Cinéaste de la transparence et de l'observation du quotidien, Jacques Tati est d'abord cinéaste de la révélation et de la démocratie du regard. Inventeur du burlesque sonore, d'une véritable poétique du son, il réconcilie comique et réalisme, pour mieux les confondre dans sa propre mise en scène du monde, totalité organique exemplaire dans toute l'Histoire du cinéma. Pour Jacques Kermabon, Monsieur Hulot est d'abord l'incarnation du mouvement perpétuel, dialecticien subtil de l'équilibre et du déséquilibre, de l'ordre et du léger décalage, du vide et du plein. Son essai, synthétique et rigoureux mais toujours passionné, Jacques Kermabon le conclut en nous révélant l'exacte dimension du monde selon Tati, un monde saisi dans son devenir-signe, contemporain de ce qui se tramerait bientôt du côté de Roland Barthes et du Nouveau Roman. En annexe, Kermabon livre le fruit d'un authentique travail de bénédictin et compare les différentes variantes du film. Outre une lecture attentive de plusieurs étapes du scénario, cette étude intègre, dans cette réédition augmentée, la première version du film, considérée comme disparue, dont une copie d'exploitation a été retrouvée. Au-delà de l'anecdote, ce qui se dégage alors, ce sont les mécanismes intimes d'une construction artistique constamment en mouvement, la cohérence de l'univers de Jacques Tati, pour lequel cet ouvrage constitue une introduction idéale.
Nombre de pages
128
Date de parution
05/03/2009
Poids
200g
Plus d'informations
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EAN
9782873402402
Titre
Les vacances de Monsieur Hulot de Jacques Tati
Auteur
Kermabon Jacques
Editeur
YELLOW NOW
Largeur
0
Poids
200
Date de parution
20090305
Nombre de pages
128,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Pour le troisième film français de son ultime période, Max Ophuls s'empare d'un court roman de Louise de Vilmorin, l'innerve de son univers, en épanouit les possibles, en fait rayonner les motifs dans le mouvement incessant d'un jeu d'échos, de répétitions et d'écarts. La mince intrigue, articulée autour d'une paire de boucles d'oreilles en diamant, devient, par les entrelacs d'une caméra parti - culièrement fluide, une tragédie teintée d'ironie et une sourde méditation sur le désir, la vanité des existences, le vertige du temps. Au coeur de Madame de... , face à Charles Boyer et Vittorio De Sica, Danielle Darrieux, dans le rôle d'une femme futile prise au piège d'une passion amoureuse à laquelle rien ne l'avait préparée, déploie, avec une sensibilité inégalée, une vaste palette d'émotions. Sorti en septembre 1953, Madame de... a vu grossir le rang de ses admirateurs au fil des ans et est, à juste titre, maintenant régulièrement classé dans le palmarès des plus beaux films du monde.
Qu'est-ce qu'un court métrage ? À cette question simple, nous proposons une réponse nuancée, plurielle, qui ouvre sur une galaxie infiniment composite, nomade, mouvante. Notre ambition est tout simplement de contribuer à réparer une injustice à l'égard de ce vaste continent trop souvent négligé. La palette de ce secteur est autrement plus ample et plus libre que ce que peut proposer l'histoire du long métrage. Les catégories les plus classiques s'y révèlent particulièrement protéiformes. Se pencher sur le court métrage, c'est rappeler que le cinéma est irrigué de la sève expérimentale, se nourrit des sciences et de tous les arts, qu'il peut être essai, poème, film ethnographique, bande amateur, porno pirate présenté dans les bordels, faux documentaire, film de propagande, cinéma engagé, film sur l'art, et bien d'autres choses encore. Éclairer par ce biais la carrière de certains cinéastes apporte, sur leur cinéma, un nouveau point de vue, négligé de la plupart des monographies. Élire certains films courts redessine aussi un autre territoire, au sein duquel émergent des trésors oubliés, des films ovni, bref, de véritables ?uvres insoupçonnées. Le court métrage nous amène à frayer dans des contrées mal balisées, à élargir notre vision du cinéma, des cinémas, à découvrir des beautés inattendues, une histoire parallèle (esthétique, économique, juridique...) qui parfois précède l'histoire officielle du septième art, et qui décourage très vite toute ambition d'exhaustivité. Une encyclopédie du court métrage français veut surtout ouvrir les regards ou, pour reprendre la formule de Jean Vigo, aider à " nous dessiller les yeux ". Deux index, l'un des noms cités (plus de deux mille quatre cents) et l'autre des titres évoqués (plus de deux mille sept cents) achèvent ce travail de réflexion.
Comment construire une nouvelle alliance entre les hommes et les animaux, surtout quand ces derniers sont victimes de nos activités... ? Fortes d'une décennie passée à soigner la faune sauvage en détresse, Maêlle Kermabon et Lucie Yrles ont voulu partager leur expérience et leur savoir. Elles ont donc écrit ce témoignage, mêlant récits et précieuses recommandations, pour répondre à une double nécessité : mieux faire connaître la petite faune sauvage qui nous entoure, et offrir des conseils pratiques pour aider les animaux en danger. Le tout porté par une bonne dose d'humour, grâce à l'écriture enjouée de Jean-Baptiste Pouchain et aux dessins comico-naturaliste de Marion Jouffroy. Histoire de conserver l'espoir intact... Avec ce guide : un carnet pratique pour savoir comment aider les animaux en détresse.