De la maltraitance infantile à l'infanticide. La mère, l'enfant, le ravage
Kessaci Lyasmine ; Maleval Jean-Claude
PU RENNES
20,00 €
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EAN :9782753537033
La mère - l'enfant : tant de manières de saisir leurs rapports ! Il en est pourtant une à se détacher, particulièrement difficile à admettre, et néanmoins nécessaire à prendre en compte dès lors que l'on se place sur le terrain de la psychopathologie : appelons-la "le ravage". C'est à l'explorer que se consacre cet ouvrage. Et à l'explorer jusque dans ses ultimes conséquences, qu'elles soient réelles ou fantasmatiques. "On bat un enfant" ; "on tue un enfant" : c'est en effet à ces représentations qu'aboutit parfois un tel ravage. Présentification de l'horreur, pour nombre de nos contemporains. Réalité clinique, saisie par le biais ce que l'on nomme "maltraitance infantile" et "infanticides", pour quelques autres. Et déclinaison d'un fantasme - le plus fondamental qui soit, en cela qu'il convoque d'un côté le rapport au père et le masochisme primordial, d'un autre le rapport à l'idéal et le narcissisme primaire - pour tout un chacun, prétendons-nous. C'est donc à nouer structure du fantasme et réel de la maltraitance infantile que s'emploie cet essai. Qui commence par montrer comment, et par quels biais, la féminité peut porter à la maternité, et ce qui se joue dans le "désir d'enfant", autant parfois que dans le désir de mort de l'enfant. Puis à quels extrêmes peut atteindre la clinique avec le "syndrome de Münchhausen par procuration", d'une part, les "néonaticides" avec conservation des corps des nouveau-nés, d'autre part. C'est-à-dire à quels extrêmes on aboutit lorsque l'horreur se montre pour mieux se dissimuler, et se cache pour mieux s'exhiber.
Nombre de pages
302
Date de parution
24/04/2015
Poids
468g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753537033
Titre
De la maltraitance infantile à l'infanticide. La mère, l'enfant, le ravage
Auteur
Kessaci Lyasmine ; Maleval Jean-Claude
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
468
Date de parution
20150424
Nombre de pages
302,00 €
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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