Chaque jour. en France. plus de trois millions d'animaux sont abattus pour nos besoins et nos plaisirs alimentaires, ceci au terme d'une courte vie marquée par les sévices que nous infligeons à ces "frères inférieurs" sur lesquels nous régnons sans partage. Ce comportement humain a aujourd'hui un nom : le "spécisme", ou racisme de l'espèce, que résume la formule "Ce ne sont que des animaux". La présente étude explore les différentes facettes de ce spécisme, ainsi que les différentes critiques dont il est aujourd'hui l'objet. Depuis quelques années en effet, la "question animale" est admise, dans toutes sortes de champs disciplinaires, au rang d'objet scientifique, tout en prêtant à de vives controverses étant donné l'importance des enjeux économiques, culturels et sociaux qui y attachent. Controverses et enjeux dont Catherine Kerbrat-Orecchioni s'emploie à faire l'inventaire, débouchant sur une sorte d'état des lieux en la matière. En 1989 paraissait l'essai de Tzvetan Todorov intitulé Nous et les autres - "nous", qui renvoie aux groupes d'appartenance de chacun, et "les autres", qui n'en font pas partie. Au coeur de sa réflexion, cette question : "Comment peut-on, doit-on se comporter à l'égard de ceux qui n'appartiennent pas à la même communauté que nous ? " Trente ans plus tard, il est devenu possible de transposer ce duo sur le plan le plus large. De se demander comment les humains doivent se comporter à l'égard des autres animaux, comment en finir avec les formes les moins défendables de l'anthropocentrisme.
Nombre de pages
624
Date de parution
23/09/2021
Poids
800g
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782359353471
Titre
Nous et les autres animaux
Auteur
Kerbrat-Orecchioni Catherine
Editeur
LAMBERT-LUCAS
Largeur
0
Poids
800
Date de parution
20210923
Nombre de pages
624,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Le langage verbal est par essence fait pour permettre l'échange (le dia-logue). Or, tout se passe comme si la linguistique moderne, traitant du langage comme d'un objet formel, avait pendant de longues années oublié sa vocation communicative. Les choses sont actuellement en train de changer. Dès les années 70, on voit se développer aux États-Unis l'analyse conversationnelle, et plus généralement l'étude des différents types d'interactions telles qu'elles fonctionnent effectivement dans la vie sociale. La littérature en la matière est aujourd'hui très abondante, mais il n'existe en langue française aucun ouvrage de synthèse qui en permette l'accès, alors que les linguistes sont chaque jour plus nombreux à orienter leur recherche dans cette direction. Le présent ouvrage vise à combler cette lacune, et à présenter les différentes perspectives théoriques sur le fonctionnement des interactions, les outils méthodologiques dont on dispose à ce jour pour les décrire, et les problèmes que l'on rencontre en chemin. Il s'adresse surtout aux linguistes, mais ouvre sur des considérations d'ordre psychologique, sociologique, voire anthropologique, dans la mesure où il met l'accent sur les variations culturelles des systèmes conversationnels - l'un des intérêts majeurs de cette linguistique interactionniste étant de faire dialoguer des disciplines encore trop indifférentes les unes aux autres, et des cultures encore trop prisonnières de l'illusion universaliste.
Pourquoi ne parle-t-on pas toujours directement, ce serait tellement plus simple ? Et corrélativement : pourquoi cherche-t-on à décrypter dans les énoncés d'autrui, au prix d'un surplus de " travail interprétatif ", ce qui s'y dit entre les lignes, ces sous-entendus et ces arrière-pensées qui en constituent en quelque sorte la partie immergée ? L'ouvrage tente de répondre à ces questions, en même temps que d'apporter quelque lumière dans le maquis terminologique fait de " présupposés ", de " sous-entendus ", d' " implications ", d' " insinuations ", d' " allusions ", de " valeurs illocutoires dérivées " et autres " tropes " - notions dont il propose une synthèse théorique nécessairement provisoire. L'implicite, sa vie, son ?uvre : sa genèse et ses effets pragmatiques ; comment les sujets parlants opèrent pour extraire de l'énoncé les contenus implicites, et comment ceux-ci opèrent sur les sujets parlants. A ce titre, cet ouvrage s'adresse non seulement aux spécialistes de linguistique, mais aussi à tous ceux qu'intéresse le fait que les discours agissent (discours littéraire ou " ordinaire ", politique ou publicitaire), et qu'ils agissent en grande part, subrepticement mais efficacement, grâce à ces " passagers clandestins " que sont, dans les messages, les contenus implicites.
Quand dire, c'est faire. La parole est une forme d'action : telle est l'hypothèse centrale de la pragmatique linguistique. Sont ici présentés les aspects classiques de cette théorie ainsi que ses enrichissements interactionnistes : dire, c'est faire, mais c'est aussi faire faire ; parler, c'est échanger, et c'est changer en échangeant. Cet ouvrage envisage le fonctionnement de la langue dans la communication et applique la notion d'acte de langage à divers types de discours : dialogue littéraire, conversations naturelles, échanges médiatiques.
Vygotsky est un génie ! " Cette affirmation d'Alexandre Romanovitch Luria prend tout son sens aujourd'hui qu'est enfin redécouverte dans toute son ampleur l'oeuvre de l'auteur de Pensée et langage. En dix ans de carrière scientifique (1924-1934), ce psychologue qui était aussi éducateur, critique d'art et épistémologue, a formulé un ensemble de propositions théoriques et méthodologiques qui restent d'une brûlante actualité. Dans son analyse de la crise de la psychologie, dans son affirmation de l'origine sociale des fonctions psychiques supérieures, dans l'accent porté sur le rôle des significations verbales se développe une pensée d'une profondeur et d'une exigence rares. Une pensée décapante aussi, dont la psychologie devra s'inspirer pour atteindre enfin son objet et son autonomie.
Les textes des comptes des châtelains et des cellériers des seigneurs de Thoire et Villars, qui constituaient un chartrier aujourd'hui dispersé, sont importants pour l'histoire du département de l'Ain. La présente édition a été établie à partir des micro-films des documents des Archives d'Etat de Turin déposés aux Archives départementales de l'Ain. Il s'agit d'un registre de comptes portant sur les années 1336-1352/1353 et concernant tous les revenus de la seigneurie pendant cette période. Ces documents sont, pour l'essentiel, écrits en francoprovençal, la langue vernaculaire. Les possessions héréditaires des Thoire-Villars, qui recouvraient globalement le Haut-Bugey, dit Terre de Montagne, et une partie de la Dombes et qui leur venaient des Villars, sont divisées en châtellenies. L'édition des comptes des fiefs de Cerdon et du Barrioz contribue à une meilleure compréhension de l'économie de l'époque, des pratiques comptables et budgétaires, et rapporte un ensemble de termes désignant les savoir-faire liés aux différentes activités de la vie médiévale. Les comptes étant datés et localisés, les données qu'ils contiennent le sont également de façon précise ; la langue qui en rend compte est riche en matériaux mal connus ou inconnus des lexicographes. Ces textes apportent également des éléments intéressants la connaissance des microtoponymes, des anthroponymes et, en particulier, des noms de familles issus des activités alors pratiquées. La situation géographique de ces textes et leur date d'écriture en font un témoignage précieux et inédit au coeur d'une époque troublée. Centre de recherche des langues et cultures d'Auvergne-Rhône-Alpes, l'Institut Pierre-Gardette (IPG) - anciennement Institut de linguistique romane - est spécialisé dans l'étude des parlers francoprovençaux et occitans et sur la variation géographique du français. L'IPG s'appuie sur l'unité de recherche "Confluence : sciences et humanités" (EA 1598) de l'Université catholique de Lyon.