire International), créateur de la politique du New Deal, théoricien de l'État-providence, muse du Plan Marshall et redoutable spéculateur financier. La valeur de John Maynard Keynes ne se résume cependant pas à cette histoire économique.De sa jeunesse à sa maturité, l'économiste Keynes s'est nourri du philosophe Keynes. En faisant combattre les disciplines en duel, il parvient à en faire bouger les lignes. Il les ouvre à une interpénétration qui leur fait spontanément défaut. Les deux essais rassemblés dans ce volume, l'un écrit alors que Keynes est encore étudiant, l'autre alors qu'il est devenu un penseur accompli, permettent de saisir sur le vif cette pensée dont le trait évident est le goût pour la transgression.Une pensée capable de surprendre la crise quand la crise nous surprend. Une pensée décidée à prendre appui sur les extrémités du temps : revenir à la philosophie antique pour évaluer les difficultés morales contemporaines, ou prédire l'état du monde à un siècle de distance pour penser les défis les plus urgents du présent.Dialogue entre la philosophie et l'économie, efficace de la transgression pour résoudre une crise inédite, projection dans le long terme pour mieux saisir le présent : trois leçons dont la validité semble plus forte que jamais. La présente édition bilingue, choisie, introduite et traduite par Jérôme Batout, donne, en miroir, La Vertu et le Bonheur, texte inédit de 1905, et Possibilités économiques pour nos petits-enfants (1930), en traduction nouvelle.
Nombre de pages
85
Date de parution
09/04/2021
Poids
92g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782251451619
Titre
La Vertu et le Bonheur. Suivi de Possibilités économiques pour nos petits-enfants, Edition bilingue
Auteur
Keynes John Maynard ; Batout Jérôme
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
120
Poids
92
Date de parution
20210409
Nombre de pages
85,00 €
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Un traité sur la monnaie n'avait jamais été traduit jusqu'à aujourd'hui. Ce livre expose le cheminement de la révolution keynésienne. Le point de départ d'Un traité sur la monnaie, comme son nom l'indique, est la monnaie. À partir de la monnaie, John Maynard Keynes développe, de fait, des analyses beaucoup plus larges : une véritable théorie économique générale qui se défait peu à peu des dogmes cambridgiens.
Après avoir été considéré comme le sauveur du capitalisme, auquel il ouvrit une voie médiane entre libéralisme et socialisme, Keynes a été la première victime du retour en force du libéralisme économique dans les années 1980. Mais les perturbations économiques récentes et les contrecoups de la mondialisation nous invitent à le redécouvrir. Qu'il s'agisse de son analyse du chômage et de la pauvreté, qui n'est que l'autre face de l'abondance capitaliste, des moyens qu'il propose pour éviter une récession, ou de ses réflexions sur les dangers d'une interdépendance trop étroite des économies, on s'aperçoit, en lisant les quatorze essais réunis dans ce volume, que Keynes est plus que jamais notre contemporain.
Cet essai de Keynes, rédigé moins d'un an avant les évènements de 1919 qu'il relate, est demeuré inédit du vivant de son auteur, bien que Keynes ait publié, avant 1923, des portraits d'autres protagonistes des négociations de paix. Ces portraits et scènes de genre sont parmi les plus personnels des écrits de Keynes.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Claudel Paul ; Caron Maxence ; Soeur Marie de l'as
Cet ouvrage n'a guère à voir avec ce que l'on publia jusqu'à présent de Claudel (1868-1955). Il est un fait qu'en dehors de quelques titres, l'un des plus célèbres écrivains du monde n'est aujourd'hui connu dans son pays que de nom. Ce volume édite ses livres capitaux. Il est préfacé par Emilie d'Arvieu (Soeur Marie de l'Assomption), dominicaine et arrière-petite-fille du grand homme. Claudel n'est pas un écrivain comme les autres : derrière cette force qui plonge dans le puits de Jacob un bras sculpté par Isaïe, Eschyle et Rimbaud, il est la plus puissante figure fondatrice de l'Histoire contemporaine. Cette figure est encore si proche de nous, que nous commençons seulement d'apercevoir l'ampleur où conduit sa parole. Entrant un jour de Noël à Notre-Dame ce "grand coeur catholique" , qui d'abord ne le fut point, se convertit au christianisme de manière aussi fulgurante qu'inattendue. Il fréquente alors chez Mallarmé où il se rencontre avec la jeune avant-garde. Irréductible aux manières des habitués de la rue de Rome, Claudel crée une oeuvre souverainement affirmative en qui l'art est indissociable de l'annonce de la Vérité. Or, annoncer la Vérité, c'est ce que signifie précisément le mot "prophétie" . Prophétiques, les oeuvres de Claudel le sont par nature : armées de l'héritage de l'immortalité antique dont elles déduisent un symbolisme universel, elles dépassent les avant-gardes. Claudel traverse ainsi les genres littéraires, qu'il soumet à cette exigence prophétique et dont il obtient une parole nouvelle et éternelle. Poète, bien sûr, puis dramaturge dont le théâtre est un poème à plusieurs voix, il est d'abord un penseur au sens le plus pur. Ainsi, après avoir achevé Le Soulier de satin, il laisse le théâtre et consacre trente ans de sa vie à l'invention d'une nouvelle forme : la méditation biblique totale, en qui s'unissent tous les arts au sein d'une seule pensée récapitulant sa plénitude. Ces livres de philosophie, véritablement katholiques, prolongent sa recherche poétique qui, dépassant à présent le cadre d'un "théâtre dont la scène est le monde" , épouse en une langue sublime les contours de l'Ecriture Sainte afin de découvrir le sens de notre monde et la clef de son avenir. Jamais de tels textes n'avaient été écrits. Avant que Claudel ne manifestât cette unité qui mène des Cinq grandes Odes à Un poète regarde la Croix en passant par l'étincelant examen de notre époque au regard de l'Apocalypse, jamais n'avait été établie la cohérence qui va de la poésie à la pensée la plus intense. C'est ce parcours, cette cohérence, cet art, cette unité d'une vie qu'incarne notre ouvrage en réunissant les livres majeurs où, traçant son chemin entre grands poèmes et traités bibliques abyssaux, se révèle la pensée prophétique de Claudel.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3