Pour l'honneur des familles. Les enfermements par lettres de cachet à Paris au XVIIIe siècle
Kérien Goulven ; Milliot Vincent
CHAMP VALLON
27,00 €
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EAN :9791026711681
Pour les Parisiens désireux de résoudre leurs conflits avec un fils, une fille, un frère ou un père indocile, les enfermements de famille par lettres de cachet constituent une pratique banalisée tout au long du siècle des Lumières. Les Archives de la Bastille regorgent de ces dossiers d'enfermements qui témoignent de l'adhésion massive des familles parisiennes, singulièrement celles des milieux populaires, à ce système institué par la monarchie. Au début des années 10o, la belle présentation d'Arlette Forge et Michel Foucault, a apporté un éclairage lumineux sur ces pratiques, révélatrices du "Désordre des familles". Le présent livre vient aujourd'hui enrichir la réflexion. Les enfermements par lettre de cachet sont un observatoire privilégié pour appréhender les mécanismes de régulations sociales dans la capitale. C'est sous cet angle que Goulven Kérien place son étude : il analyse les stratégies familiales mais aussi les pratiques policières. Grâce à d'amples dépouillements d'archives originales, il reconstitue l'évolution séculaire des enfermements mais souligne aussi les nombreuses spécificités parisiennes, principalement leur caractère populaire. Il retrace l'histoire des relations entre la police et la population au fil des conjonctures et des événements, notamment la révolte de mai 1750. Il analyse enfin le processus de négociation informelle engagé entre la famille et la police, sous le regard vigilant des habitants du quartier, gardiens de l'ordre communautaire, qui influent fortement, par leurs témoignages, sur la décision finale, favorisant une intégration des modes locaux et policiers du contrôle social. Ce livre constitue une contribution majeure à l'histoire de la construction de l'ordre public.
Nombre de pages
408
Date de parution
27/10/2023
Poids
646g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791026711681
Titre
Pour l'honneur des familles. Les enfermements par lettres de cachet à Paris au XVIIIe siècle
Auteur
Kérien Goulven ; Milliot Vincent
Editeur
CHAMP VALLON
Largeur
155
Poids
646
Date de parution
20231027
Nombre de pages
408,00 €
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Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ...